La semaine uneparjour
Un été de 12 photographes
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- Arbusigny
Mon chapiteau!
Vague de bonheur.
[Elise Grandjean 20090703 Vers l'image]


Les fans de La Fontaine
[Elise Grandjean 20090702 Vers l'image]


Quatre minutes de retard….
C'est que j'ai attendu une apparition avant d'appuyer sur le déclencheur, et qu'elle a tardé sur ce coup!
[Elise Grandjean 20090701 Vers l'image]


C'est à se demander qui s'amuse le plus…
[Elise Grandjean 20090630 Vers l'image]


Activité badine
[Elise Grandjean 20090629 Vers l'image]


Message Crypté
[Elise Grandjean 20090628 Vers l'image]


Ombres filées
[Elise Grandjean 20090627 Vers l'image]


Dans la peau du poisson - 16.5
[Elise Grandjean 20090626 Vers l'image]


Plus de douze heures plus tard, dans le parc redevenu lumière, un petit bateau à la dérive porta son message de naufrage.
[Elise Grandjean 20090625 Vers l'image]


Déménagement
[Elise Grandjean 20090624 Vers l'image]


Passage fugitif
[Elise Grandjean 20090623 Vers l'image]


Folie
[Elise Grandjean 20090622 Vers l'image]


Cousine à la plage, serrant tendrement son cousin qui est également le mien et qui prit un étrange déjeuner le 2 mai dernier.
[Elise Grandjean 20090621 Vers l'image]


Chloé
[Elise Grandjean 20090620 Vers l'image]


HOP!
Continue,
Je t'attends.

Murmura l'araignée.
[Elise Grandjean 20090619 Vers l'image]


Cousins en pijama(s)
[Elise Grandjean 20090618 Vers l'image]


Commerce florisant
Et photo volée.
Merci Lapin!
[Elise Grandjean 20090617 Vers l'image]


Boire la lune… Un jour, je comprendrai.
[Elise Grandjean 20090616 Vers l'image]


Repérés!
[Elise Grandjean 20090615 Vers l'image]


Cousin quadrillé
[Elise Grandjean 20090614 Vers l'image]


STOP!
Réveille-toi,
J'arrive.

Cria l'araignée.
[Elise Grandjean 20090613 Vers l'image]


Retour
[Elise Grandjean 20090612 Vers l'image]


Acrobate suspendu
en équilibre instable,
entre la vie et la mort.
[Elise Grandjean 20090611 Vers l'image]


'Alors ça avance, ces maths?'
[Elise Grandjean 20090610 Vers l'image]


Plus que trois
[Elise Grandjean 20090609 Vers l'image]


Polémique
Le doute s'insinue doucement. Quelle école suivre?
[Elise Grandjean 20090608 Vers l'image]


Tention
Pendus à nos lèvres, tendant l'oreille vers cette musique céleste que nous allons leur offrir, tous se taisent et attendent.
[Elise Grandjean 20090607 Vers l'image]


Vallée de Joux
Origines enfouies dans les eaux argentées de ce petit lac.
[Elise Grandjean 20090606 Vers l'image]


8h17
[Elise Grandjean 20090605 Vers l'image]


Regard
[Elise Grandjean 20090604 Vers l'image]


Balcon
[Elise Grandjean 20090603 Vers l'image]


Brides imperméables jettées au vent
[Elise Grandjean 20090602 Vers l'image]


Examens
Aujourd'hui,
je me suis fait une salopette.
[Elise Grandjean 20090601 Vers l'image]


Corps suspendu
Théâtre-Cirqule
[Elise Grandjean 20090531 Vers l'image]


Recousue
Blessures à jour
Béantes à refermer
Survie
[Elise Grandjean 20090530 Vers l'image]


Pieds
[Elise Grandjean 20090529 Vers l'image]


Mains
[Elise Grandjean 20090528 Vers l'image]


l'Attente
[Elise Grandjean 20090527 Vers l'image]


Elle
[Elise Grandjean 20090526 Vers l'image]


5h09 - Le réveil premier
[Elise Grandjean 20090525 Vers l'image]


Carottes nouvelles
Et bon anniversaire, PH!
[Elise Grandjean 20090524 Vers l'image]


7h02 - Le réveil d'après
[Elise Grandjean 20090523 Vers l'image]


Sous l'arbre de l'orage
[Elise Grandjean 20090522 Vers l'image]


Soeurs
[Elise Grandjean 20090521 Vers l'image]


Tiberiu Ioam
C'est fou ce que parfois une conversation silencieuse peut apporter de plus…!
[Elise Grandjean 20090520 Vers l'image]


Elle aimerait bien pouvoir déjeuner en paix
[Elise Grandjean 20090519 Vers l'image]


Un jour
Souvenir d'un plus lointain mais qui est par lui-même réel
[Elise Grandjean 20090518 Vers l'image]


Litérature
J'aime Petzi.
[Elise Grandjean 20090517 Vers l'image]


Déclin solaire et visite du vent
Une souris s'enfuyant, un poulpe qui montait la garde, un petit écureuil blessé, un chien à chapeau, une libellule coquette, trois ou quatre chats et une corneille en cage!
[Elise Grandjean 20090516 Vers l'image]


Créer
[Elise Grandjean 20090515 Vers l'image]


Le chat
[Elise Grandjean 20090514 Vers l'image]


Trou de lumière
[Elise Grandjean 20090513 Vers l'image]


Sismondi
[Elise Grandjean 20090512 Vers l'image]


Page
[Elise Grandjean 20090511 Vers l'image]


la pluie arrive
[Elise Grandjean 20090510 Vers l'image]


Genève
[Elise Grandjean 20090509 Vers l'image]


Sismondi
[Elise Grandjean 20090508 Vers l'image]


Visages du jour,
le bougon et le sacrifié,
la brute et la momie,
le bourreau et la victime.
[Elise Grandjean 20090507 Vers l'image]


Cousin au théâtre, surpris.
[Elise Grandjean 20090506 Vers l'image]


