216.73.216.141--0.0.0.216GE
Faire face à la vacuité de l'agitation
Frénétique
Ne comble que le vide
Contemplatif
Le non geste de la pénombre
Révèle les passages en friche où le langage sommeille
L'abandon des mots qui comptent
Anéantis par le poison de la pudeur féroce
Les nuits de glaces figent les tentatives d'esquives
Les empêchés
Les retenus
Les abimés
Bousculent les seuils qui délivrent
Ils prolongent la mission des espoirs cannibales
Soyons subversifs
Si la sentinelle pulvérise l'épaisseur de son air
La cité blanche désactive la vermine
Au bénéfice de sa rudesse
Les éclosions du périple des lucidités
Orchestrent le péril de la jeunesse
Au détour des embuscades
La riposte ignore la raison
Indignons-nous
De la cruelle indifférence
Chasser le bruit
Se retrouver libre
Dans un désir plus osé
Un vibrant signifiant
Pour s'échappé d'une fatalité imposée
Soleil du silence levant
Le vent qui s'échappe
Devenu fade
Vidés de leur sève
Les corps nonchalants
Au stigmate des outrages vivants
Déploient les rivages de la récolte
Vivre sans limite
Dans l'excès des cris sublimes
Refusant les destins contraints
Coupable de sa sédation
On reprend la route de ses années solaires
Irrésistible à la poussée des mots
Contenus dans les seuils
Ils s'extirpent
Dans la confrontation
Entre caresse et chaos
Ils indiffèrent le plus souvent
Défaillants sans emprise
Format d'un authentique
Empreint de la zone d'ombre
Explicite et fertile
On rafistole le grabuge
Ouvert d'un isolement entendu
On prétend s'assujettir à l'unisson
Les voix solides insistent au devenir
Allaitant de surprise
L'ignorance en partage
On médite sur les innocentes découvertes
Le retour des fossoyeurs de l'ennui
Trahissent la perte
On convoque l'invisible quand transcende le lâché prise
Dans les niches vagabondes
Les sauvages rieurs chavirent
Sous les accusations d'une ivresse de survie
L'embarcation divague
.
devrais toujours parler
dans une langue inconnue
musique des mots
danse
rit
colère
hurle
s'il y a phrase
si semblant de sens
alors mensonge
parle papou
ou parle chien
surtout pas humain
silence
tranche le texte
efface des mots
ta chambre sans mur
ouvre sur le vide
au moins le vide sincère
le texte complet
est mensonge
alors tranche
sabre
plante le bec
dans le papier
la feuille déchire-la
le cahier
désosse-le
peut-être
entendras
musique
d'un morceau vrai
vrai ?
oui vrai
