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Jean-Louis Claude



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Janvier 2018

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31.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE - 36 - Louons le Seigneur !

MALANA, L'OMBRE D'UN PASSÉ DISPARU

Après avoir quitté l'axe principal qui mène à la vallée de Parvati, nous avons suivi une route de 17 km très tortueuse, sinueuse et caillouteuse qui longeait la rivière Malana dans des décors et des ravins à vous couper le souffle. La beauté des paysages vous faisait même oublier les dangers de cette route de montagne construite uniquement pour la construction d'un barrage. Nous arrivons enfin dans un petit hameau en face de Malana et je conviens avec mon chauffeur l'heure de mon retour, car pour rejoindre ce village haut perché, il faut emprunter un sentier qui descend jusqu'à la rivière, traverser un pont, puis remonter gentiment pour une escapade de trois quart d'heure environ. La montée est rude. En moi-même, je me pose des questions sur la façon de réagir avec les habitants du lieu ?
Durant des siècles, les malanais ont vécu de la fabrication artisanale de produit en chanvre ; avant que la culture et le commerce de haschisch y soient importés par des étrangers. C'est notamment les Israéliens qui en sont en partie à l'origine. Après avoir effectué leur service militaire obligatoire sur leur Terre Promise, ils viennent se défoncer en Inde après avoir défoncé du Palestinien, c'est vous dire l'ambiance « peace and love » !
Petit à petit, le village a commencé à perdre son âme, pour les raisons suivantes : L'ouverture au monde et aux nouvelles technologies n'a cessé de se développer pour faire planer dans les esprit la menace d'une dilution des traditions locales ; et chose que j'ignorais, un terrible incendie en 2006 a détruit une partie des principaux temples multi-centenaires (ce pourquoi j'allais voir Malana) et fait une soixantaine de morts. Aujourd'hui encore il se dit dans la vallée que ce sont les narco-policiers indiens qui ont volontairement mis le feu pour réprimer la production de drogue.
Mais après avoir résisté contre les invasions guerrières depuis des siècles, il y a une invasion auquel ils n'ont rien pu faire et malheureusement, sans le savoir, ont ouvert la boîte de Pandore ! C'est l'arrivée du tourisme de masse indien...

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30.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 35 – Parvati Valley

MAL À L'AISE À MALANA

La visite du village de Malana m'a laissé perplexe. Ayant décidé au dernier moment de me rendre dans ce lieu étrange en apprenant qu'une route carrossable avait été construite pour faciliter la construction d'un barrage le long de la rivière Malana, je m'y suis rendu sans m'être renseigné au préalable. C'était peut-être une bonne chose...
Il y a environ 25 ans, j'étais venu dans la vallée de Kullu et je m'étais intéressé au village de Malana, mais surtout pour son côté atypique. Ayant appris que le peuple malanais, qui parle son propre dialecte et ne reconnait pas l'autorité du gouvernement indien, descendrait de l'empereur Alexandre Le Grand, qui fut arrêté dans sa conquête à une centaine de kilomètre de la vallée de Kullu, près des rives de la rivière Béas, j'avais donc envie de découvrir ce peuple d'ancien guerrier. Appartenant à la caste des kshatryas, celle des guerriers, la plus noble après celle des brahmanes, ils se percevaient comme un peuple sacré et refusaient tout contact avec un étranger ou membre d'une caste inférieur.
Mais voilà, à l'époque de mon passage dans ces vallées, la région avait mauvaise réputation ; une vingtaine d'étrangers avait disparu dans les vallées de Kullu et de Parvati. Certaines de ces disparitions étaient imputées à des accidents de randonnées en solo, d'autres, plus angoissantes, à des règlements de compte entre dealers de drogue et étrangers. Voyageant pour découvrir les merveilles de l'Inde et ME DECOUVRIR, je n'allais pas tenter le diable et renonçai à ma curiosité de voir Malana.

Pour moi, la visite de ce village était un rêve, mais aujourd'hui, moi qui m'attendait à découvrir un peuple fière et austère, dès mon entrée dans Malana, j'ai vite déchanté.....

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29.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 34 – MALANA – Village indépendant qui a son propre gouvernement. Surtout ne touchez ni les villageois, ni leurs biens, sinon vous encourez une amende de 3500 roupies

MALANA, SYSTÈME DE CASTE BIEN SPECIAL

La vallée de Parvati abrite un bien étrange village. Malana est un petit bourg situé non loin d'un glacier et considéré comme l'un des premiers modèles de démocratie au monde. Les coutumes y sont particulières, la polygamie y est légale. Il est strictement interdit de toucher les habitants ou leurs biens, sous peine d'amende.
À Malana, les « touristes » se bousculent pour apprécier l'un des meilleurs haschisch du monde. Les villageois confectionnent le « Malana Cream », une variété de cannabis frottée à la main qui fait le bonheur des amateurs de chanvre aux quatre coins du monde. Pour ces montagnards, c'est un juteux business.
Mais voilà, en 2017, les villageois réunis en un parlement bicaméral ont en effet décidé de fermer l'accès au village. Invoquant un ordre divin, ils ont décidé de ne plus accueillir de touristes, car ceux-ci menaceraient les coutumes locales en véhiculant une culture étrangère.
Pour en arriver à cette décision le parlement a invoqué le dieu Jamlu par l'intermédiaire d'un oracle. Et d'après ce dernier, Jamlu ne porte vraiment pas le tourisme dans son cœur. La divinité ne veut qu'aucun villageois ne loue sa propriété comme maison d'hôte ou restaurant. Il interdit à chacun de faire cela et ceux qui violeront son ordre verront s'abattre sur eux une malédiction.

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28.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 33 – Naggar - Prêtre du temple de Krishna

NAGGAR ET LE MAHABHARATA

Naggar aurait été le siège des Rajahs de Kulu depuis plus de soixante règnes. L'actuelle château, que j'ai connu différent il y a vingt-cinq ans pour y avoir séjourné, a été bâtie sur les ruines d'un ancien fort. La tradition raconte que c'est ici que le Mahabharata aurait été écrit.
Il est dit aussi que les Pandavas eux-mêmes après la grande guerre du Mahabharata, considérèrent Naggar comme le meilleur site et s'y installèrent. Je n'ai pas eu la chance de rencontrer ces messieurs demi-dieux lors de mes grandes balades en forêt. Mais la légende dit qu'un des Pandavas, le grand Arjuna fit un passage souterrain de 60 km de Naggar jusqu'à Manikaran, de la vallée d'argent au « fire spring ». Il y a quelques années un saddhu m'avait montré l'entrée de ce passage que j'avais photographié ; aujourd'hui un glissement de terrain a bouché le passage. Très peu de gens connaissent cette légende, et maintenant que l'entrée de la grotte a disparu, je partage un secret avec les demi-dieux de la vallée.....

