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Francis Traunig



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Octobre 2007

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31.10.2007 - Choulex - 22 heures 48

Au-delà de ce qui pourrait paraître trivial (cette photo a été interdite aux USA), me bouleverse cette poignante métaphore o l'homme cherche à rapprocher son cerveau de son berceau et ainsi réconcilier la chair et l'esprit.

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30.10.2007 - Genève - 16 heures 49

C'est déguster l'alphabet tout entier qu'il faut. Avec de la crême fraîche et des points d'exclamations.

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29.10.2007 - Genève - 20 heures 10

Cupidon peut frapper sans distinction

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28.10.2007 - La Ciotat - 09 heures 29

Et dire que certains ne croient pas à l'existence des dragons? sûr que ce sont les mêmes qui ne croient pas à l'amour.

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27.10.2007 - Palombaggia - Corse - 12 heures 40

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26.10.2007 - Santa Teresa - Sardaigne - 10 heures 22

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25.10.2007 - Genève - 19 heures 13

Grandiose vernissage des amis Lutz et Righetti au BAC. Réflexions photographiques sur le pouvoir, ses représentations, sa mise en scène.

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24.10.2007 - Genève - 13 heures 49

Rencontre.

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23.10.2007 - Genève - 18 heures 07

Les manchettes de presse, miroirs de nos préoccupations, sinon celles des vendeurs de salades dont les seules valeurs sont marchandes.

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22.10.2007 - Genève - 16 heures 25

C'est quand les attentes sont asymétriques que naît la poésie. (Entre autres?)

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21.10.2007 - Genève - 10 heures 41

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20.10.2007 - Genève - 15 heures 54

Il était une fois?

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19.10.2007 - Genève - 20 heures 17

Colorer sa vie pour la faire rire!

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18.10.2007 - Genève - 13 heures 20

Vu trois moines bouddhistes sortir de la boutique de luxe Bally pour entrer chez Ochsner sport. Le cul entre deux temples, mes repères se brouillent?

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17.10.2007 - Genève - 11 heures 10

Le diable et les anges, quand on les entend se battre dans les nuages qui tonnent et que la bagarre est serrée, font parfois pleuvoir des plumes.

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16.10.2007 - Genève - 07 heures 46

Atterrante Une de la Tribune de Genève. Cécilia Sarkozy : « Je ne suis pas venue à Genève en juillet ».

Et les journaux payants se déclarer menacés par la presse gratuite. On sait enfin qu'au niveau du contenu rien ne les distingue - sinon qu'ils nous piquent deux balles en plus pour assister à leur agonie.

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15.10.2007 - Genève - 09 heures 11

Grève des ouvriers du bâtiments.

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14.10.2007 - Nyon - 19 heures 04

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13.10.2007 - Genève - 09 heures 59

"Elle est pas belle la vie!" hurle Charly, le facteur du quartier, débordé depuis la naissance par un tyrannique enthousiasme.

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12.10.2007 - Choulex - 22 heures 32

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11.10.2007 - Choulex - 19 heures 35

Comment se fait-il que le président d'une nation qui se proclame le fer de lance du monde libre, élu par le peuple, qui s'érige en défenseur des valeurs démocratiques, et utilise la bible comme porte-avion de sa foi, puisse enculer aussi impunément l'opinion publique et déclarer : « Non l'Amérique ne torture pas les gens » .

Et l'enculer si longtemps ?

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10.10.2007 - Genève - 13 heures 16

Cyril, vieux pote bédéiste, king de la transgression, pour ne pas être freiné dans ses multiples élans, s'est profilé le poil pour avoir un meilleur CX (pénétration dans l'air).

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09.10.2007 - Genève - 19 heures 36

Carnage! Dans le jeu de rôle du monde animal, mieux être homme que poulet.

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08.10.2007 - Choulex - 20 heures 42

Dans un monde de chat, mieux vaut être chien que souris.

Silvio Berlusconi

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07.10.2007 - Marchissy - 18 heures 28

Trois heures passé dans une station service à purger le réservoir de la voiture pour avoir confondu la sans plomb avec le diesel?

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06.10.2007 - Genève - 19 heures 04

Veritas vendue 575 000 francs aux enchères. La vertu n'a pas de prix.

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05.10.2007 - Genève - 17 heures 47

La nuit tombe, j'embrasse mes enfants.

La nuit tombe, il embrasse les siens, sa fille pleure.

