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Francis Traunig



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Juillet 2012

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31.07.2012 - Genève - 14 heures 50

"We love so much Switzerland !"

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30.07.2012 - Choulex - 20 heures 56

-Tu manges tout ce que tu veux, mais faut faire du sport, faut bouger.

-J'aime pas faire du sport, c'est fatigant.

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29.07.2012 - Berzème - 16 heures 44

Homme en croix alcoolisé dans les coulisses du 25ème championnat du monde de lancer de béret de Bèrzeme.

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28.07.2012 - La Bastide - 14 heures 22

Entre plaisir vrai et vrai plaisir on a vite fait de choisir.

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27.07.2012 - Porte de la Drôme - 20 heures 43

Le merveilleux goût rance du plaisir vrai...

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26.07.2012 - Genève - 17 heures 22

Une maghrébine, d'une beauté irradiante et n'en doutant pas, lâche son caddy devant un grand magasin après avoir chargé ses victuailles dans le taxi qui l'attend. Tout ça en téléphonant. (Le chauffeur s'accroche au volant parce qu'il est sur un passage clouté). Je dis maghrébine parce qu'elle parlait l'arabe à son téléphone et un français parfait à son chauffeur.

Le caddy, largué par elle avec désinvolture, fout le camp attiré par la pente alors qu'une mammy à chien clopine en sens inverse.

Superman alors s'élance en beuglant : « Eh ! Oh ! Le chariot... Ooooh ! » s'interpose in-extremis entre le caddy fou et le toutou à sa mammy et anone :

« Quand même, eh Madame ! Oh ! Hein ! »

Elle se retourne, exquise de détachement. De la main gauche (elle téléphone de la droite), elle saisit le chariot au super héros, le pilote jusque devant le mur de portes vitrées du grand magasin et s'enfourne dans le taxi qui trépigne.

« Mais de Dieu, c'est pas vrai... » marmonne Superman. Mais au même moment déboule un second taxi klaxonnant à plein poumon :

« C'est ma course, c'est ma course... » aboie l'un.

« Va te... » réplique l'autre.

Je plie alors ma panoplie de super héros et continue mon chemin, l'idéal en berne...

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25.07.2012 - Genève - 10 heures 40

Un artiste et un alpiniste en route...

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24.07.2012 - Cologny - 20 heures 10

Triple flamme, double mise en abîme, merguez, agneau et tiramisu.

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23.07.2012 - Genève - 16 heures 20

...pendant que je cherche mes mots, un hélicoptère de l'armée découpe l'air en tranches au-dessus de la campagne. En rondes obsédantes. Un prisonnier a dû s'échapper de la prison toute proche. Je pense à lui, à son souffle d'animal traqué, pendant qu'un âne braie, qu'un merle s'époumone, qu'une moto ronronne, qu'un enfant crie...

Le c?ur de l'évadé doit battre comme celui de cet écureuil qui plongeait d'une cime à l'autre pour échapper à l'appétit vorace d'une martre.

Allez, tant pis pour l'évadé et l'écureuil, je me suis assez trituré les neurones, je me replonge dans Putains meurtrières de Bolaño...

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22.07.2012 - Prévondavaux - 14 heures 00

J'avais envie d'écrire : Mimi a le panache d'un ananas. Ca la flatterait, j'en suis sûr. D'autres me prendraient pour un con de comparer une femme avec un fruit. D'autres, c'est sûr, pourraient penser que de légender continuellement des images c'est reconnaître leurs faiblesses. Tout ça c'est sans doute un peu vrai. Mais, ce jour-là, à ce moment-là, et le fruit et Mimi, portaient beau...

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21.07.2012 - Genève - 10 heures 49

Chaos !

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20.07.2012 - Genève -16 heures 00

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19.07.2012 - Léman - 21 heures 43

Carpe Diem (et son âme) au milieu du Léman.

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18.07.2012 - Genève - 16 heures 10

Pour ceux qui ont un peu d'imagination, je vous laisse deviner ce qui est arrivé, mais ce qui est arrivé sera toujours en deçà de ce qu'on pourrait imaginer....

Le réel c'est quand même toujours vachement mieux que la fiction même si la fiction papillonne autour du réel et le butine.

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17.07.2012 - On the road : 11 heures 35

Délicat ravitaillement.

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16.07.2012 - Genève - 11 heures 53

« Je vais à Lourdes... maintenant... pour chercher de l'eau bénite... en ramènerai des litres... »

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15.07.2012 - Choulex - 10 heures 26

Modeste chronique d'évènements sans grande importance au lendemain des noces de J & N :

Elle a une petite soixantaine, s'accroche à son volant, le feu est rouge. Klaxon d'un impatient. La femme se signe et démarre.

"On dirait avril ce juillet!"