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27.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 32 - Femme de Naggar sur le métier à tisser

KULLU, LA VALLEE DES DIEUX

Toute la vallée est sous la protection spirituelle du héros NARASIMHA, un ancien raja Rajput. Son apparence est celle d'un vénérable vieillard portant une magnifique barbe blanche et s'aidant toujours d'un grand bâton. On dit que la nuit, il visite son pays et beaucoup de personnes très sérieusement vous disent l'avoir rencontré ; d'autres en eurent la vision pendant des périodes critiques de leur vie, et d'autres encore ont été béni par lui. Il n'y a pas qu'à Lourdes que les miracles se produisent.....
Mais la vallée de Kulu est aussi surnommée la vallée des dieux. En effet, chaque village a sa propre divinité tutélaire et on en compte 360. Chaque divinité a son histoire et possède ses propres pouvoirs. Tous ces dieux se rassemblent chaque année lors des fêtes de Dusserah au mois d'octobre. Les fêtes durent dix jours environ et sont d'une exceptionnelle beauté.

La planète peut pourvoir aux besoins de tous, mais non pas satisfaire la cupidité de certains.
Mahatma Gandhi (1869-1948)

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26.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 31 - Un des temples qui abrite une des 360 divinités de la vallée de Kullu. Il est strictement interdit de s'en approcher

WORLD ECONOMIC FORUM

Il faut prendre l'argent là où il se trouve, c'est-à-dire chez les pauvres. Bon d'accord, ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres. (Le Sourire)
Alphonse Allais, écrivain (1854-1905)

Aujourd'hui chacun peut voir que le système est profondément injuste et hors de contrôle. La cupidité effrénée a saccagé l'économie mondiale. Et elle saccage aussi la Terre. Nous pillons nos océans, polluons notre eau avec la fracturation hydraulique et le forage en eaux profondes, nous nous tournons vers les sources d'énergie les plus sales de la planète, comme les sables bitumeux. Et l'atmosphère ne peut absorber la quantité de carbone que nous émettons, créant un dangereux réchauffement. La nouvelle norme, ce sont les catastrophes en série. Economiques et écologiques.
82% de la richesse crée l'an dernier dans le monde a terminé entre les mains de 1 % le plus riche de la population de la planète. Nos enfants seront très content de l'héritage que nous leur léguons dans le future.
Davos c'est une énorme farce.... Mais qui ne fait pas rire.

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25.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE -30- La fileuse de laine et la tresseuse de chanvre

LA VALLÉE DE KULLU-MANALI

La vallée se trouve dans le Nord de l'Inde au pied des Himalayas. C'est la vallée aux 360 dieux, chaque village possède sa divinité et son temple qu'il est formellement interdit d'approcher sous peine d'une grosse amende. Lors de la dernière semaine d'octobre, les villages et leurs dieux se rendent au festival de Dussehra à Kullu où se déroulent des cérémonies très colorées, des danses présidées par le prahan (le chef du village). C'est une vallée aux villages pittoresques cernés de vergers, de forêts de pins et de gigantesques cèdres.
L'ancienne route vers le Ladakh et le Tibet passait par la vallée de Kullu. Et les habitants de la vallée, il y a des siècles, tenaient pour précieuses les propriétés bienfaisantes de cet endroit extraordinaire

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24.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 29 – La bergère et ses blancs moutons

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (24 et FIN)

Dans la région d'Ooty on appelait vers 1840 la colline des sépulcres, « cairns ». Ce nom druidique convenait le mieux au caractère de ces monuments qui appartenaient à une antiquité inconnue. Vingt ans après la découverte des Todas, les européens pratiquèrent les premières fouilles et trouvèrent dans chaque sépulture une grande quantité d'ustensiles de fer, en bronze et en argile, des figurines de formes extraordinaires, rappelant celles découvertes au Pérou. Les sépultures, c'est-à-dire les murs qui entouraient les tombes, sont toujours de formes ovales ayant un mètre et demi à deux mètres de hauteur, édifiés avec de grosses pierres non taillées et sans aucun ciment. Pareils monuments se rencontrent en Bretagne, dans d'autres régions de la France, dans le Pays de Galles et en Angleterre, comme dans les monts du Caucase.
Les Todas ne savaient rien à leur sujet. « Ces sarcophages ne sont pas les nôtres, et nous ne pouvons pas dire à qui ils appartiennent. Nos pères et nos premières générations les trouvèrent ici, personne ne les à construit s à notre époque. » Telle était l'invariable réponse des Todas aux archéologues. Les rites funèbres des Todas diffèrent totalement, les Todas incinèrent leurs morts, avec leurs buffles favoris.

Aujourd'hui il est difficile de s'imaginer les Montagnes Bleues lors de la découverte des Todas en 1818, le pays est recouvert de plantations de thé et il reste très peu d'endroit à l'état sauvage. Les plus beaux points de vue des Nilgiris sont payants et la maladie des selfies règne en maître. Les Indiens s'intéressent plus aux nombreux parcs d'attractions qui ont poussé comme des champignons dans la région. L'Inde n'est plus ce qu'elle était......... et c'est bien dommage parce que c'est un pays magnifique.

Ce n'est pas un signe de bonne santé d'être bien adapté à une société profondément malade.
Krishnamurti (1895-1986)

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23.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 28 – Femme de la vallée de Kulu

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (23)

Arrivé au sommet du pic Dodabet et de la colline des sépuilcres, ce fut la douche froite, très froide. D'abord il faut payer en bas de la montagne pour accéder au pic, puis vous arriver sur un énorme parking bondé de bus et de taxi. Vous marchez entre une vingtaine de marchands du temple qui vendent tous et n'importe quoi. J'en ai même vu un qui vendait des Tour Eiffel. Esuite vous arrivez à l'êntrée d'un grand parc o>ù là encore il faut payer. Au milieu de ce parc, une structure en ferraille, qu'ils appellent « Observatory », moche à pleurer, qui est sensé vous donner une vue générale sur les Nilgiris. Comme la brume et la pollution vous empêche de voir quoi que se soit, vous attrapez un grand coup de cafard et appelez votre maman. Rien, absolument rien, ne vous rappelle la montaghne sacrée des Todas. Jp'ai quand même fait le tour du parc pour essayer d'entrevoir au moins un dolmen dr la colline des sépulcres, mais à part des pots de fleurs de plantes desséchées pas le moindre mégalithe. Je n'espère plus rien attendre de cette région, malgré si la conclusion que je vis vous donner sort complètement des sentiers battus.

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22.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 27 – Village traditionnel de la vallée de Kulu dans le Nord de l'Inde

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (22)

Aujourd'hui le village Toda est séparé en deux par un mur de pierres. D'un côté le moderne qui ne diffère pas des autres villages hindous, et de l'autre le primitif qui vous plonge dans le primitif. Je n'ai pas pu communiquer avec les Todas de la tribu qui semblent encore suivre les rites ancestraux. Par contre j'ai pu les photographier tels qu'ils sont aujourd'hui et c'est déjà un petit pas. Impossible de savoir si ils appliquent encore leurs rite, et ça ne sert à rien de le demander aux hindous, ils sont les champions des selfies, mais de leur histoire ils s'en tapent. Ils arrivent, ils débarquent de leur taxi, font deux trois selfies puis s'en vont, heureux de leur excursion. En vacances, du moment qu'ils ont à manger, qu'ils ont pu faire une dizaine de selfies devant un pot fleur, dont la plante tire plutôt vers bas que vers le haut, pas de problème. Heureusement pour moi, ce jour-là ils n'y en avaient pas, faut dire que c'était l'heure du déjeuner, et pour visiter un site tranquillement c'est la bonne heure.
Je suis aller ensuite au temple des Todas qui se trouve à 100 mètres du village, pour cela il faut se déchausser, et c'est pieds nus, au milieu des bouses de buffles que j'ai photographié ce temple qui à la forme d'un cône, qui peut sembler penser à l'Afrique. Une dizaine de jeunes buffles paissaient au alentours entourant un ancien dolmen. Deux Todas sont passés sans s'occuper de moi et ont disparu dans le sous-bois.
Deux jours après j'avais encore un rêve à réaliser, aller voir le le pic du Dodabet et sont temple en ruine qui était consacré à la divinité destituée : le Vrai. Mais aussi la colline des sépulcres ou il est difficile à celui qui monte une fois de l'oublier ensuite. C'est vrai, je n'allais pas l'oublier.......