Plus rien à en tirer, ce n'est qu'un tas de ferrailles oubliées.
'J'essaye une dernière fois avec mon flash d'éveiller le soleil endormi, puis abandonne et laisse à la nuit ses droits.
Le jour ne se lèvera pas par moi seul, je l'ai compris.'
[Elise Grandjean 20090505 Vers l'image]



[Elise Grandjean 20090504 Vers l'image]


'Dis-moi, jeune apprentie, les Hommes peuvent-ils voler?'
P.B.
[Elise Grandjean 20090503 Vers l'image]


Cousin à son petit déjeuné de 11h33
Il m'a quand même avoué que c'était la première fois qu'il mangeait du Gruyère trempé dans de la moutarde au miel pour son premier repas du jour. Rassurant..?
[Elise Grandjean 20090502 Vers l'image]


Chant
[Elise Grandjean 20090501 Vers l'image]


Contemplatif
[Elise Grandjean 20090430 Vers l'image]


Eveil surpris
[Elise Grandjean 20090429 Vers l'image]


Laisser une trace
[Elise Grandjean 20090428 Vers l'image]


L'homme en pantoufles m'a offert la photo du jour
Et un sourire.
[Elise Grandjean 20090427 Vers l'image]


Juste deux secondes!
Juste deux secondes et je remet le masque, ne dites rien mais s'il vous plaît, deux petites secondes…!
[Elise Grandjean 20090426 Vers l'image]


Du sang!
[Elise Grandjean 20090425 Vers l'image]


Le visage de Genève
[Elise Grandjean 20090424 Vers l'image]


Cousine aux lunettes
[Elise Grandjean 20090423 Vers l'image]


Cousin aux bretelles et à la cornemuse, sans bretelles ni cornemuse
Com quoi…
[Elise Grandjean 20090422 Vers l'image]


Morceau de princesse un peu moins à son balcon
[Elise Grandjean 20090421 Vers l'image]


Princesse à son balcon
[Elise Grandjean 20090420 Vers l'image]


Cousine à la Passoire
[Elise Grandjean 20090419 Vers l'image]


Neûch - Exposition 'Parce queue'
[Elise Grandjean 20090418 Vers l'image]


En tant que gamine bornée
[Elise Grandjean 20090417 Vers l'image]


Lumière de fin du jour
[Elise Grandjean 20090416 Vers l'image]


Froide fierté
[Elise Grandjean 20090415 Vers l'image]


Lien en mouvement
[Elise Grandjean 20090414 Vers l'image]


Envol
[Elise Grandjean 20090413 Vers l'image]


Souffle
[Elise Grandjean 20090412 Vers l'image]


Larme
[Elise Grandjean 20090411 Vers l'image]


Vendredi Saint
J'étais allongée dans l'herbe, entourée de fleurs et baignée de soleil,
j'aurais dû être heureuse.
A un détail près,
Un infime détail.
Un petit cadavre froid roulé en boule sur ma poitrine.
Un petit trou noir m'étouffant le coeur.

Mon rat, mon rat mon rat!

Quand j'entre dans ma chambre, aucun bruit de grignotement sous les meubles. Aucune boule de poil ne se lançant à l'assaut de mon pantalon dans le but d'explorer mon oreille avec son museau humide. Aucun rongeur s'enfuyant sous mon lit emportant un objet volé à déguster en paix. Aucun son de petites pattes courant, grimpant, sautant, pas de bruissement de duvet, pas de couvre lit qui bouge.

Un silence de mort.
Une solitude de mort.

Rat!

Ma Kisdi, Mon insupportable petite peste,
Mon rat!
[Elise Grandjean 20090410 Vers l'image]


Neige de Printemps
[Elise Grandjean 20090409 Vers l'image]


Sismondi
[Elise Grandjean 20090408 Vers l'image]


Mériter son repos
[Elise Grandjean 20090407 Vers l'image]


Sismondi,
Pirogue égyptienne
[Elise Grandjean 20090406 Vers l'image]


Vogues - Lynda Lemay
Quand on sait qu'ça existe,
Quand on connaît l'bonheur
Tout le reste semble triste
Tout le reste fait peur

Quand on a plongé là
Qu'on s'est prit la fraîcheur
En pleine gueule, à plein bras
On veut plus être ailleurs

Quand on connaît le ciel
Vu d'en bas, vu d'la mer
Quand on s'poudre au gros sel
Sous le fouet du grand air

Quand on sait comme c'est bon
D'se nettoyer l'esprit
En plein vent, sur le pont
D'un flottant paradis

On s'dit qu'on aimerait bien
Se les prendre là,
Nos petits pieds marins
Et notr'coeur fou d'joie

On s'dit qu'on voudrait bien
Ne jamais revenir
Voguer jusqu'à la fin
Voguer

Quand on sort de la ville
Où le stress nous écrase
Qu'on s'retrouve tranquille
Sur cette chose turquoise

Qui n'est pas trop farouche
Qu'a des frissons dans l'dos
Aussitôt que la touche
Le ventre d'un bateau

Moi jcroyais que les voiles
Ça n'servait qu'aux bonnes soeur
Et qu'aux mariées qui chialent
Avec leurs bouquets d'fleurs

Jcroyais pas qu'ça pouvait
Nous faire glisser plus loin
Qu'ces horreurs qu'on s'promet
Et qui mènent au chagrin

Jme dis que j'aimerais bien
Me les prendre là
Mes petits pieds marins
Et mon coeur fou d'joie

Jme dis que jvoudrais bien
Ne jamais revenir
Voguer jusqu'à la fin

Jvis d'eau fraîche et de criques
Je connais le bonheur
J'ai quelqu'un d'magnifique
À la barre de mon coeur

Heureusement, j'ai plongé
Jme suis pris sa fraîcheur
En pleine gueule, et ça y est
je n'veux plus être ailleurs

Puisque j'ai vu le ciel
Vu du fond d'ses bras
Puisque la vie n'est belle
Que depuis ce voyage-là

Jme dis que jvoudrais bien
Ne jamais revenir
Voguer jusqu'à la fin
Voguer puis mourir
[Elise Grandjean 20090405 Vers l'image]


Ineoìn
…Elle est partie.
[Elise Grandjean 20090404 Vers l'image]


Cascade
[Elise Grandjean 20090403 Vers l'image]


Quand le ciel ne nous offre aucune couleur, à nous de les créer!
[Elise Grandjean 20090402 Vers l'image]


Radiateur Perplexe
[Elise Grandjean 20090401 Vers l'image]


Je me demande d'où peut bien me venir le sentiment qu'ils se ressemblent.
Le cheval et l'hippocampe, bien sur.