Elle a la soixantaine bien entamée, coiffée d'écouteurs, danse sans retenue en attendant que le feu lui permette de s'engager sur la chaussée. J'oublie de dire qu'elle est joliment rondouillarde et se moule dans un cardigan noir frappé d'un grand numéro 1 blanc.

« J'ai enfermé le bourdon dans la fleur en serrant les pétales mais il a réussi à me piquer. »

Il dit : « Mais je l'aime, pourquoi toute cette souffrance... » alors que que je mélange de la glace à la mangue avec un sorbet au chocolat.

Une souris décapitée sur le carrelage.

Ce souvenir vieux de trois jours qui réapparaît : Il est noir, élégamment sanglé dans un complet noir, tourne sur lui même, derviche tourneur au milieu d'une foule indifférente et tient dans la main une image bleue du Christ.

Elle tombe entre le lit et le fourneau, comme si ses 87 ans, subitement, lui pesaient trop. Sans un cri. « Vous n'allez quand même pas me dire que parce que je tombe, je dois aller en maison... Je m'en sors très bien seule... » lance-t-elle avant que quiconque n'ouvre la bouche.

« no puedo comprender poque me dejaste... el fracaso de mi amor esta partiendo mi alma... » remué par le romantisme mexicain de Paquita La del Barrio, je suis sa contrebasse, si sa voix est son archet.

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14.07.2012 - Genève - 12 heures 33

Deux chiens batifolent dans l'eau, jappent, boivent la tasse tournent autour d'un canard affolé.

Qui serait doté d'une acuité sensorielle de canidé (qui se situe entre 20 et 35 kilohertz), les entendrait sans doute rire, car les chiens rient alors que beaucoup croient qu'ils aboient.

Ils sortent de l'eau, joyeux clebs, s'ébrouent, tirent la langue, battent l'air de leur queue.

Il se pourrait bien que l'un d'eux ce soit moi.

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13.07.2012 - Genève - 07 heures 39

Dans la rue mauve les mots cherchent leur sens. « Oui...et toi ? ». L'envisageable s'échine à retrousser la jupe d'une femme à vélo. A moins que ce soit un souffle égaré. Elle sourit, non pas de partager avec la rue la couleur de sa culotte, mais de savoir que quelqu'un puisse voir sa main retenir le tissu volage. Juste un tout petit peu avant, glissait (il ne marche pas comme nous marchons) un homme à tête d'usurier reconverti qui longtemps tripotait un chapelet en marmonnant. En marmonnant quoi ? Seul Dieu sait. Mais il ne tripote plus. Il tient par les anses d'un sac en plastique Marylin Monroe portraiturée au sommet de sa vertigineuse beauté. Si cependant la beauté a un sommet, mais j'en doute. « Ça va ton fils ? il maçonne... à l'Uni, sur cinq cents une centaine ont été retenu... non, il va bien...petit boulot...onze francs de l'heure, dans une banque, tu te rends compte...c'est... ». Puis claque la musique de talons qui nous préviennent : « On arrive.... » et ils arrivent, et on regarde, et les jambes sont fuselées, les muscles saillants, le c?ur pompe, fait son boulot, transporte, distribue, irrigue... le monde autour de nous, et celui qui est à l'intérieur de nous, nous condamnent à l'intranquillité, filles et fils nés des célestes mouvements de l'amour...

Je parle de sexe bien sûr, sans quoi, rien de tout ça.

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12.07.2012 - Genève - 17 heures 55

La valve. La pincer entre l'index droit et le pouce. Tourner dans le sens des aiguilles de la montre. Appuyer fermement. Toujours avec l'index. Même si ça peut faire un peut mal. L'air alors s'échappe en gazouillis, et si on tend bien l'oreille, on peut entendre chuinter de vieux restes de phrases : « ...je suis... je, moi, prétendre quel con, s'il savait... que les vernissages m'emmerdent ... que... pouvoir, je peux, il... non ...carottes, un cul de Rolls-Royce, mais, moi... je peux si je veux... moi... », alors, une fois purgé de toutes ces flatulences qui nous encombrent le cerveau, revisser la valve, faire sa peau à un yaourt aux fraises et se replonger dans la lecture de Roberto Bolaño.

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11.07.2012 - Genève - 20 heures 35

A une fête de soutien à la Palestine, la fille d'un vieux pote musicien :

-...?

-Ouais c'est un Free Shop.

-C'est quoi, un Free Shop ?

-Un magasin où tout est gratos.

-Génial. Et c'est rentable ?

-Tu peux aussi amener des trucs, me les donner, c'est comme ça que je fais mon stock.

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10.07.2012 - Lausanne -15 heures 32

Avoir l'esprit d'entreprise de connecter cette moitié du monde qui meurt de faim avec l'autre moitié qui manque d'appétit et se servir au passage.

Que d'inépuisables gisements si on sait forer juste, avec confraternité et décence, les c?urs indifférents pour en faire jaillir l'émotion.