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21.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 26 - Bangalore – Séance photos

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (21)

Le premier jour de mon séjour à Ooty dans les Montagnes Bleues, je me suis réveillé en entendant des chants rituels Todas. J'ai cru que je rêvais. Mais en me levant, j'ai regardé par la fenêtre de mon hôtel et j'ai aperçu des Todas qui déambulaient au milieu de la bruyante circulation. Certains cherchaient un tuk-tuk pour remonter dans leur village et d'autres se dirigeaient vers mon hôtel. Vers les 10 heures, je suis sorti de mon hôtel et j'ai été très surpris de voir les Todas qui sortaient du bar de l'hôtel, un des rares endroits de Ooty où l'on sert exclusivement de l'alcool. Un des Todas avait même une cigarette au bec. Je me suis dit qu'on était loin des rites et des mœurs purs de leurs ancêtres.
Le lendemain je suis allé visiter un village Todas, j'avais un peu peur de ce que j'allais trouver, car les instances touristiques Indiennes ont totalement disneylandisé la région. Heureusement je n'ai pas été déçu. Le village Toda est séparé en deux, d'un côté il y a le nouveau village, où les Todas vivent dans des maisons modernes avec électricité et télévisons et de l'autre l'endroit sacré des Todas qui est resté tel que l'ont décrit les écrivains du 19ème siècle. Un mur de pierres sépare le moderne et le traditionnel. Pour entrer dans l'espace sacré il faut se déchausser et c'est pieds nus que j'ai pu voir mes premiers véritables Todas. La maison des Todas s'entoure toujours d'une muraille de pierre assez haute et la cour ou tou-el, au-dedans de ce mur, est considérée aussi comme sacrée. Devant la maison deux gardien de buffles Todas prenaient leur repas et surprise, la scène qui s'offrait à mes yeux était exactement ce qu'avait décrit Héléna Blavatsky 150 ans auparavant. Un des Toda, un vase en écorces d'arbres à la main, buvait de la crème préalablement versée dans une feuilles pliée en forme de bol. Rien de moderne ne venait entacher ce tableau primitif.
« Ces Todas-là, écrivait Héléna, n'habitent pas leurs demeures le jour : ils ne font qu'y passer la nuit. Sans aucune attention pour le temps, sous les souffles les plus violent des moussons, sous les pluies torrentielles, on peut voir les voir assis en groupe par terre, ou cheminant deux à deux. Tout de suite après le coucher du soleil, ils disparaissent derrière les fentes minuscules de leurs pyramides en miniature. Après le coucher du soleil, nul ne peut les voir, ni les faire sortir de leur demeure ».

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20.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 25 - Bangalore – Défense civile

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (20)

J'ai découvert le peuple des Todas il y a 30 ans à travers le livre d'Héléna Petrovna BLAVATSKY, (1831-1891) « Au pays des Montagnes Bleues » qu'elle a écrit en 1888. J'avais été frappé par cette tribu atypique car il n'existe nulle part au monde une autre tribu qui ressemble au peuple Toda. Héléna Blavatsky est la seule qui a approfondi le côté ésotérisme en révélant au monde occulte l'existence de cette tribu des Montagnes Bleues. Cette tribu représentait une énigme pour les ethnologues, une énigme indéchiffrable. Héléna Blavatsky a effectué plusieurs voyages dans les Nilgiris, pour essayer d'élucider le mystère qui entoure les Todas, elle a récolté quelques brides de leurs rituels qui sont forts intéressants et grâce à ses connaissances sur la « Doctrine Secrète » elle a soulevé un léger voile.......

Les Anciens savaient nombres de vérités que nous avons perdu, mais un jour, des mystères sortent des cercles occultes, passent de l'ombre.... à la lumière. Si nous n'arrivons pas à voir cette VÉRITÉ ancienne c'est parce que nous avons été conditionnés pour qu'elle nous échappe : nous avons été ensorcelés par le matérialisme. Un abîme sépare l'homme très nourrit des pensées spirituelles, de celui dont le mental, lourd et obtus, est plein de préoccupations matérielles, sinon animales. C'est l'activité du corps, des sens et du mental qui nous empêchent de voir la VÉRITÉ, NOTRE NATURE VÉRITABLE.

Ceci étant dit, je peux bientôt conclure mon histoire sur les Todas avant de continuer mon voyage dans la « Vallée des dieux » au pied des Himalayas....

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19.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 24 – Bangalore – Visvesvaraya Museum

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (19)

Une fois par an, au printemps, pendant trois jours, les clans des Todas effectuaient, l'un après l'autre, une série de pèlerinages et gravissaient le pic Toddabet où se trouvent aujourd'hui les ruines du temple de la Vérité. Ils accomplissaient dans ce sanctuaire une sorte de pénitence publique et de confession mutuelle. Les Todas y tenaient conseil et avouaient réciproquement leurs péchés volontaires et involontaires. Toutes ces cérémonies particulières, ces rituels appartenant à une philosophie tenue manifestement secrète, incitent les êtres versés dans l'ancienne magie chaldéenne, égyptienne et même moyenâgeuse à penser que les Todas étaient instruits dans les sciences voilées primitives des Mystères.
Les Todas ignoraient toute expression rappelant simplement le monothéisme, le déisme, et ils ne pouvaient être pas davantage considérés comme des païens, car ils n'adoraient rien ni personne, hormis leurs propres buffles, et il faut insister sur « propres », car ils n'honoraient aucunement les buffles étrangers, des autres tribus. Ils ne toucheraient au grand jamais au lait, au fromage ou au beurre des autres buffles qui ne pouvaient pas être leurs nourrices sacrées.
Jamais les Todas ne mangeaient de viande ; ils ne semaient, ni ne moissonnaient jamais, considérant comme travail inférieur toute occupation autre que la traite des buffles et la garde des troupeaux. Durant 7000 ans, dans les Montagnes Bleues, les Todas ont vécu invariablement le même genre de vie sans avoir changé le moindre iota dans leur existence depuis qu'ils ont quitté leur Terre Mère...... Le continent perdu de M?.