Pompong!
[Elise Grandjean 20090331 Vers l'image]


C'est facile de se venger sur une rose, juste parce qu'elle y a assisté passivement!
Ouai c'est facile. Mais c'est rigolo, aussi.



Pis d'abord je m'en fiche.
[Elise Grandjean 20090330 Vers l'image]


Versoix
[Elise Grandjean 20090329 Vers l'image]


Chêne-Bougeries
Julian, l'homme-violon qui nous invente des Ombres.
[Elise Grandjean 20090328 Vers l'image]


Entre un avant et un après
laissé au hasard.
[Elise Grandjean 20090327 Vers l'image]


Noyés dans leur jus, agonisants,
Tendance Zoé
[Elise Grandjean 20090326 Vers l'image]


Fin d'une riche journée, bien compressée et colorée!
[Elise Grandjean 20090325 Vers l'image]


Artiste?
Le Poulpe des maths vous souhaite un joyeux Zomël!
[Elise Grandjean 20090324 Vers l'image]


Migration
Notre manière de percevoir le monde dépend-t-elle de la manière du monde de nous percevoir?
[Elise Grandjean 20090319 Vers l'image]


Plongée dans sa lecture, elle lève la tête, soudain inquiète. A-t-elle sentit la présence du terrible serpent à sornettes s'apprêtant à la dévorer?
[Elise Grandjean 20090318 Vers l'image]


Repos
[Elise Grandjean 20090317 Vers l'image]


Abandonnée
Il s'en et allé, la remettant au lendemain.
Alors, fragilisée de sa solitude,
Un souffle de vent l'a fait basculer,
Et elle est tombée.

Je la ramasse et la replace sur son métal froid.
Tu l'oublieras pas, hein?
Tu reviendras, demain?
[Elise Grandjean 20090316 Vers l'image]


Lyon- Au revoir, et Merci!
Porte-toi bien, Wal!
[Elise Grandjean 20090315 Vers l'image]


Lyon- Impossyble
[Elise Grandjean 20090314 Vers l'image]


S'enfuir par une photo
[Elise Grandjean 20090313 Vers l'image]


Je te donne…
Ou pas?
[Elise Grandjean 20090312 Vers l'image]


Vue d'en bas…
…Encore.
[Elise Grandjean 20090311 Vers l'image]


Petit Artiste, devenu grand.
[Elise Grandjean 20090310 Vers l'image]


Pas la peine de faire cette tête, Troll, elle esayait juste de s'envoler….
Avant de se rendre compte qu'elle était debout sur un escabeau, empêtrée dans de stupides lois physiques et morales.

Un jour, j'y arriverai.
[Elise Grandjean 20090309 Vers l'image]


Unicycliste
[Elise Grandjean 20090308 Vers l'image]


Chambre,
Semée de fées et d'étoiles, je te reconnais bien là!
[Elise Grandjean 20090307 Vers l'image]


Unicyclistes
[Elise Grandjean 20090306 Vers l'image]


Etoilée
[Elise Grandjean 20090305 Vers l'image]


Notre Schtroumpf Coquet,
Ou 'L'oeuf'.
[Elise Grandjean 20090320 Vers l'image]


Fenêtre ouverte, appel muet ou message crypté? …Ou les trois?
[Elise Grandjean 20090321 Vers l'image]


Eux.
Méfiance animale
[Elise Grandjean 20090322 Vers l'image]


Printemps
-et arrivée.
C'est partit pour le retour dans le temps!
[Elise Grandjean 20090323 Vers l'image]


Genève - 13 heures 08
Dans la jungle des Pâquis, Sissi!
[Francis Traunig 20090702 Vers l'image]


Genève - 22 heures 40
A cheval sur nos motos, dans les dunes de sable de Mauritanie, Gerlof et moi rêvions de glaces au chocolat. A la rue des Eaux-Vives, ce mercredi soir, avec nos montagnes de glaces au chocolat nous rêvons des dunes de sable de Mauritanie.
[Francis Traunig 20090701 Vers l'image]


Genève - 18 heures 21
Agir sans parler ? Parler d’agir ? Agir en parlant ? Parler ou agir ? Ou se la coincer, simplement, et agir?
[Francis Traunig 20090630 Vers l'image]


Genève - 16 heures 32
Peindre ? Un peu de couleur, une feuille de papier…
[Francis Traunig 20090629 Vers l'image]


Genève - 19 heures 36
Rare. Croisé un dinosaure argentique. Ca m'a fait tout flou.
[Francis Traunig 20090628 Vers l'image]