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09.07.2012 - Genf -10 heures 13

TOURIST ANGELS, pour les bons plans, pour aiguiller, informer, orienter les toutous paumés. Ces anges oranges sourient, sont aimables, et le monde semble alors beau et lisse comme l'intérieur des cuisses d'une jeune fille nubile.

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08.07.2012 - Léman -11 heures 47

Montée des eaux.

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07.07.2012 - Genève - 21 heures 03

Le ciel fait le poirier.

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06.07.2012 - Genève - 12 heures 27

-Sont sans gêne ces piafs, arrogants comme pas deux, rentrent dans les boulangeries, vont se servir dans nos assiettes... geste de la main pour les balayer .

- Ouais, c'est vrai, Je lève mon couteau, essaye d'en écharper un. La femme à la table d'à côté me prend au sérieux, fait la moue, mais ils intègrent vite le changement de milieu. L'espèce du règne animal qui s'est le mieux adaptée, regarde, c'est nous. On est descendu de l'arbre y a pas longtemps, et voilà qu'on bouffe des oiseaux à la sauce Tandoori...

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05.07.2012 - Les Grottes - 21 heures 18

....une impulsion subite, qui sait seulement de quelles profondeurs elle a jailli, commande à Niels de s'exposer à la pluie. Se bousculent et s'emmêlent alors au fond de mon crâne, Manaus, la capitale de l'Amazonie et Holbein, le grand peintre de la Renaissance. Manaus parce que ce déferlement diluvien sous lequel s'expose Niels me renvoie dans le souvenir d'une scène identique, inoubliée. Et Holbein à cause de son art subtil du Memento Mori qu'il place dans ses toiles.

Le crâne est là, sur le coton mouillé. Souviens-toi que tu mourras ! nous murmure-t-il en souriant. Et le vase de fleurs, qui symbolise dans la peinture l'instant bourgeonnant, c'est la pluie.

Car bien vite on est sec.

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04.07.2012 - Jussy - 20 heures 17

Il est trois heures du matin. Avec sa lampe de poche, il scrute le magasin désert, circule entre les étages. A un peu plus de vingt ans, c'est comme Securitas, en travaillant la nuit, qu'il gagne son argent pour compléter ses études. Pas de portable ni GPS à l'époque. Il doit enfiler une petite clef suspendue derrière un radiateur dans un appareil qu'il porte sur lui pour valider son passage. Il dort parfois une demi-heure, avant de monter à l'étage suivant. Une nuit, pareille aux précédentes, il s'engage sur l'escalator immobilisé, arrive au quatrième quand tout à coup un rugissement déchire le silence. Il se trouve nez à nez avec un lion.

Il ne rêve pas. Le faisceau de sa torche fait briller les yeux du fauve. Il dévale alors l'escalator, terrifié d'être poursuivi par l'animal, se réfugie dans un bureau et téléphone à la centrale. Un lion, un lion se promène au quatrième étage du magasin...

Nous sommes aux Epis d'Or, au centre de Genève.

La voix au téléphone lui demande de retrouver son calme : n'avait-il pas lu la note déposée dans son casier qui annonçait la présence d'un lion en cage dans le grand magasin ?

Il n'avait pas lu la note par insouciance, ni vu la cage par terreur... il n'avait vu que le lion et en parle encore 45 ans plus tard.

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03.07.2012 - Genève - 19 heures 16

Quoi dans la tête de chacun ?

Même dans la mienne, des fois, je ne sais pas.

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02.07.2012 - Genève -10 heures 41

« Quand j'étais petit je voulais rester petit. Maintenant j'ai peur quand les choses changent. Moi, des phobies, non, c'est les autres qui en ont, c'est ça en fait qui me dérange, les phobies des autres. La disparition des valeurs aussi, autour de moi il y a des gens qui crachent par terre, volent dans les magasins, de toutes jeunes filles se prostituent à l'école. Plus personne ne respecte rien. Les villes sont polluées, les glaciers fondent. Il faudrait remettre de l'ordre, que chacun soit à sa place, s'y tienne et, sinon, remis à l'ordre, avec force s'il le faut. Oui, pour le bien de tous, pourquoi ne pas enfermer ceux qui sont contre l'ordre, le bien être général.... »

Pensa-t-il avant de balancer le disque sur le trottoir. Les trente neuf francs qu'il avait dépensé ne valaient vraiment pas ce que le vendeur lui avait tenu comme discours au sujet de ce CD. Il s'était fait avoir une fois de plus...

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01.07.2012 - Genève - 12 heures 41

Une Stroumphette vogue sur la voie du bus et nous fait rire, mais sitôt le rire évanoui, je repense à M. croisé une heure auparavant qui me racontait devoir vivre en empruntant de l'argent à qui lui fait encore confiance, parfois n'ayant pas plus de trois cents francs pour passer le mois.

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