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18.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 23 – Plage du Kérala au bord de la mer d'Oman

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES – 18 -

À la tombée du jour, on pouvait voir une curieuse cérémonie qui se répétait quotidiennement chez les Todas. À peine le soleil s'était-il couché, que la tribu Toda se préparait à faire rentrer leur bétail sacré. Disséminés dans le champ, cent buffles environ paissaient tranquillement autour de leur buffle « chef » : celui-ci ne quittait jamais son poste d'observation au milieu même du troupeau. Chaque animal portait des sonnailles fixés sur ces cornes ; mais tendis qu'elles étaient en cuivre chez tous, le buffle « chef » se distinguait par l'argent pur de ses clochettes et l'or de ses boucles d'oreilles.
On conduisait chaque buffle à une mare où il était lavé, essuyé avec de l'herbe sèche ; ensuite il buvait à sa soif, puis on l'enfermait dans le tiriri, leur écurie. Tandis que les buffles s'approchaient des portes, les Todas « laïques » des deux sexes, soit 80 hommes environs et 24 femmes d'âges différents, se tenaient en deux rangs, des deux côtés des portes, les hommes à droite, les « mères » à gauche. Tous saluaient chaque buffle lorsqu'il passait. De plus, chaque buffle femelle devait être saluée jusqu'à terre et on devait lui tendre un peu d'herbe. Heureuse est la « mère » dont cette offrande aurait été accueillie par la femelle « chef ». Ce fait était considéré comme un heureux présage.
Après avoir soigné et enfermé les buffles mâles, les hommes se mettait à traire les buffles femelles, celle-ci ne permettaient pas à une femme de s'approcher d'elles. Cette dernière cérémonie sacrée durait deux heures. Les vases en écorce d'arbre étaient portés sept fois autour de la femelle qui venait d'être traite puis on les déposait dans la « crémerie », maison spéciale tenue en grande propreté. Seuls les « initiés » trayaient les bêtes.
Lorsqu'on avait fini de traire tout le lait, les portes du tou-el (écurie sacrée) étaient fermées et les initiés entraient dans l'étable à buffles. Alors la pièce contiguë à l'étable s'éclairait de beaucoup de petites lampes qui brûlaient jusqu'au matin. Cette chambre était la demeure des seuls initiés. Personne n'a jamais su ce qui s'accomplissait dans ce sanctuaire secret et il n'y a aucun espoir pour qu'on le sache un jour........

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17.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 22 - Sur les backwaters du Kérala, qui sont des routes principales, des ruelles, des carrefours.... Mais tout en eau.

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (17)

Autre aspect étrange des Todas, c'est qu'ils se divisaient en sept clans ou tribus. Chaque clan se composait de cent hommes et de vingt-quatre femmes. D'après ce que les Todas disaient eux-mêmes, ce nombre ne variait pas et ne pouvait en aucun cas changer ; il est resté éternellement le même depuis leur arrivée il y a 7000 ans dans les Montagnes Bleues.
Les Todas n'ont qu'une femme pour tous les frères d'une même famille, que ceux-ci soient même douze. La notable minorité des enfants de sexe féminins dans les naissances annuelles était tout d'abord attribuée au meurtre des nouveau-nés qui était assez répandu dans l'Inde de l'époque. Les Anglais brûlaient, on ne sait pourquoi, du désir de saisir les Todas en flagrant délit de crime ; il a été impossible de constater le moindre assassinat d'enfant. Les Todas n'avaient qu'un sourire de mépris pour tous ces soupçons : « Pourquoi tuer ces petites mères ? disaient-ils, Si nous n'avions pas besoin d'elles, elles n'existeraient pas. Nous savons le nombre d'hommes, le nombre de mères qu'ils nous faut mais nous en aurons pas plus. »
Les mots « femmes », « fille » et « vierge » n'existaient pas dans la langue des Todas. La conception du sexe féminin se liait indissolublement chez eux avec celle de la maternité. Aussi ne connaissaient-ils aucun terme spécial pour appeler notre sexe, en quelque idiome qu'ils s'exprimaient. Parlaient-ils d'une vieille femme ou d'une petite fille d'un an, les Todas disaient toujours « mère », n'employant, quand une précision est nécessaire que les adjectifs : « vieille », « jeune » et « petit ».
« Nos buffles, déclaraient-ils souvent, ont fixé une fois pour toujours notre nombre de sept cent : celui des mères dépend aussi d'eux. »

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16.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 21 – Le port d'Ernakulam – Conversation avec un Indien – « Tu viens de quel pays ? » « Suisse » «Oh ! Suisse, la vache Milka, vous avez de très belle vache » « Merci, et vous de très beau éléphant rose. »

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (16)

Les Todas sont sans conteste des disciples de la magie Blanche, magie qui ne peut-être accessible à ceux qui se livrent au péché ou éprouvent simplement un penchant pour lui. Seuls, les hommes dont l'âme est pure « voient Dieu ». L'adepte de la magie Blanche aspire à réaliser des actes bons et créateurs du bien ; l'adepte de la magie Noir ne désire que des accomplissements diaboliques, que des actions bestiales....
Les Todas possédaient entièrement cette science magique et l'utilisaient pour guérir les malades. On amenait un malade à un prêtre Toda et il le guérissait. On couchait le malade le dos tourné vers le soleil : il restait ainsi plusieurs heures, durant lesquelles le prêtre guérisseur faisait des passes, traçant des figures incompréhensibles, avec sa petite canne, sur différentes parties du corps, surtout sur l'endroit malade et soufflait dessus ; puis il prenait une tasse de lait et prononçait des paroles secrètes, puis finalement soufflait sur le lait et le donnait à boire au malade. On ne connait pas d'exemple qu'un Toda, ayant consenti à soigner quelqu'un, ne l'ait guéri. Mais il n'y consentait que rarement. Jamais il n'aurait touché à un ivrogne ou à un débauché. « Nous soignons par l'amour qui coule du soleil » disaient les Todas, « et l'amour n'agira pas sur un homme méchant. »
Afin de reconnaître les méchants parmi les malades qu'on leur amenait, on étendait ces derniers devant le buffle-chef : « s'il fallait soigner le malade, le buffle l'examinait, le flairait, mais s'il devenait furieux on emportait le malade, il était inutile d'essayer de le guérir. »

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15.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 20 – Le soleil se couche sur la mer d'Oman

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (15)

La Cosmogonie de toutes les grandes religions anciennes est la même. Celle-ci se distinguent que par leurs forment extérieures. Tous ces enseignements contradictoires, en apparence, procèdent d'une même source – LA VERITE UNIVERSELLE, qui, toujours, s'est manifesté sous l'aspect d'une Révélation à toutes les races primitives. Plus tard, et à mesure que l'humanité développait ses facultés intellectuelles au détriment de la capacité spirituelle, les connaissances des premiers temps se transformaient et évoluaient dans des sens différents. Référons-nous à un arbre dont les branches poussent sous un vent qui change sans cesse ; elles prennent les formes les plus irrégulières, tordues, laides, pourtant elles appartiennent au même tronc originaire. Le fait c'est produit pour les religions diverses, toutes sont nées du même germe : LA VERITE, PARCE QUE LA VERITE EST UNE.
L'histoire de cette tribu Todas est fort intéressante, pour la bonne raison que durant 7000 ans, ils n'ont eu contact avec aucun courant religieux quel qu'il soit. Durant ces milliers d'années ils ont gardé leur rituel tel qu'il se pratiquait sur leur Terre originelle. Leur comportement était loin d'être un comportement de « sauvage ». Les Todas ne connaissent absolument pas le mensonge. Il n'existe pas de mot dans leur langue pour exprimer « le mensonge » ou « le faux ». Le vol ou s'approprier quelque chose qui ne leur appartiennent pas leur sont totalement inconnus. Les Todas, bien que « tribu fière », ne portent absolument aucune arme et même ne gardent aucun souvenir de pareils instruments de lutte. Ils ne possèdent pas le moindre poignard qui les défendraient contre les animaux sauvages, ni même un chien qui les garde la nuit. Les Todas jouissent pour triompher de leurs adversaires, des moyens très différents de tout ce qui rappelle la force armée. Mais cette arme-là, l'homme à la pensée impure ne peut se la procurer !
« La parole de l'homme blanc ressemble au pépiement de l'oiseau parleur ou au caquet des singes », disaient les vieux Todas aux jésuites qui, dans leur joie malveillante, n'approfondirent pas ce « compliment » à double sens.... Nous les écoutons et nous rions.... Quel besoin avons-nous de vos dieux, alors que nous avons nos grands buffles ?

