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21.10.2021
[collected by M.D.]

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9.12.2024

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11.1.2016

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23.6.2022

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5.4.2021

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15.7.2008

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25.6.2013

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26.10.2021

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2.8.2021

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24.9.2024

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8.8.2017

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1.5.2017

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8.12.2021

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15.5.2011

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4.6.2012

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7.9.2011
« Anton Khmelkov était parfois horrifié par son travail et le soir, couché, écoutant le rire de Tropfime Joutchenko, il restait plongé dans une stupeur froide et lourde.
Les mains aux doigts longs et forts de Joutchenko, ces mains qui refermaient les portes étanches, semblaient toujours sales, et il était désagréable de prendre du pain dans le même panier que Joutchenko.
Quand, le matin, Joutchenko allait à son travail et attendait la venue de la colonne de détenus en provenance du quai de débarquement, il éprouvait une émotion joyeuse. Le mouvement de la colonne lui semblait d'une lenteur insupportable, sa gorge émettait une note plaintive et sa mâchoire inférieure tremblait, comme celle d'un chat en train de guetter des moineaux de derrière la vitre.
Cet homme était à l'origine de l'inquiétude qu'éprouvait Khmelkov. Bien sûr Khmelkov, lui aussi, était capable, après un verre de trop, de prendre un peu de bon temps avec une femme dans la file. Il existait un passage qu'utilisaient les membres du Sonderkommando pour pénétrer dans le vestiaire et se choisir une femme. Un homme reste un homme. Khmelkov choisissait une femme ou une fillette, l'emmenait dans un box vide et la ramenait une demi-heure plus tard. Il se taisait et la femme aussi. Il n'était pas ici pour les femmes ou l'alcool, ni pour les culottes de cheval en gabardine ou les bottes en box. Il avait été fait prisonnier un jour de juillet 1941. On l'avait battu à coups de crosses sur la tête et le cou ; il avait souffert de dysenterie ; on lui avait donné à boire une eau jaunâtre, couverte de tâches de mazout ; on l'avait fait marcher sur la neige en bottes déchirées ; il avait arraché de ses mains des morceaux de viande noire et puante sur un cadavre de cheval, il avait bouffé des rutabagas pourris et des épluchures de pommes de terre. Il avait choisi une seule chose : vivre, il ne désirait rien d'autre ; il s'était débattu contre dix morts ; il ne voulait pas mourir de froid ou de faim, il ne voulait pas mourir de dysenterie, il ne voulait pas s'écrouler avec neuf grammes de plomb dans le crâne, il ne voulait pas enfler et mourir d'un ?dème. Il n'était pas un criminel, il était coiffeur dans la ville de Kertch et personne n'avait jamais eu mauvaise opinion de lui : ni ses proches, ni ses voisins, ni ses amis avec qui il buvait du vin et jouait aux dominos. Et il pensait qu'il n'y avait rien de commun entre lui et Joutchenko. Mais parfois il lui semblait que ce qui le séparait de Joutchenko n'était qu'une broutille insignifiante ; et quelle importance avaient, après tout, pour Dieu et pour les hommes, les sentiments qui les animaient quand ils se rendaient à leur travail ? L'un était gai, l'autre ne l'était pas, mais ils faisaient le même travail.
Mais il ne comprenait pas que Joutchenko lui faisait peur non pas parce qu'il était plus coupable que lui, mais parce que sa monstruosité innée le disculpait. Alors que lui, Khmelkov, n'était pas un monstre, il était un homme.
Il savait confusément qu'un homme qui veut rester un homme sous le fascisme peut faire un choix plus facile que sauver sa vie : la mort. »
Chapitre 43 de Vie et destin de Vassili Grossman - Livre de Poche 30 321
Témoigner de l'horreur pour que ça ne se reproduise pas ? La culture pour circonscrire l'abject ?
Comment laisser chaque nouvelle génération libre de s'inventer un futur sans alourdir ses élans de nos culpabilités ?
Lui faire lire Grossmann ?
Lire !

