216.73.216.30--0.0.0.216GE
Le corps toupie
S'égare dans les plis
La chance d'un regard épongé
Désempare le doigt silence
Comme une feuille tachée de soufre
Temps usé
Les humains coffrages
Momifiés dans les combats de rue
Laissent les mots s'ébrécher
Dans l'écume ancienne
Déchargé des poussières d'épave
Le sensible
Effacé comme une erreur
Éclabousse le reste des corps tenaces
Linge gris sur le visage
Les bouches de plomb
Muselées par les plus forts
Les yeux rouges des ciels trop vifs
Voilés sur les colonnes raides
Désastre des corps lourds
Mémoire épongée de l'histoire
Imaginaire peroxyde
Visages entamés
Bulbes électrocutés
Les ondes courtes sont en vie
La contrebande des messages
Sabotés dans les manteaux de pluie
Récompensé par l'absurde
Les rêves du mutant
Brûlent dans l'utopie surchauffée
Évadés dans les cendres
Les équilibres du déshonneur
S'évaporent dans la tempête
Les sables érodent les carapaces
Libèrent les âmes méfiantes
Le désert brutal dépouille
L'esprit qui résiste
Les corps fondus
Militants pour un morceau de silence
Le vent est vif
Sauveurs d'hypnose
Promesse de vitrines lumières
Les ondes courtes se greffent sur les visages
Dans les caves du sensible
Le chiffre est docile
Les mots sont malléables
Gagner du temps
Avec le cri qui compte
Dans la vallée maquillée
La lumière des voiles qui conjurent
Les bouches remplies de terre
Comme si l'homme était sans valeur
Chef-d'œuvre d'enfumage
Haïr la mer dans la jungle quadrillée
Grisaille quotidienne dans les espaces dégonflés
Le visiteur
Réveillé dans un froid brutal
Mâché dans les coutures du temps
Témoin du fiasco périmé
La mémoire pasteurisée à l'ombre des corps
L'invisible piétine le vertige
Dévoré des marges moites
Coquille en orbite dans la moelle sensible
L'inspiré hurle son sourire
Indifférent de la farce humaine
Il murmure dans la grisaille