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14.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 19 – Fort Kochi (Anciennement Cochin) – Vasco de Gama s'est rendu aux Indes et construisit ici-même un fort dans le but de concurrencer les Arabes dans le commerce des épices. Il y meurt de la malaria en 1524. 6 ans plus tard, le « saint » François Xavier y implante une mission.

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (14)

Les Todas déclarèrent au gouverneur John Sullivan qui fut un de leur ardeur défenseur qu'une prophétie existait chez eux depuis de nombreuses générations : des hommes viendraient d'au-delà des mers et s'installeraient près d'eux, comme l'avaient fait les Badagas 600 ans auparavant ; il faudrait leur concéder une partie des terres et « vivre avec eux comme avec des frères, en famille ». Telle est leur volonté, ajouta l'un des vieillards, indiquant les buffles, « ils savent mieux ce qui est bon ou mauvais pour leurs enfants ». Et Sullivan observe : « Nous ne comprîmes pas alors cette phrase énigmatique concernant les buffles et ne conçurent sa signification que plus tard.
Les Todas n'avaient aucune conception de la divinité et reniaient même les dieux et les dévas qu'adoraient leurs voisins les Badagas. C'est pourquoi rien n'existe chez cette tribu étrange et mystérieuse qui rappelle la religion. Et pourtant !
Les Todas ont les idées les plus étranges sur la vie après la mort. À la question suivante : que devient le Toda lorsque son corps se transforme en cendres sur le bûcher ? L'un des prêtres répondit : « Son corps poussera en herbe sur ces montagnes et nourrira les buffles. Mais l'amour pour les enfants et les frères se changera en feu, montera vers le soleil et brûleras éternellement d'une flamme qui donnera la chaleur aux buffles et aux autres Todas ». Le prêtre ajouta en indiquant le soleil : « Le feu du soleil, est composé des feux de l'amour. » Son interlocuteur lui demanda : « Mais serait-ce donc que seul l'amour des Todas y brûle ? » Et le prêtre lui répondit : « Oui, seul l'amour des Todas... parce que chaque homme bon, blanc ou noir est un Toda. Les hommes méchants n'aiment pas ; c'est pourquoi, ils ne peuvent monter dans le soleil. »

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13.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 18 - Profil d'une jeune indienne à Fort Kochi

AU PIED DES MONTAGNES BLEUES (13)

Malgré cette absence de tout sentiment religieux chez les Todas, les écrivains et tous les membres de l'honorable société britannique restèrent unanimes à proclamer qu'il n'est pas de peuplade de l'Inde aussi honnête, morale et charitable que cette tribu. Cette poignée de « sauvages patriarcaux », sans famille, sans histoire, sans la moindre manifestation (du moins visible) de foi en un principe sacré, autre que leur adoration des buffles, avait conquis tous les européens par leur sincérité naïve et innocente. Les savants qui durant vingt ans d'efforts étudièrent le problème de l'origine des Todas, durent avouer qu'il était aussi impossible d'apprendre quelque chose de certain à leur sujet que de les rattacher à l'une quelconque des autres tribus de l'Inde. Le missionnaire allemand dira d'eux. « Il est plus facile d'atteindre le pôle nord que de pénétrer l'âme d'un Todas ».
L'unique indication que les scientifiques purent obtenir après tant d'années est la suivante : les Todas affirment qu'ils habitent ces montagnes depuis le jour où « le roi d'Orient » (?) leur en fit don ; jamais ils ne les quittèrent, pas une fois ils ne descendirent de leurs sommets. Mais à quelle époque historique pouvait bien vivre ce roi inconnu d'Orient ? Les Todas répondirent vers 1830 qu'ils habitaient les Montagnes Bleues depuis 197 générations. Si l'on compte trois générations par siècle il apparaît en ajoutant foi à leurs affirmations, qu'ils s'installèrent sur ces montagnes il y a 7000 ans environ. Ils insistèrent sur le fait que leurs ancêtres abordèrent dans l'?le de Lanka, 1000 ans auparavant, venant de l'Est, « des horizons du soleil levant », c'est-à-dire du continent qui, tout comme l'Atlantide, a disparu à jamais...... Le mystérieux continent de M?.

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12.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 17 – Selfie à Kochi

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (12)

La vérité est empreinte sur tous les monuments du passé. Pour comprendre l'histoire, il faut étudier les symboles anciens, les signes sacrés du sacerdoce et l'art de guérir dans les temps primitifs, art oublié aujourd'hui....
Baron Du Potet

Dans la plupart des cas, nos grands savants, docteurs, professeurs érudits et rats de bibliothèque, ont résolu de nier pour des siècles tous phénomènes paranormaux et jugent de « grossière superstition » tout ce qu'ils ne comprennent pas (où craignent de comprendre). Le cas de la tribu des Todas, les théories scientifiques que les hommes ont élaboré à leur sujet, ont été abandonné, tellement ces indigènes sont déconcertants. On peut affirmer qu'il n'existait nulle part au monde une autre tribu qui ressemble aux Todas. Même les missionnaires et les jésuites ont essayé de christianiser les Todas, pas un seul ne s'est converti. Un missionnaire allemand vécu durant trente-trois ans avec cette tribu, vivant leur vie quotidienne. Il se vanta d'avoir appris leur langue et d'avoir parlé du Christ à trois générations de Todas, pourtant quand d'autres européens voulurent vérifier les dire de l'Allemand, on s'aperçut que toutes ces allégations étaient fausses. Tout d'abord, les Todas lui avaient enseigné le dialecte kanarésien qu'ils employaient quand ils s'entretenaient avec les Bagadas, les Kurumbas et les femmes de leur tribu. Le missionnaire ne comprenait rien de leur langue secrète parlée par les Anciens lorsqu'ils tenaient conseil ou se livraient à leurs cérémonies religieuses totalement inconnues, dans le tirieri, leur temple, demeure sainte et sévèrement gardée, parfois souterraine, située derrière l'étable des buffles ; un culte que personne n'a jamais connu, sauf les Todas. Les femmes Todas elles-mêmes ignoraient cette langue secrète. Le pauvre missionnaire allemand, fut transporté à Ooty, malade et mourant, avouant très franchement que durant ces trente-trois ans de vie commune, il ne réussit pas à baptiser un seul Todas, homme mûr ou enfant. Le missionnaire leur proposait , pour remplacer leur foi en les buffles, la religion de ceux qui volaient leurs pâturages et les humiliaient quotidiennement....

