216.73.216.141--0.0.0.216GE
Chasser le bruit
Se retrouver libre
Dans un désir plus osé
Un vibrant signifiant
Pour s'échappé d'une fatalité imposée
Soleil du silence levant
Le vent qui s'échappe
Devenu fade
Vidés de leur sève
Les corps nonchalants
Au stigmate des outrages vivants
Déploient les rivages de la récolte
Vivre sans limite
Dans l'excès des cris sublimes
Refusant les destins contraints
Coupable de sa sédation
On reprend la route de ses années solaires
Irrésistible à la poussée des mots
Contenus dans les seuils
Ils s'extirpent
Dans la confrontation
Entre caresse et chaos
Ils indiffèrent le plus souvent
Défaillants sans emprise
Format d'un authentique
Empreint de la zone d'ombre
Explicite et fertile
On rafistole le grabuge
Ouvert d'un isolement entendu
On prétend s'assujettir à l'unisson
Les voix solides insistent au devenir
Allaitant de surprise
L'ignorance en partage
On médite sur les innocentes découvertes
Le retour des fossoyeurs de l'ennui
Trahissent la perte
On convoque l'invisible quand transcende le lâché prise
Dans les niches vagabondes
Les sauvages rieurs chavirent
Sous les accusations d'une ivresse de survie
L'embarcation divague
Attiré dans l'insouciance des rêves marchands
Artifice sur ordonnance
Qui réchauffe les errances
Malgré la robustesse des corps
Qui s'acharnent à résister
Perdus dans des dialogues impossibles
Les enfants du soleil
Éclaireurs d'un temps trop usé
Signifient un réel qui s'éteint
Qui s'efface
Les visions s'enlisent dans l'invisible
L'insignifiant propos de l'impasse
Nourrit l'étreinte des dominants qui imposent l'histoire
Crash de la princesse superflu
La divine a perdu sa superbe
Inanimé
La grandeur lustre son prestige
La carrure à l'abandon
Sous méthadone pour éviter de souffrir
Les murmures des tubes cathodiques
En liesse dans les armures de cendre
Indifférent à l'insomnie
On sauvegarde les apparences
La déesse du temple
Danse sur le rebord du monde
Abandonnés à l'agonie des profondeurs
Cloisonnés dans des parcours
Les troupeaux dociles
Visitent les décors falsifiés
Les terriens sans couleurs
Aux corps désarticulés
Rejoignent la partie
En attendant le miracle d'un rat
D'un opéra devenu noué
tranche le texte
efface des mots
ta chambre sans mur
ouvre sur le vide
au moins le vide sincère
le texte complet
est mensonge
alors tranche
sabre
plante le bec
dans le papier
la feuille déchire-la
le cahier
désosse-le
peut-être
entendras
musique
d'un morceau vrai
vrai ?
oui vrai
soyons sombres ...
soyons clairs obscurs ...
soyons Perséphones mais pas aphones ...
donc crions ...
soyons et crions ...
le chasseur au sexe dressé et le taureau la tête au ciel sont tous les deux occupés à mourir
des époques où les chasses et les luttes étaient dignes et égales
