216.73.216.172--0.0.0.216GE
Lumière du chaos blanc
Vacarme filtré dans le sang
Les veines système
Organique
OBEIR derrière la lumière
Réalité d'hypnose satellite
Les yeux matrice dénoncent la carcasse
Chaos vivant
Au-dessus du sommeil collectif
Signal perdu dans la ville compressée
Consumé dans les rétines brûlées
Les costumes humains
Viande programmée
Pendant que les antennes respirent
Dans le béton des tours
Les écrans mâchent les cerveaux
Arracher le masque aux électrochocs
Publicité narcotique
Nerveux sous les paupières
Les décibels ondulent
Quelqu'un danse contre le silence
Le corps décroche
Au rythme des machines
Refuse la cadence
Un éclat résiste
Au fragment du vacarme
Le chaos respire encore
La transe est propre
Réalité découpée sous la chair
Visages clignotent décryptés
Bienvenu dans la porcherie
Le vacarme de l'eau
Le silence calcaire
Enfantent les monstres
Indomptables
Ils entament la mue
Recomposent le réseau
Moisissure chaude
Fractionne
Fragmente
Efface
Les frontières de l'ordre paix
Triompher des rêves sacrés
Ravagé d'un dérapage
Peau à peau
Nerf à nerf
Digne de la conquête narcotique
Le poison du pavé
Corrode les identités
Bascule dans une refonte de surface
Sous l'asphalte vivant
Quelque chose remue encore
L'émotion du monde
Insomnie sédative
En orbite dans le vide nuit
Perdu dans le nulle part
Ils sont déposés dans une chair inconnue
Par accident ou au mieux incident
Les êtres s'agitent
Colonie nerveuse // Lumière d'artifice
Le monde clignote - consomme
Temps modernes et poumons vivant
Décharge saturée et frénésie
Un souffle lent traverse la vitre
La bête ramollie sous flux continu
Abandonnant leurs illusions recyclables
Instinct animal refoulé
La chaleur diffuse sous la peau
Arrêt sur image
Pause
Silence tiède
Sous couches de bitume
Sous BIOS humanoïde
Sous-programme de réjouissance
Sous la poussière calme
Reboote l'interne
Reformate les rêves
Efface les traces organiques dans la lumière pâle
Et pourtant
Quelque part dans la machine molle
Un battement sauvage persiste
seUL au miLieu du déSerT
C'est un voyage au souffle court
Dans le monde fendu
où les cendres ne refroidissent pas
Un pèlerinage sans escale
Récit de l'itinérance d'un vagabond
Chercheur à la sueur d'un battement
Sanctuaire à ciel ouvert
Offrande aux illuminés mystiques
Ces découvreurs d'itinéraires dissimulés
Interceptant les signaux cosmiques
Le sable froid sous les ongles
La peau brûlée du silence
Seul au milieu du désert
Assoiffé
Desséché par l'ignorance
Les veines remplies de lumière
L'oracle des entrailles du monde
Le cœur battant la poussière
Hurle son innocence
Le voyageur fantôme
n'est pas un fragment d'univers
Il est l'univers
Ses os vibrent sous les étoiles
Ma poussière devient désert
Guérisseur des steppes avortées
Le festin nu peut commencer
Enfermé dehors
Immergé dans le brouillard de ville
Silence toxique
Plongée profonde
Sous la surface du monde
De blanc vêtu comme un missionnaire abîmé
Englouti dans sa folie
Blanche neige exilée dans l'enfer de la rue
Il transpire
Il brûle
Il respire
Au ras du sol
Tu contemples le monde
Invisible tu fuis l'ennui les poches vides
Des heures d'errance
Pour un locataire du vide
Sourd du vacarme de la foule
Blessé du bruit humain
A l'affût du démarrage
Le corps désertique
Usé
Marginal
Patient de la rumeur du monde
Les poches pleines de poussière
Épargné de la morsure du monde
Son corps est une antenne
Traversé du cosmos
Survivant qui dérive
Le banquet des paranos
Dans les murs
Atomiser par les corps blancs
Une sorte de rage / colère / errance
Déviance d'un ordinaire
Avalé par le fracas des chariots de fer
Descente sur le quai
J'ai senti le vent du métal
A la marge crasse
Pardonné de la bonne étoile
Le choc
Sonné des mots
La bouche sèche / gorge creuse
La malice du groupe
Au centre de contrôle tristesse niveau 2
Mon cœur antarctique
La braise éternelle consume le dedans
Mon corps brûle
J'attends la soif / le bruit / le vent
J'attends le souffle
Le fantôme affaibli ne se raconte plus
La boîte noire contient le récit des crashs
Le tunnel en sueur
Sous les pieds nus / écran noir
Mes tempes hurlent
Les jours noirs essorent la douleur
Sous les néons blafards
Le sol s'est vidé
Le banquet des paranos
Trahi la légende
Quand tout finit derrière la porte
Inauguration expo Nicolas BOUVIER au MAC. Montélimar