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11.01.2018 - INDE MYSTRERIEUSE – 16 – Les buffles de la tribu des Todas avaient prophétisé depuis longtemps la venue d'un peuple venant du soleil couchantqui leur enlèverait une partie de leurs terres.

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (11)

Les dévas n'avaient pas puni les insolents qui venaient de violer si audacieusement leurs cieux fermés par les siècles au reste du monde... Qu'est-ce que cela signifiait ? Les prêtres brahmines gardaient un silence mauvais. Les anciens disaient « Telle a été, cette fois, la volonté des dévas bénis ; mais que réserve l'avenir ? Seuls les dieux le savent. » L'émotion franchit très loin les frontières du district. Des foules de Malabarois venaient se prosterner devant les Anglais et leur rendre les honneurs dus aux « élus des dieux »... Les chasseurs anglais triomphaient. Le « prestige britannique » allait s'affermir pour de longues années au pied des Montagnes Bleues.
Les bruits concernant la nouvelle terre découverte et ses habitants, leur hospitalité, et surtout l'aide apportée par les Todas aux héros anglais, prirent dans un écho universel des proportions telles, que l'East India Compagny se réveillèrent et crurent devoir agir sérieusement. On envoya un courrier de Madras à Coimbatore. L'ordre suivant fut adressé au « gouverneur » du district, au nom des autorités suprêmes : « Mister John Sullivan est chargé d'étudier l'origine des fables stupides colportées au sujet des Montagnes Bleues, de vérifier leur authenticité et d'écrire ensuite un rapport aux autorités. »
John Sullivan organisa une expédition avec toute une armée de cipayes bien armés, avec plusieurs dizaines d'éléphants de guerre, des chiens et des poneys, deux douzaines de maîtres chasseurs anglais ainsi que Kindersley et Whish pour aller planter au nom de sa majesté le drapeau britannique sur le plus haut sommet des Montagnes Bleues. La suite...

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10.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 15 - Gardien du musée des appareils photographiques à Ooty où l'on peut admirer le plus gros appareil photo à soufflet du monde mesurant plus de 5 mètres de long et datant de 1890

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (10)

Le matin suivant, loin d'avoir été sacrifiés à une divinité assoiffée de sang, les deux Anglais ne purent se convaincre de l'injustice de leurs soupçons. Après avoir frotté leurs pieds malades avec un certain onguent fait d'argile molle et d'herbes juteuses, les Badagas enveloppèrent les deux chasseurs dans des couvertures et les endormirent littéralement au-dessus de la vapeur tiède de la source. Réveillés le lendemain, les Anglais éprouvèrent un bien-être extraordinaire dans tout le corps et plus spécialement une grande force dans les muscles.
Dans l'après-midi, ils étaient si bas sur le versant qu'ils eurent chaud de nouveau ; les Anglai remarquèrent alors qu'ils avaient dépassés le niveau des brumes et se trouvaient déjà dans la région de Coimbatore. Juste au coucher du soleil, ils sortirent du bois et rencontrèrent bientôt les Coimbatorois des villages disséminés au pied des Montagnes Bleues. Mais les Anglais ne purent pas présenter leurs guides. Ayant aperçu de loin les paysans revenant de leur travail des champs, les Badagas disparurent instantanément, bondissant d'une roche à l'autre, telles une troupe de singes épouvantés. Les Anglais miraculeusement sauvés restèrent seuls de nouveau. Ils interrogèrent les villageois et surent que les Badagas venaient de les descendre tout près de Malabar, diamétralement opposé de Coimbatore. Toute une chaîne de montagnes les séparait de la cascade et du village qu'ils avaient quitté une dizaine de jours auparavant. Le lendemain matin, ils se procurèrent des chevaux et arrivèrent enfin vers le soir au village d'où ils étaient partis. La nouvelle du retour des Anglais blasphémateurs, revenus de la demeure des dieux se répandit dans le village et les environs avec la rapidité de l'éclair.

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09.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 14 - Famille de Todas en 1880 – Photo prise lors de ma visite au « Memorial John Sullivan » à Kotagiri. Sullivan est le premier administrateur Anglais des Nilgiris, il fut un grand protecteur des tribus Todas.

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (9)

Cette nuit-là, après un conseil solennel, les vieillards avaient décidé du sort des Anglais, et tourné de même une nouvelle page de leur propre histoire.
Le lendemain matin, voyant que Kindersley etWish pouvaient difficilement marcher, les Todas donnèrent l'ordre à leurs vassaux, de fabriquer des brancards sur lesquels les Badagas les portèrent. Transportés avec lenteur, doucement, par les Bagagas, étonnés et naturellement réjouis de leur délivrance heureuse et inespérée, les Anglais eurent tout le loisir de bien étudier la route et de mieux examiner les lieux qui les entouraient. Ils restèrent stupéfaits devant la diversité de la flore qui réunissait presque toutes les familles des tropiques à celles des climats septentrionaux. Durant la descente, des centaines de ruisseaux ne cessaient de gazouiller autour des deux arpenteurs.
La première nuit de ce voyage, une aventure burlesque arriva à nos deux Anglais. Les Badagas, après une courte délibération, s'étaient brusquement emparés des deux Anglais, les déshabillèrent complètement et, malgré leur résistance désespérée, les plongèrent nus dans l'eau minéral tiède d'une mare et lavèrent leurs plaies et autres blessures. Puis les tenants l'un après l'autre, sur leurs bras croisés, au-dessus de l'eau, juste sur la vapeur chaude, les Badagas entonnèrent un chant qui ressemblait à quelques conjurations en s'accompagnant de telles grimaces et cris sauvages, comme l'écrit Kindersley « qu'un moment nous crûmes sérieusement devoir être sacrifiés aux dieux des bois. »

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08.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 13 - La fameuse cascade qu'il ne fallait pas franchir, que les Anglais n'ont pas respecté et qui leur a coûté de nombreux morts.

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (8)

Enfin les Todas durent apercevoir nos pauvres héros, car quelques minutes après, des nains répugnants se montrèrent et s'emparèrent sans aucune résistance des deux Anglais à demi morts. Kindersley, comme il l'écrit lui-même « s'évanouit à cause de la seule puanteur qui s'exhalait de ces monstrueux sauvages ». Au grand étonnement des deux Anglais ces nains ne leur firent aucun mal. « Ils sautaient tout le temps et dansaient devant nous, riant à gorge déployé » dit Kindersley « Les géants, c'est -à-dire les Todas se conduisirent tout-à-fait comme des gentlemen ! » Ayant satisfait leur curiosité évidemment naturelle, à la vue des premiers hommes blancs qu'ils n'eussent jamais rencontrés, les Todas leur donnèrent à boire un excellent lait de buffle, leur servirent du fromage et des champignons, puis les couchèrent dans la maison pyramidale où « il faisait sombre, mais sec et chaud et où ils dormirent d'un sommeil de plomb jusqu'au lendemain. »
Les Anglais apprirent par la suite que les Todas avaient passé la nuit en un conseil solennel. Quelques années après, les Todas racontèrent à Mister Sullivan, le premier administrateur des Montagnes Bleues, qui gagna leur confiance et leur amour, ce qu'ils avaient érpuvé durant ces heures mémorables. Les Todas lui dirent que depuis longtemps ils attendaient « les hommes habitants les terres du soleil couchant ». John Sullivan leur demanda comment ils avaient pu prévoir cette arrivée. Et les Todas eurent cette réponse invariable :