Genève - 21 heures 51
Dans la poche de mon veston, Putain de Mort, le récit du voyage dans l’enfer de la guerre du Vietnam de M.H. Autour de moi la fête bat son plein, certains sont bourrés, traînent les pieds en promenant leur verre de bière qui leur coule sur les doigts. D’autres vont à la chasse au sourire avec le leur affûté, harpon de baleinière enrobé de miel, d’autres encore poussent la poussette comme s’ils poussaient la tondeuse. Dans ma poche, dans mon livre, ça mitraille, saute, explose, dégomme. Je sens les mots me faire vibrer la carcasse, donne une tape sur le bouquin au fond de ma veste pour qu’il se calme. Le tchoc tchoc des hélicoptères qui crachent le feu pour anéantir la vie se confond avec la basse du groupe qui joue sur la grande scène. Passe T., le poète musicien, courbé en deux comme s’il recherchait un trou pour s’y lover. Tchoc tchoc, effluves de cuisine indienne qui s’entortillent à l’âpre odeur d’un joint, joie d’être là, de voir les mômes en rase mottes faire les hirondelles, de retrouver une vieille connaissance perdue de vue à la fin du siècle passé. "Santé, Ca va ? Ca va !" Tchoc, tchoc, la basse toujours. Puis merde, une image insoutenable, sort du livre, remonte le long de la poche avec l’obstination d’un insecte, tire sa phrase, fusée éclairante - tiens, mais de Dieu ce qu’elle a vieilli, Salut ! Salut - ce Marine’s qui… non, je refoule. Il fait si beau, l’odeur de tilleul prend le dessus, j’enlève ma veste, ne plus sentir le livre, l’oublier. Me lève, me tourne vers trois jeunes filles. Une de ces trois donzelles est la reine du cake à la banane. Deux des trois sont psychologues. Et toutes les trois, quand elles sont en goguette, rien ne les arrête…et c’est la fête aux Cropettes !
[Francis Traunig 20090627 Vers l'image]


Genève - 16 heures 35
Sarracénie pourpre carnivore au café…
[Francis Traunig 20090626 Vers l'image]


Entre Wil et Wattwil - 15 heures 53
Si loin de Wattwil et de ses charmes bucoliques - qu’il ne verra d’ailleurs jamais - seul avec lui-même, il agonise, fait défiler le film de sa vie sur le drap blanc de son lit d'hôpital, regrette peut-être de ne pas avoir su rester ce qu’il était, enfant, lui qui n’était ni homme, ni femme, ni blanc, ni noir, lui qui rêvait d’être tout à la fois, immortel, émouvoir tout le monde, être Peter Pan, Papa, mari, un industriel du divertissement, il termine son immense carrière en capitaine de pédalo perdu sur les eaux troubles du liquide séminal de ses rêves, bref, dans ce petit tortillard bruyant de rase campagne, en arrivant enfin à Wattwil, personne ne pouvait imaginer que le King de la Pop allait mourir forever…
[Francis Traunig 20090625 Vers l'image]


Genève - 18 heures 33
Peut-être un peu à la fois Pégase, Rossinante et Bucéphale, le scoot de Mathias n'est en tout cas pas un boguet - ça c'est sûr.
[Francis Traunig 20090624 Vers l'image]


Pévondavaux - 22 heures 07
…déjà…
[Francis Traunig 20090623 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 56
J’aperçois un bourdon, manœuvrer serré, tanguer dans le vent, dans la bise qui cravache et s’arrimer à une grappe de fleurs du tilleul qui s’ébouriffe les odeurs. Je dégaine, m’enfile sous les ramures, pour photographier. L’insecte me balade, monte descend, m’échappe. Un autre arrive. Me frôle l’oreille, et se colle contre une fleur. Je le colle. Flou. Le suis. Il se colle, je le colle. Flou encore. Quel boulot ! Les voisins doivent se dire : « Tiens le voisin se prend pour un bourdon, il pollinise ». Mais il m’en faut plus pour abdiquer. Encore un bourdon, à moins que ce soit le même, zigzague entre les branches. Je m’approche, et là, stupéfaction, c’est sur un escargot que je tombe, collé à une feuille du tilleul.

Invraisemblable méprise: en voulant faire le bourdon, le gastéropode se retrouve suspendu dans le vide.

Tirer une morale de cette histoire? On est tous une fois ou l’autre, gastéropode dans un cul de sac, à côté de la plaque. On voit la cime d'un arbre caresser une étoile et, trop rapidement, on pense qu’il suffit d’y grimper pour la toucher…
[Francis Traunig 20090622 Vers l'image]


Genève - 18 heures 12
Comme Mouammar Kadafi, François, jamais ne se déplace sans ses amazones.
[Francis Traunig 20090621 Vers l'image]


Genève - 19 heures 55
Le Deambulatör Orchestra et Sophie Solo font fondre l'asphalte.
[Francis Traunig 20090620 Vers l'image]


Genève - 09 heures 57
Petit choix de légendes :

Il a fait chaud aujourd'hui.

Le baiser du pot de fleur à l’occiput.

Le retour de la météorite du Yucatan.

Le snapp shot (manqué) du lancer de balle par la main de Dieu.

Ca n'arrive qu'aux autres.

Quand l’absurde triomphe de lui-même en nous empêchant de photographier son rire.

Les fleurs qui rêvaient de voler.
[Francis Traunig 20090619 Vers l'image]


Nyon - 20 heures 46
L’affection, terreau du savoir vivre ensemble, oxygène du cœur !
[Francis Traunig 20090618 Vers l'image]


Genève - 19 heures 04
…du fil à retordre.
[Francis Traunig 20090617 Vers l'image]


Genève - 17 heures 37
On a eu, lui et moi, au même moment, la même envie… s'humecter les cordes vocales pour mieux pépier.
[Francis Traunig 20090616 Vers l'image]


Genève - 20 heures 29
Entêtante odeur d’humus dans les plis de la pelouse. Douce. Dans les arbres, les oiseaux fanfaronnent. Quelques glandus pik nik, joyeux, boivent au goulot la sève du jour avant qu’il ne soit plus. D’autres flânent, sans destinations, d’autres encore semblent chercher - avec une molle conviction - quelque chose dont ils auraient oublié le nom.

Au milieu de si peu, tout à coup, procession de trois femmes qui portent comme en offrande au ciel, un laptop ouvert. C’en est trop, je bondis, veux savoir. A mon bonjour, un Holà, et s’embraye une conversation en espagnol. Elles m’apprennent qu’elles sont connectées avec le Pérou, et qu’à leur correspondant, à travers l’œilleton de la Webcam intégrée, elles montrent ce si joli bord de lac… et c’est définitivement, ce soir-là, que je me suis senti emporté par le nouveau millénaire, et en faire partie.
[Francis Traunig 20090615 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 16
Mais que retient on des livres que l'on lit?

