216.73.216.189--0.0.0.216GE
Liquidation d'humains
L'esprit préoccupé de fantômes
Prétexte de piège grossier
Isolé du reste du monde
Qui est-tu ?
Le machiniste insomniaque
Je suis seul
Sans honte
Je travaille dans la fosse
J'y ai cassé mon âme
Le mémoire du sable
Ils sont à l'affût de silhouettes en sueur
L'humanité gavée de pilules écran
Les acheteurs de miracles se réjouissent
Un homme somnole
Cousu par l'émotion
Délicate écoute d'un spectre qui s'agite et qui tremble
Même les chiens se sont enfuis
J'ai fumé la dernière cigarette
Le corps s'est renversé
Sonorisé de migraine aquatique
Morphine sur les agitations
Comprendre le choc
Qu'est-ce qui me retient
Les bruits
Les cris
Les gardiens du trésor
Tailleurs de cristal
Le geste prolifère dans la parole de la machine-outil
Méfiance dans l'assimilation organique
J'ai démissionné
L'émotion du témoin
Défile comme un requiem
Offensé d'une manipulation
Je marche à reculons
Dans le paysage blanc
Sous l'emprise d'un chuchotement
Le bruit épingle mon corps ennemi
La secousse des terres profondes
Entame la fonte des lacs sauvages
Manger la poussière
La chance des audacieux
En marge des chants fondateurs
Le monde embrouillé
À l'ombre des imaginaires
Un rocher insalubre où la vie s'accroche
Forteresse invivable
Quartier des échoués
Le suspect murmure la vérité
Absurde paradoxe
Entre culture et barbarie
Étouffée dans les ordures
L'émotion prolifère
L'escale du pendule
Chuchote le bruit de l'ombre
Scellé dans les murs
Perdu dans l'eau des gouffres
Je retiens l'impermanence
Le corps toupie
S'égare dans les plis
La chance d'un regard épongé
Désempare le doigt silence
Comme une feuille tachée de soufre
Temps usé
Les humains coffrages
Momifiés dans les combats de rue
Laissent les mots s'ébrécher
Dans l'écume ancienne
Déchargé des poussières d'épave
Le sensible
Effacé comme une erreur
Éclabousse le reste des corps tenaces
Quatre hommes et une femme m'approchent pour m'interdire de photographier.