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31.12.2007

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17.4.2017

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7.7.2012

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25.4.2017

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30.12.2021

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18.10.2010
Pouvons-nous vous prier de déclarer clairement si Dieu existe ou non ?
Monsieur, pourquoi voulez-vous le savoir ? Quelle différence cela vous ferait-il que je le déclare clairement ou non ? Je vous confirmerais dans votre croyance, ou je vous ébranlerais dans votre croyance. Si je confirmais votre croyance, vous seriez content, et vous continueriez à vivre selon vos habitudes, aimables et hideuses. Si je vous troublais, vous diriez : " Oh ! cela n'est pas important ", et malheureusement vous continueriez aussi à être tel que vous êtes. Mais pour quelle raison voulez-vous savoir ? Voilà qui est plus important que de découvrir si Dieu existe ou non. Pour connaître Dieu, Monsieur, pour connaître le réel, il ne faut pas le chercher. Si vous le cherchez, c'est que vous fuyez ce qui est; et c'est pour cela que vous demandez si Dieu existe ou non. Vous voulez échapper à votre souffrance, fuir dans une illusion. Vos livres sont pleins de divinités, chaque temple est plein d'images faites par la main; mais il n'y a pas de Dieu, parce que ce ne sont là que des évasions hors de votre souffrance. Pour trouver la réalité, ou, plutôt, pour que la réalité entre en existence, la souffrance doit cesser ; et simplement chercher Dieu, la vérité, l'immortalité, c'est fuir la souffrance. Mais il est plus agréable de discuter si Dieu existe ou non que de dissoudre les causes de la souffrance, et c'est pour cela que vous avez des livres innombrables traitant de la nature de Dieu. L'homme qui discute sur la nature de Dieu ne connaît pas Dieu, parce que cette réalité ne peut pas être mesurée, elle ne peut pas être captée dans des guirlandes de mots. Vous ne pouvez pas saisir le vent dans votre poing; vous ne pouvez pas capturer la réalité dans un temple, ni en faisant puja, ni au cours d'innombrables cérémonies. Ce ne sont là que des évasions, comme boire de l'alcool. Vous buvez, vous vous enivrez parce que vous voulez vous évader ; de même, vous allez dans un temple, vous faites puja, vous suivez des rituels ?ou ce que c'est que vous suivez ? et c'est afin de vous évader de ce qui est. Ce qui est, est la souffrance, cette perpétuelle bataille contre soi-même, donc contre un autre; et tant que vous ne comprenez pas et ne transcendez pas cette souffrance, la réalité ne peut pas entrer en vie. Donc votre interrogation au sujet de l'existence ou de la non-existence de Dieu est vaine, n'a aucun sens, ne peut mener qu'à une illusion. Comment un esprit qui est prisonnier de l'agitation quotidienne, de l'affliction et de la souffrance, qui est ignorant et limité peut-il connaître ce qui est sans limites, indicible ? Comment ce qui est le produit du temps peut-il connaître l'intemporel ? Il ne le peut pas. Il ne peut même pas y penser. Penser à la vérité, penser à Dieu est encore une forme d'évasion; car Dieu, la vérité, ne peut pas être saisi par la pensée. La pensée est le résultat du temps, d'hier, du passé ; et étant le résultat du temps, du passé, étant un produit de la mémoire, comment la pensée peut-elle trouver ce qui est éternel, intemporel, immesurable ? Comme elle ne le peut pas, tout ce que vous pouvez faire c'est libérer l'esprit du processus de pensée ; et pour libérer l'esprit du processus de pensée, vous devriez comprendre la souffrance et ne pas la fuir ? la souffrance non seulement sur le plan physique, mais sur tous les plans de la conscience. Cela veut dire être ouvert, vulnérable à la souffrance, ne pas se défendre contre la souffrance, mais vivre avec elle, l'embrasser, la regarder. Car vous souffrez maintenant. Vous souffrez du matin au soir, avec un rayon de soleil occasionnel, avec une éclaircie occasionnelle dans le ciel nuageux. Or, puisque vous souffrez, pourquoi ne pas considérer cela, pourquoi ne pas y entrer pleinement, profondément, complètement et le résoudre ? Cela n'est pas difficile. La recherche de Dieu est beaucoup plus difficile, parce que c'est l'inconnu, et vous ne pouvez pas aller à la recherche de l'inconnu. Mais vous pouvez rechercher la cause de la souffrance et la déraciner en la comprenant, en en étant conscient, non en la fuyant. Puisque vous avez fui la souffrance au moyen de différentes évasions, examinez toutes ces évasions, mettez-les de côté, et arrivez face à face devant la souffrance. En comprenant cette souffrance, il y a un affranchissement.
Krishnamurti: Dieu existe-t-il ? (Entretiens de Saanen)

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2.5.2012
Fabienne vernit, c'est beau.
Eric aux anges, joyeux.
Manon est sauvée de la noyade numérique.
Zalmaï nous parle de lui.
Tout ça forme un bel origami amical.

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1.11.2014

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4.3.2007

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21.11.2025

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2.10.2023

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5.8.2013
toy camera

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21.2.2024

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24.10.2019

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25.11.2016

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25.3.2011
cf. 2 septembre 2010

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11.7.2010
Dimanche ensoleillé emporté par une bulle de savon

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1.10.2017

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12.10.2011

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17.4.2008

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26.5.2009

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26.4.2012

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25.1.2012

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1.11.2021

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13.12.2009

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18.7.2022

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26.9.2011

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29.9.2015

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26.9.2022

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12.10.2012

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21.7.2024

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8.5.2016

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30.5.2025