Leur titre?
[Francis Traunig 20090614 Vers l'image]


Genève - 19 heures 37
Yes indeed! History depends on who wrote it…
[Francis Traunig 20090613 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 14
Couple!

Il y en a toujours un qui aime plus que l'autre.

Mais lequel ?
[Francis Traunig 20090612 Vers l'image]


Genève - 18 heures 50
Vrainissage des œuvres d’Emmanuel Mottu chez Hors-Jeu.
[Francis Traunig 20090611 Vers l'image]


Genève - 15 heures 31
Rencontre avec un Le Clézio's fan. Ou quand les affinités s'affûtent mutuellement.
[Francis Traunig 20090610 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 41
Le môme plante son regard dans le mien. Farouche. Je ne dis rien, ne bouge pas. Nous nous fixons, c’est interminable. Je tiens le dernier livre de Kertész dans la main, bois un thé, en revenant sur une phrase en dernière de couverture qui m’a fait acheter le livre : …nous devons nous dire clairement qu’aucun totalitarisme de parti ou d’état n’est possible sans discrimination, or la forme totalitaire de la discrimination est nécessairement le massacre, la tuerie de masse.

Mon mutisme semble donner au môme l’envie de tenter un deuxième essai. Il tourne sur lui-même en raclant sa béquille sur le sol et me refait face. Il tend son gobelet sous mon nez, et tapote sur une attelle misérablement sale qui lui enserre la jambe.

Je repense à cette femme assise devant l’UBS, à sa sébille que shoot de rage le joueur d’orgue de barbarie dépossédé de son territoire. De mon intervention, des insultes qui s’ensuivent, de la violence en crue, des menaces que m’adresse le barbu joueur d’orgue.

Je repense à ce jeune qui mendie, tout sourire déployé, qui se fait remettre en place par un hochement de tête et qui tend la main vers le walkman de celui qui venait de lui refuser l’aumône – qui cette fois-ci explose de rage.

Je repense à cet autre qui se fait chasser à coups de balai des escaliers de la poste.

A l’arrogance des uns : « Fous le camp ! Retourne chez toi… Casse-toi d’ici, casse-toi ».

Et des autres : « Moi mangé, moi faim, fil d’pute, salopé… ».

Il est toujours là, opiniâtre. Emmêlement d’empathie, de compassion, de confusion. Au même moment, un moineau plonge sur la table, se saisit des restes d’un biscuit et s’envole. Arrive la patronne des lieux, demande au jeune roumain de partir, il rengaine son gobelet et se traine vers le café d’à côté.

« Décidément on ne vous laisse pas lire tranquillement… ».
[Francis Traunig 20090609 Vers l'image]


Genève - 22 heures 17
Percée des Verts aux européennes. En Suisse aussi !
[Francis Traunig 20090608 Vers l'image]


Vandoeuvres - 12 heures 55
[Francis Traunig 20090607 Vers l'image]


Genève - 09 heures 59
Super Robert - ici démontrant sa force - veut épauler la Police Municipale pour rétablir l’ordre et la dignité dans le quartier des Pâquis. La légende dit qu’il serait le fils illégitime d’un politicien (qui, dans les années soixante, aurait traduit le Kama-Sutra en suisse allemand) et d’une prostituée spécialiste de Hegel, (et de sa philosophie représentative de l’idéalisme teuton).

Super Robert cherche par tous les moyens possibles à transgresser les attentes de ses parents. Et on l’a souvent vu soulever des voitures de police en criant chaque fois : « Regarde Papa ! regarde maman !, regardez comme je suis fort…»
[Francis Traunig 20090606 Vers l'image]


Meyrin - 21 heures 59
L’énergie produite par certains musiciens en concert est probablement supérieure à celle nécessaire pour faire fonctionner leur bastringue. On devrait penser à la récupérer pour la réinjecter dans le réseau électrique.
[Francis Traunig 20090605 Vers l'image]


La Praille - 14 heures 06
L'ami CHE et sa nouvelle rotative Heidelberg à un million.
[Francis Traunig 20090604 Vers l'image]


Vandoeuvres - 20 heures 14
Il y a des circonstances où une troisième main serait vachement utile…
[Francis Traunig 20090603 Vers l'image]


Genève - 10 heures 29
Vu un ange pratiquer le saut à l’élastique au cas où ses ailes le laisseraient tomber.
[Francis Traunig 20090602 Vers l'image]


Troinex - 21 heures 42
[Francis Traunig 20090601 Vers l'image]


Prévondavaux - 15 heures 55
[Francis Traunig 20090531 Vers l'image]


Prévondavaux - 15 heures 51
[Francis Traunig 20090631 Vers l'image]


Genève - 14 heures 97
Voisines forever.
[Francis Traunig 20090530 Vers l'image]


Entre Bâle et Olten - 14 heures 38
Hic sunt leones.
[Francis Traunig 20090529 Vers l'image]


Nagold bei Stuttgart - 14 heures 31
Zone industrielle : Quand la laideur, au nom de la fonction, ravage le paysage.
[Francis Traunig 20090528 Vers l'image]


Genève - 18 heures 48
[Francis Traunig 20090527 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 48
Un beau jour, oui, je me ferai un sandwich avec mon cordon ombilical. Je passerai à l'acte pour prendre mon envol à cheval sur Pégase.
[Francis Traunig 20090526 Vers l'image]


Choulex -
Un beau jour je me ferai un sandwich avec mon cordon ombilical et, oui, prendre mon envol à cheval sur Pégase.
[Francis Traunig 20090526 Vers l'image]


Genève - 17 heures 48
[Francis Traunig 20090525 Vers l'image]


La Savonnière - 18 heures 47
Au Finistère du temps libre.
[Francis Traunig 20090524 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 01
Marie-Claire, c’est pas très joli comme tu relèves les jupons de ton magazine pour vendre ta salade putassière ! Marie-Claire qu’est ce que tu va nous servir au prochain coup ? Parce que tu vas nous lasser, nous lecteurs, si tu vas pas y mettre un peu de surenchère, et nous embarquer un peu plus loin à chaque fois. Quelques propositions de reportages pour ne pas que s’effrite l’intérêt du lecteur-client :