« Les buffles nous l'ont appris depuis longtemps : ils savent toujours tout. »

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07.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 12 - Les buffles ont une relation particulière avec le peuple Todas

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (7)

Suivant la direction de son doigt, Kindersley vit, à quelques centaines de mètres, tout d'abord une habitation, puis des hommes. Cette vue qui les eût réjouis à tout autre moment provoqua en eux, ils n'auraient pu dire pourquoi, une terreur qu'ils ne purent exprimer. La maison était bizarre de forme absolument inconnue d'eux. Elle n'avait ni fenêtre ni porte ; ronde comme une tour, elle se terminait par un toit pyramidal bien qu'en voûte au sommet. Quant aux êtres humains, les deux Anglais hésitèrent tout d'abord à les prendre pour des hommes.
Tous deux se jetèrent instinctivement derrière un buisson et regardèrent de tous leurs yeux les étranges silhouettes qui se mouvaient devant eux.
Kindersley racontera plus tard d'une « bande de géants entourés de plusieurs groupes de nains terriblement laids ». Oubliant leur ancienne témérité, les Anglais étaient prêts déjà à les considérer comme les génies et les gnomes de ces montagnes. Mais ils surent plus tard, qu'ils voyaient là les grands Todas, les Badagas , leurs vassaux et adorateurs et les petits serviteurs de ces vassaux, les sauvages les plus laids du monde, les Mulu-Kurumbas.
Les Anglais n'avaient plus d'armes et se sentaient trop faibles pour résister à une attaque venue même de ces nains. Ils s'apprêtaient donc à fuir cette colline en roulant sur le sol, telles des boules, lorsque brusquement ils aperçurent un autre ennemi qui les surprenaient de flanc. Des singes qui s'étaient glissés jusqu'aux Anglais, assis un peu plus haut qu'eux, sur un arbre, ouvrirent le feu avec un projectile assez désagréable : de la boue. Leurs jacasseries, leurs cris de guerre attirèrent très vite l'attention d'un troupeau de buffles énormes qui paissaient tout près. Ces derniers ce mirent à beugler à leur tour, levant haut leurs têtes vers le sommet de la colline alertant les habitants du coin de la présence de Kindersley et de Whish....

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06.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 11 – Temple Toda – Jusqu'à aujourd'hui, personne ne sait ce qui se passe dans un temple Toda, seuls les prêtres ont le droit d'entrer. Depuis 5000 ans, c'est un secret absolu.

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (6)

Kindersley et Whish étaient complètement perdu, abandonnés par leur détachement irlandais, ils erraient désespérément dans ces montagnes qui n'avaient rien d'enchanteresses. Officiellement l'expédition hasardeuse avaient déjà coûté la vie à 6 membres du corps expéditionnaire et la malédiction qui pesait sur ces montagnes ne semblait pas être une légende qui donnait raison aux habitants des Montagnes Bleues.
Chaque soir les rugissements des tigres et des éléphants les contraignaient à chercher refuge sur les arbres et à passer les nuits sans sommeil, prenant alternativement la garde et attendant la mort de minute en minute. Leurs instruments et toutes leurs armes étaient restés aux mains de leurs soldats, impossible de se défendre en cas d'attaque. Les explorateurs voulurent plus d'une fois redescendre au village, mais malgré tous leurs efforts et bien qu'ils descendaient droit devant eux, ils se heurtaient, en chemin, à de tels obstacles, qu'ils se voyaient obligés de changer de direction. La nature semblait leur couper la route.
Enfin, au neuvième jour de leur périple et après avoir perdu espoir de rencontrer sur ces montagnes autre chose que la mort, ils résolurent de tenter une dernière fois la descente, ce fut pourquoi ils voulurent tout d'abord parvenir au sommet qu'ils avaient devant eux afin d'examiner les environs et mieux reconnaitre le chemin qu'ils devaient suivre pour redescendre. Ils arrivèrent au sommet complètement épuisés par les efforts qu'ils avaient dû fournir. Soudain Kindersley crut apercevoir non loin une fumée. Voulant annoncer la nouvelle à son ami il s'arrêta frappé de stupeur... Devant lui, Whish se tenait, debout le dos tourné à demi, pâle comme la mort et tremblant de fièvre. Le bras tendu, Whish indiquait d'un geste convulsif un endroit très proche....

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05.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 10 - Temple Toda – Aucune religion ne ressemble à celle des Todas

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (5)

Après la mort des deux malabarois, les Anglais décidèrent de poursuivre leur chemin sans guide. Ils montèrent péniblement en escaladant des rochers tout à fait perpendiculaires pour arriver au-delà de « l'éternel brouillard ». Ils continuèrent à monter plus haut, loin de la frontière des nuages. Un soldat irlandais, dans la demi-obscurité, tomba brusquement sur un objet mou et visqueux. Cet objet, un énorme boa constructor, se dressa avec un bruit de froissement de feuilles et s'enroula autour de l'irlandais superstitieux. Avant d'avoir reçu quelques balles dans sa gueule grandement ouverte il eut le temps d'étreindre le malheureux soldat qui mouru quelques minutes plus tard. Il fallut ensuite creuser une tombe pour le pauvre irlandais : ce travail fut d'autant plus pénible que les Anglais eurent à peine le temps d'arracher le corps aux milans qui le survolaient de tous côtés.
Après avoir perdu deux indigènes et un soldat irlandais, les Anglais continuèrent à gravir les hauteurs et rencontrèrent un troupeau d'éléphants qui luttaient les uns contre les autres en une bataille en règle. Heureusement les pachydermes ne remarquèrent point cette arrivée d'étrangers. En revanche, l'apparition de ces éléphants eut comme résultat la débandade immédiate du détachement épouvanté. Les fuyards errèrent toute la nuit dans la forêt : sept soldats revinrent à différentes heures, le lendemain, dans le village que tous avaient quitté la veille avec tant d'insolence. Trois européens disparurent sans laisser de trace.
Restés seuls, Kindersley et Whish errèrent sur les versants des montagnes pendant plusieurs jours : montant jusqu'aux cimes où descendant de nouveau vers les gorges. Ils durent se nourrir de champignons et de baies qu'ils trouvèrent en grand nombre. Les deux hommes ne pouvaient pas se douter que leur périple était loin d'être terminé....

