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Qui désigne ma part
De l'absurde infini
Les corps que l'on n'attendait plus rejoignent l'impossible vivant
Le temps que l'on ne récupère pas
Prolonge les ombres sans prestige
Résignés dans des attentes indignes
Les âmes se blessent
En attendant le songe lumineux
Dans la curiosité de l'exploration artificielle de nos consciences tourmentées
La découverte d'un labyrinthe sous les mémoires dissimulées
Légitimes et dépendantes d'une raison gardienne du temple sacré
Confident du mausolée des sacrilèges
Errant sur des terres suspendues
Sur le chemin des âmes en déséquilibre
On arpente au son des mots qui redresse les corps trop penchés
Faire face à la vacuité de l'agitation
Frénétique
Ne comble que le vide
Contemplatif
Le non geste de la pénombre
Révèle les passages en friche où le langage sommeille
L'abandon des mots qui comptent
Anéantis par le poison de la pudeur féroce
Les nuits de glaces figent les tentatives d'esquives
Les empêchés
Les retenus
Les abimés
Bousculent les seuils qui délivrent
Ils prolongent la mission des espoirs cannibales
Soyons subversifs
Si la sentinelle pulvérise l'épaisseur de son air
La cité blanche désactive la vermine
Au bénéfice de sa rudesse
Les éclosions du périple des lucidités
Orchestrent le péril de la jeunesse
Au détour des embuscades
La riposte ignore la raison
Indignons-nous
De la cruelle indifférence
Chasser le bruit
Se retrouver libre
Dans un désir plus osé
Un vibrant signifiant
Pour s'échappé d'une fatalité imposée
Soleil du silence levant
Le vent qui s'échappe
Devenu fade
Vidés de leur sève
Les corps nonchalants
Au stigmate des outrages vivants
Déploient les rivages de la récolte
Vivre sans limite
Dans l'excès des cris sublimes
Refusant les destins contraints
Coupable de sa sédation
On reprend la route de ses années solaires
quand plus rien n'a sens et que le mensonge règne...
la plume au bec dangereux
elle te force
chaque lettre exige son temps
et chaque se fabrique
par nombreux coups de bec
amoureux sœurs et frères
une famille pour chaque lettre
chaque mot un immeuble
chaque phrase une rue
mais une rue comme Gaza
ruines et bombes
chaque phrase debout
est mensonge et songe
ne rêve pas
que chaque explosion te lève
oublie ton lit
fouille libère les corps
amputés ou morts
plus vivants que soldats
calligraphie chaque trace
chaque vie
chaque blessure
chaque olivier
des rues de mots désossés
pour qu'une chose vraie
renaisse
peut-être
.
devrais toujours parler
dans une langue inconnue
musique des mots
danse
rit
colère
hurle
s'il y a phrase
si semblant de sens
alors mensonge
parle papou
ou parle chien
surtout pas humain
silence