« Les bons coups au sein de l’église. »
« J’ai sodomisé mon chat et ça m’a sauvé de la dépression. »
« Mon amant jardinier m’a fait une tartiflette avec les poils du cul .»
« J’appelle Maman après l’amour et lui raconte. »
« Quand je déprime, je m’enfonce… »

Etc…

Marie-Claire, faut que je te laisse, je dois vider le lave-vaisselle.
[Francis Traunig 20090523 Vers l'image]


La Capite - 20 heures 17
Petite leçon de portrait d'ados :

Les deux minettes - dans les bords du cadre - ont déjà posé une multitude de fois pour moi. Pour les convaincre il me faut déployer une batterie d’arguments hyperboliques pour qu’elles cèdent - tout particulièrement ma fille qui balayent mes velléités par un « …lâches-nous papa, reviens demain si tu veux… ». Je cravache mon osbtination parce qu’une image prise vaut mille fois plus que le regret de ne pas avoir déclenché. Alors, tout assuré de mon autorité paternelle, je me lance dans la course aux arguments, prends des postures incongrues, toujours renouvelées pour ne pas lasser, pour surprendre.

On voit clairement que mes arguments de père photographe (abusif) touchent variablement sinon qu’ils ont déjà éprouvé le portraituré ou pas.

Moralité : pour recevoir il faut savoir éclabousser - mais juste ce qu’il faut pour ne pas fâcher. La pratique du portrait d’ados est énergétivore, demande des arguments qu’on prendra soin de préparer à l’avance, arguments qui risquent d’être balayés s’ils ne paraissent pas spontanés. Si la tension chez l’ado tombe, il faudra agiter les bras, distraire sa pensée aussi vive est imprévisible qu’un torrent de haute montagne. Faire attention surtout de ne rien promettre qu’on ne puisse honorer. A cet âge, l’opiniâtreté est souvent le fer de lance d’une mémoire redoutable. Si rien de toutes ces postures ne les impressionne, ne surtout pas faire semblant de vouloir laisser tomber, l’ado va immédiatement en profiter pour vous arracher l’appareil photo des mains et tirer de vous un portait pitoyable.

Et c’est bien connu, les photographes détestent être photographiés.
[Francis Traunig 20090522 Vers l'image]


Choulex - 15 heures 34
Laper la lolette, le nichon de maman avant d’être lapé par Claudette - tout ça est arrivé à un ami cher qui s'en souvient à chaque fois qu'il lape son assiette.
[Francis Traunig 20090521 Vers l'image]


Genève - 13 heures 40
Autoportrait du tatouage d’une autoconnerie.
[Francis Traunig 20090520 Vers l'image]


Genève - 09 heures 34
…l’accordéon en éventail, à cheval sur le barrissement joyeux de la trompette, aspire du jaune et recrache tout bleu…
[Francis Traunig 20090519 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 13
Ce 18 mai, quelle journée!
[Francis Traunig 20090518 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 09
Qu'est ce que vous faites?

On surfe sur le net pour organiser des vacances de surf à Biarritz.

Trait d'humour de la génération Brice de Nice.

Cassé!
[Francis Traunig 20090517 Vers l'image]


Genève -
[Francis Traunig 20090516 Vers l'image]


Genève - 15 heures 17
Licencions

les patrons

qui se font des couilles des couilles

en or!

Licencions les patrons !
[Francis Traunig 20090516 Vers l'image]


Genève - 16 heures 08
Oser. Merde !

Si j’avais su j’aurais acheté des UBS à 10 alors qu’elles sont à 17. Si j’avais su que l’andropause est à l’homme ce que l’eau est au carbure, je me serai mis au champagne plus vite. Si j’avais su que sous sa jupe elle cachait le Vésuve, j’aurais tout de suite sorti mon déguisement de pompier. Si j’avais su qu’il suffit de dire oui quand on ne pense pas le contraire, je me serais simplifié la vie. Si j’avais su qu’une femme quand elle dit bleu, pense à l’arc-en-ciel, je lui aurais répondu, je n’en pense pas moins, cependant. Si j’avais su qu’au fond de moi niche la bête, je l’aurais appelé Kiki.

Bref, si j’avais su que pour oser il suffit d’oser, j’aurais arrêté de cafouiller dans les nénuphars.
[Francis Traunig 20090515 Vers l'image]


Genève - 12 heures 40
Nous nous sommes déjà souvent effleurés du regard mais je ne savais pas qu'elle s'appelait Sissi…
[Francis Traunig 20090514 Vers l'image]


Genève - 12 heures 31
…mais si Dieu parle, il parle quoi? l'américain ou le swahili?
[Francis Traunig 20090513 Vers l'image]


Bienne - 14 heures 11
Entre potes …
[Francis Traunig 20090512 Vers l'image]


Bienne - 14 heures 11
Entre potes …
[Francis Traunig 20090512 Vers l'image]


Genève - 10 heures 17
Faire suinter le murmure…
[Francis Traunig 20090511 Vers l'image]


Genève - 10 heures 17
Faire suinter le murmure.
[Francis Traunig 20090511 Vers l'image]


Marchissy - 16 heures 34
Masque Dan en balade dans le pays de Vaud.
[Francis Traunig 20090510 Vers l'image]


Dardagny - 22 heures 14
Au fin fond du far West genevois, dans la salle polyvalente d’un village viticole, un Big Band survolté nous chauffe le sang.
[Francis Traunig 20090509 Vers l'image]


Genève - 08 heures 59
…la lumière prise au piège dans le linceul des ténèbres agonise en battant des ailes.
[Francis Traunig 20090508 Vers l'image]


Genève - 18 heures 54
…rien n'est moins sûr que l’affection de Micha pour Barnabé ne passe pour une atteinte à la dignité de l’animal, sinon qu’il est répréhensible de faire sentir à un chien qu’il a été domestiqué au détriment de sa nature propre, que de le tenir en laisse pourrait empêcher sa socialisation avec ses congénères canins, que de l’abrutir constamment avec des sobriquets ne le rende définitivement dépendant d’un maître.