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04.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 9 - Gardien de buffles de la tribu des Todas

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (4)

Une semaine ne s'étaient pas écoulée que les arpenteurs anglais revinrent aux pieds des Nilgiris annonçant aux villageois du coin que dans trois jours des soldats de la garnison et d'autres arpenteurs arriveront pour entreprendre l'ascension des Montagnes Bleues.
Durant trois jours, Mettupalayam retentit de cris et de lamentation : en vain ! Après avoir équipé une troupe de braves choisis parmi les membres de la « Compagny », les nouveaux Christophe Colomb se décidèrent à se mettre en route sans guide. Quand au village, il se vida comme après un tremblement de terre, les indigènes s'étaient enfuis, terrifiés ! De nouveau les Anglais se perdirent avant la cascade et revinrent en arrière. Ils s'emparèrent de deux malabarois maigrichons et les déclarèrent prisonniers. Les malheurs malabarois, têtes baissées, plus morts que vifs, guidèrent les européens jusqu'à la cascade. Les faits qui se produisirent ensuite ne manquèrent pas d'étrangeté, et donnèrent raison aux indigènes sur les terribles menaces qui pesaient sur ces gorges enchantées.
Avant que les Anglais atteignirent la cascade, sur un talus, un tigre bondit et emporta un des malabarois malgré sa maigreur et peu appétissante, et cela avant que l'un des chasseurs eût le temps de remarquer la bête. Les cris du malheureux attirèrent leur attention mais il était trop tard, ce dernier disparu avec le tigre dans un ravin.
Le second indigène, parvenu sur l'autre rive du courant rapide, la limite « à ne pas franchir », à 1 km environ de la cascade, mourut brusquement, sans cause apparente. C'était l'endroit où les arpenteurs avaient passé la nuit de leur première ascension. Certainement la terreur le tua. Après s'être assurés de la mort réelle du malabarois, les soldats, surtout les superstitieux irlandais, furent extrêmement troublés. Mais reculer, s'était déshonorer l'Empire britannique.

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03.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 8 - Maison traditionnelle Toda

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (3)

À Madras, les membres honorables de l « East India Compagny » salivèrent en écoutant les récits merveilleux de cette région paradisiaque découverte récemment, mais à vrai dire, personne ne savait dans quelle endroit précis ces merveilles avaient été découvertes. Alors on convoqua les deux fonctionnaires arpenteurs Kindersley et Whish afin d'avoir de plus amples renseignements.
C'est ainsi, qu'avec trois chicaris (chasseurs indigènes) en septembre 1818, les deux anglais partirent à la chasse au-dessus de Coimbatore. Atteignant les limites dangereuses de la montagne, ils s'égarèrent dans une gorge non loin d'une grande cascade. Désirant tenter leur chance, les arpenteurs donnèrent l'ordre aux chicaris de les conduire plus loin. Mais les braves chicaris refusèrent et s'enfuirent dès qu'il fut question de monter plus haut, derrière la cascade. Rattrapés et ramenés jusqu'à la chute d'eau les trois indigènes tombèrent face à terre devant le torrent mugissant. Malgré les coups de fouet, pour les obliger à se relever, les chicaris suppliaient les anglais de les laisser partir : « Personne jamais n'a franchi les limites de cette cascade, disaient-t-ils, et qui entrera dans ces cavernes n'en sortira jamais vivant ».
Bon gré, mal gré, ils durent revenir au village où ils avaient passé la nuit auparavant. De retour au village pour une seconde nuit, ils convoquèrent presque tout le village et tinrent conseil avec les vieillards. Nos deux Anglais stimulés par les récits des Anciens et plus spécialement par les difficultés visibles et tous les obstacles que rencontrait leur expédition résolurent de prouver une fois de plus aux indigènes que pour la race « supérieures » qui les gouvernait le mot « impossible » n'existait pas. Kindersley et Whish promirent aux villageois de revenir mieux équipés dans les prochains jours et le prestige britannique ne sera pas bafoué....

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02.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE -7- Petit village dans les Nilgiris

OOTY, ANCIENNE STATION CLIMATIQUE ANGLAISE

Ooty, station climatique à 2250 m. d'altitude fut fondée au début du 19ème siècle par les Anglais, suite à la découverte de cette région par deux petits colons anglais de l' « East India Compagny ». Cette ville se situe dans l'état du Tamil Nadu. Auparavant, cette région était uniquement habitée par les Todas, peuple tribal polyandre, qui vouait une adoration toute particulière à leurs buffles. Jusqu'à la fin du 18ème siècle, les Todas coexistaient localement avec d'autres communautés (Badagas, Kotas, Kadu, et Kurumba) dans un système de castes dans lequel ils tenaient la position dominante
Mais aujourd'hui, Ooty doit sa réputation au train miniature classé au patrimoine de l'Unesco qui la relie à Mettupalayam à travers des paysages montagneux à vous couper le souffle. Comme les Anglais, à l'époque coloniale, qui fuyaient les températures étouffantes de Madras, la haute société indienne y vient à présent pour y refaire ses globules et se balader dans les environs qui ne sont plus du tout sauvages. Comme toute ville touristique indienne, le kitch domine à outrance et mon hôtel ressemble plus à une maison de retraite qu'à un hôtel de vacances. La température est assez agréable pour dire que je me trouve à plus de 2000 m. d'altitude. La ville en elle-même n'a pas un grand charme et c'est dans les alentours qu'il faut aller chercher le mystère indien, enfin s'il existe encore !
Les Anglais quand ils se sont installés dans les Montagnes Bleues, n'ont pas demandé aux tribus du coin leur avis, ils ont défriché les forêts et empiété sur les terres des Todas en y plantant des plantations de thé, le fameux Nilgiri d'aujourd'hui.

Depuis 2 jours que je me ballade dans les Nilgiris, je n'ai pas encore rencontré des individus de ma race. C'est étonnant, mais en même temps je ne m'en plains pas !

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01.01.2018 - INDE MYSTERIEUSE – 6 – Petite caféraria sur la route de Bangalore à Ooty dans les Nilgiris – 9 heures de bus

AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (2)

Les anglais de l' « East India Compagny » s'agitèrent en 1818, se mettant à extravaguer bruyamment au sujet de la découverte d'un merveilleux Eden printanier dans l'intérieur des « Montagnes Bleues » par de soi-disant habiles chasseurs anglais. D'après les dires de ces derniers, ils avaient découvert le paradis terrestre.
Dans ce pays élevé au-dessus des éternels brouillards du petit village de Coimbatore où tombent avec fracas d'imposantes cascades, où l'éternel printemps dure de janvier à décembre, où l'on peut y voir des buffles antédiluviens, à en juger d'après leur taille, s'y promener librement et où le pays est habité par des êtres sortis tout droit des contes de Gulliver, bref, où chaque vallée, chaque gorge de cette admirable Suisse hindoue représente un petit coin de paradis terrestre fermé au reste du monde....
Des deux côtés de Coimbatore, à gauche et à droite, s'élèvent deux pics à la pointe aiguë, dressés comme deux sentinelles gardant jalousement l'entrée de la gorge qui donne accès à cette Terra Incognita. Ces deux sommets pointus s'appellent le Nilguiri et le Moukkartebet. À travers les siècles ces deux cimes furent considérées par les populations indigènes comme des hauteurs inaccessibles pour les simples mortels. Franchir ses limites, même involontairement, eût été commettre un sacrilège que la mort seule pouvait punir. Ce pays enchanteur était la demeure des dieux et des devas. Jamais un habitant du pays n'aurait pour tout l'or du monde accompagné un chasseur anglais, lui affirmant qu'il était impossible d'aller plus haut, on ne voyait que gouffres, roches, cavernes habitées par de méchant Sylvains, garde d'honneur des dévas. Pour les indigènes, il y avait une ligne de démarcation qu'il ne fallait jamais franchir....

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