J'ouvre le journal et le parcours distraitement. Puis me dirige vers le frigo, prends un yogourt. Par la fenêtre ouverte, je regarde rosir le Mont-Blanc, écoute le vent se faufiler dans le feuillage.

L'homme ferme la porte de la chambre à coucher. Il va au salon, allume la radio et tend l'oreille vers le poste qui crépite. Des chiens, dehors, aboient. Un bruit de tonnerre se rapproche de la maison. Sa femme se précipite vers lui en criant ; elle tient leur fille qui sanglote dans les bras. L'aîné des enfants, un garçon, veut sortir, mais son père le retient. Ils crient. Ils crient parce qu'ils ne s'entendent plus, submergés par un vacarme effrayant. Ils crient parce qu'ils ont peur.

La nuit tombe, dissout le jour. Je glisse La flûte enchantée dans le lecteur CD. Je pense à mon fils, renvoyé de l'école pour avoir allumé un fumigène en classe. Papageno m'emporte loin de ces brumeuses réflexions. Je sifflote l'air de Mozart, plante ma cuillère dans le yogourt. Je pose ensuite le journal, prends un livre, le feuillette sans conviction. Le glockenspiel tintinnabule et repousse définitivement mon envie de lecture ; je m'abandonne tout entier à la douceur de ce paisible vendredi soir.

La nuit est tombée. La terre tremble comme si elle allait accoucher d'une vague immense. Un cri strident passe au-dessus du toit, déchire l'air, recouvre les hurlements et les pleurs. Un orage de feu, une pluie d'acier s'abat sur la ville. La mère, le père, les deux enfants sont pétrifiés. Ils se serrent les uns contre les autres. Au loin on entend le choc sourd d'explosions?

Mes enfants dorment. Mozart s'est tu.

Un soldat défonce la porte, braque son arme sur la famille regroupée au milieu du salon. Il est suivi de trois autres. Une voix ordonne de sortir. Les lumières d'un hélicoptère balayent la maison. De la poussière est soulevée, l'air est irrespirable. Des cris partout se mêlent aux rugissements des moteurs. Le père ne veut pas bouger, il ne veut pas sortir de chez lui. Sa femme le tire par la manche. Elle lui dit quelque chose. Ses mots, inaudibles, sont immédiatement engloutis par le chaos sonore. L'aîné, en larmes, se recroqueville aux pieds de son père, lui enlace les jambes. Un des soldats l'agrippe par le pantalon pour le traîner dehors. Le père tombe. La mère hurle. Les soldats crient, menacent et sortent précipitamment. Le rugissement assourdissant d'un moteur ébranle la maison : un bulldozer entame avec sa lame un des murs du salon qui s'écroule.

?

Un cliquetis de clefs dans la serrure m'arrache à ma torpeur, ma femme revient de la chorale. Elle fredonne, m'embrasse dans le cou et me demande : «J'espère que tu n'as pas couché les enfants trop tard ?».

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04.10.2007 - Genève - 14 heures 53

Image volée à l'insu de cette dame - sans autorisation de sa hiérarchie?

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03.10.2007 - Genève - 11 heures 58

(Je remplace ici un texte écrit sous le coup de la colère par un Mea Culpa. Ce petit texte sans importance, réactionnaire aux yeux de certains, a été pondu, sans discernement, suite à une succession de rencontres, de frustrations qui m'ont fait trébucher émotionnellement. Je ne conserve donc ici que sa chute, chute qui n'a évidemment aucun rapport avec des personnes existantes ou ayant existé. A moins évidemment que quelqu'un, comme moi, s'y reconnaisse.)

?

La merde est un don du ciel - comme le reste. William Blake

Et c'est finalement ce que je produirai avec la plus grande constance durant toute ma vie : quelques tonnes de merde !

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02.10.2007 - Cimetière de Saint-Georges - 13 heures 49

Il était très diminué. Je lui massais les pieds, l'embrassais, le choyais. Nous récitions un Notre Père et à chaque fois il me remerciait, mon chéri. Très reconnaissant toujours il était. Il est mort dans son lit.

Cette confession de foi, ce sacerdoce conjugal arrache une larme à C. Georges est mort à 92 ans et avec lui un certain modèle de couple.

A travers les vitres du funérarium, les arbres se trémoussent dans la nostalgie de l'été. Un écureuil saute de branches en branches. Le soleil est bleu !

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01.10.2007 - Genève - 09 heures 47

Les révoltés n'ont plus la culture de la dérision. Un nez noir c'est stupide. C'est du rouge qu'il faut mettre sur le nez des politiciens.

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