Tu ne trouves pas ma chérie ? mon lapin…
[Francis Traunig 20090507 Vers l'image]


Genève - 07 heures 48
Martine, en sandwich pendant 25 ans entre la carte grise et le permis de conduire de Marius, inexorablement joyeuse.
[Francis Traunig 20090506 Vers l'image]


Genève - 14 heures 57
Jeune fille au pair de la région de Dübendorf écrasée par une météorite dans l'abribus du Pont-de-l'Ile. Il y a dix ans certains passants auraient sans doute ouvertement dit : « C’est bien fait ! ». Le mépris du romand envers le suisse-allemand n’est heureusement plus aussi marqué qu’à la fin des années quatre vingt dix et se traduit aujourd’hui par de la simple indifférence.
[Francis Traunig 20090505 Vers l'image]


Genève - 16 heures 37
Dans le taffetas d'une rencontre où se percutent le "…mais que me veut-il?" avec le "…qui c'est ce type?", rencontre que clôt le clic au milieu d'un vague sourire.
[Francis Traunig 20090504 Vers l'image]


Essertines - 13 heures 39
L'ange et l'abeille au championnat de trampoline d'Essertines.
[Francis Traunig 20090503 Vers l'image]


Genève - 09 heures 13
…alors planant dans les limbes, a cheval sur une pensée polissonne, au moment ou j’allais sauter les quatre dernières marches de l’escalier de la poste, comme je le fais tous les matins pour maintenir la forme, un chien, le regard plein de compassion, plus humain que celui de cet enragé qui criait hier matin, presque au même endroit : « Ta mère est une chienne, fils de pute, je t’encule pédé… », ce regard canin, donc, fait tanguer mes sentiments et m’arrêter net. Les yeux de la bête en laisse me tourneboulent. Après une brève hésitation je la libère, elle me lèche la main, bat de la queue et me colle aux basques. Je suis flatté par cette allégeance mais aussi un peu inquiet de ce que pourrait penser son maître s’il nous voyait faire ami ami. Au même moment, par un hasard extraordinaire, passe l’enragé d’hier qui vomissait ses insultes sur quelqu’un que, d’ailleurs, je n’avais pas vu. Sans hésitations, sans savoir ce qui m’a pris, je crie : « Attaque, attaque !!! » à mon nouvel ami en pointant l’insultant du doigt. Le chien devenu fauve bondit et plante ses dents dans les couilles de l’homme qui crie : « Pardon ! Pardon ! ». Il détale avec la bête suspendue à l’entrejambe. Une dame, derrière moi, avec une voix flûtée appelle : « Youky, Youky, revient… »
[Francis Traunig 20090502 Vers l'image]


Genève - 18 heures 40
J'entends rire fort un homme. Lui demande de pouvoir le photographier. "Faudra que tu payes pour ça!". Je lui ai donné deux francs. Il a ri plus fort encore .
[Francis Traunig 20090501 Vers l'image]


Genève - 12 heures 19
Reconquérir les territoires perdus. A coups de chaises.

Ne plus se plaindre de la merdification du petit écran. Eteindre.

Donner. A ceux qui agréent en souriant.

Faire au moins une fois l’amour à un(e) ramoneuse(eur) dans sa vie. Pour ne rien regretter.

Prendre le soleil. Là où il s’offre.
[Francis Traunig 20090430 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 43
…et chacun effectuera avec son âme, telle l'hirondelle avant l'orage, un vol indescriptible.

Mandelstam
[Francis Traunig 20090429 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 01
Promener ses pensées comme on promène son chien.
[Francis Traunig 20090428 Vers l'image]


Genève - 19 heures 28
Et si faire le beau n'était en somme qu'une des multiples manifestations de l'instinct de survie?
[Francis Traunig 20090427 Vers l'image]


Choulex - 13 heures 03
. . . . !
[Francis Traunig 20090426 Vers l'image]


Genève - 07 heures 48
La clef USB en bois WWF - formidable compromis pour tous les eco-concernés qui pourront la brûler dans leur fourneau une fois hors d'usage.
[Francis Traunig 20090425 Vers l'image]


Genève - 17 heures 52
La photo comme plateau labial.
[Francis Traunig 20090424 Vers l'image]


Cologny - 22 heures 20
Cette anodine enseigne dans un patelin bourgeois, petit poème racoleur de nos préoccupations chien-chien, parle mieux du crash de nos valeurs que pourrait le faire en prêche tout un escadron de curés réunis.
[Francis Traunig 20090423 Vers l'image]


Genève - 21 heures 59
Le câble électrique et la guirlande, filaments de l’énergie solaire d’A & d'A.
[Francis Traunig 20090422 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 11
Détail de la nébuleuse d'Hypérion avalée par le trou noir du lavabo.
[Francis Traunig 20090421 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 13
Journée harassante, besoin de rire, mais mes besoins ne trouvent pas d’échos chez les autres, ils semblent déjà avoir épuisé leur capital de drôleries, je décide alors de m’y mettre seul, mais les choses que je me raconte je les connais par cœur, ne me surprennent plus, c’est alors que j’aperçois le reflet d’un pitre dans la vitre – il me dit : topinambour ! C’est absurde mais je réplique : la bourre, la bourre toujours… et ça me fait hoqueter de rire et me sentir mieux sans vraiment comprendre pourquoi.
[Francis Traunig 20090420 Vers l'image]


Troinex - 15 heures 13..
…et pan dans l'objectif!
[Francis Traunig 20090419 Vers l'image]


La Capite - 19 heures 12
Intimité.
[Francis Traunig 20090418 Vers l'image]


Grand-Saconnex - 19 heures 52
Fiesta!
[Francis Traunig 20090417 Vers l'image]


Cointrin - 20 heures 09
Quel bircher ce fucking add for eine schweizer Uhr. Das ist évidemment dificult to decide quelle montre acheter. There is such a big choice de montres und so wenig Zeit. Ce mec, c’est un soldat? Celui que je rêve d’être, oder ist er une image sortie d’un film, film de ma vie dont je serais le héros. Et ce Nietzsche, c’est qui, un joueur de tennis, un pilote d’avion ? Et cette phrase in english, déjà entendue, mais où ? when ? wann ?
[Francis Traunig 20090416 Vers l'image]


Genève - 14 heures 10
Il faudra l'aide d’un bouddha pratiquant le sumo pour repousser le désir du fumeur hors du cendrier.
[Francis Traunig 20090415 Vers l'image]


Carouge - 10 heures 05
Passion.
[Francis Traunig 20090414 Vers l'image]


Choulex - 15 heures 37
Fleurs de cerisier.
[Francis Traunig 20090413 Vers l'image]


Choulex - 10 heures 32
Le bal du pistil et de l'étamine - une vieille histoire.
[Francis Traunig 20090412 Vers l'image]


Choulex - 17 heures 57
Croisé un éléphant au détour d’une ligne droite
[Francis Traunig 20090411 Vers l'image]


Choulex - 16 heures 23
Léon : J’t’arrose !?
[Francis Traunig 20090410 Vers l'image]


Crache - 20 heures 25
Au milieu d’un tourbillon d’effluves printanières, nous célébrons Nadia, qui vient de nous déclarer que c’était son anniversaire aujourd’hui. Entre les Oh non ! les si on avait su et le clapotis des baisers, à l’étage du dessous, sous la nappe d’autres joies écument et bousculent la table qui se soulève…
[Francis Traunig 20090409 Vers l'image]


Genève - 17 heures 32
Compères photographes en goguette.
[Francis Traunig 20090408 Vers l'image]


Genève - 17 heures 36
Le bonheur de passer ne vaut rien sans celui de s'en rendre compte…
[Francis Traunig 20090407 Vers l'image]


Genève - 09 heures 44
Troupeau de soucoupes volantes à l'approche de Genève Cointrin.
[Francis Traunig 20090406 Vers l'image]


Choulex - 15 heures 15
La jacinthe lèche les pieds du ciel.
[Francis Traunig 20090405 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 49
Laisser fleurir l'adolescence.
[Francis Traunig 20090404 Vers l'image]


Genève - 07 heures 38
Carte postale longtemps censurée aux USA représentant un ami de H.Miller qui semble nostalgique du berceau. John, lui, pense que l'homme écoute la mer dans un coquillage.

Ecouter la mère - le bassin océanique - rajoute-t-il!
[Francis Traunig 20090403 Vers l'image]


Genève - 19 heures 20
Philippe, entrepreneur en Fish Cake au chocolat et champion du monde du lancé du boulet aux Olympiades des transplantés, treuille son triporteur fabrication maison sur la plateforme de son tricycle après avoir distribué gratuitement 120 poissons fourrés au chocolat aux passants pour lutter contre la morosité engendrée par la crise économique et fêter en fanfare le deux avril.
[Francis Traunig 20090402 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 06
Anamorphose du repli sur soi - ou quand peu c'est mieux que rien.
[Francis Traunig 20090401 Vers l'image]


Genève - 19 heures 11
Max et Sébastien déchaînent leurs rafales numériques pour capter l'âme, peut-être, d'un innocent tombé dans la fosse aux lions.
[Francis Traunig 20090331 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 05
Le monde est vaste dit le bourdon à la bourdonne. Allons boire un verre au nectar doré, après dare-dare, on ira amener Prospère au cirque et je te présenterai à ma mère.
[Francis Traunig 20090330 Vers l'image]


Marchissy - 14 heures 49
Pour ses 84 ans ma mère exhibe sa collection de pelles à neige.
[Francis Traunig 20090329 Vers l'image]


Chêne-Bougeries - 19 heures 45
Pour ses 50 ans, Françoise nous reçoit avec panache sous chapiteau
[Francis Traunig 20090328 Vers l'image]


Chêne-Bougeries -19 heures 45
Pour ses 50 ans, Françoise nous reçoit avec panache sous chapiteau.
[Francis Traunig 20090328 Vers l'image]


Carouge - 19 heures 42
Michel fêté!
[Francis Traunig 20090327 Vers l'image]


Genève - 15 heures 27
Portrait d'Ella Maillart dans sa cuisine.
[Francis Traunig 20090326 Vers l'image]


Versoix - 21 heures 53
La guitare donne des frissons à la peau de l'instant.
[Francis Traunig 20090325 Vers l'image]



[Francis Traunig 20090324 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 09
Expériences, suite :

…ma femme payée (cash) pour lui rappeler que je suis un homme qui a des besoins.
…mon chien payé(en croquettes) pour qu'il remue la queue quand je rentre du boulot
…mes amis payés (en cinéma, en plats du jour et en ice cream) pour qu'ils sachent que je suis un type bien.
…l’église payée (en dons ) pour me réserver un strapontin au paradis.
[Francis Traunig 20090324 Vers l'image]


Genève - 23 heures 05
Ambiance à La Plage.
[Francis Traunig 20090323 Vers l'image]


Genève - 14 heures 20
Etienne.
[Francis Traunig 20090322 Vers l'image]


Genève - 12 heures 29
Les prix proches de zéro pour une qualité moins que nulle, c'est encore trop cher payer.
[Francis Traunig 20090321 Vers l'image]


quelque part entre Suisse et Allemagne - 13 heures 25
…rien de si beau que le peu.
[Francis Traunig 20090320 Vers l'image]


Dulliken - 09 heures 36
Industriel suisse qui n'existerait simplement plus si il n'avait pas déplacé sa production en Bulgarie.

"Mais ai-je bien fait? Les coûts de production augmentent d'un mois à l'autre…"
[Francis Traunig 20090319 Vers l'image]


Genève - 17 heures 28
A chaque fois que je vais acheter mes tridents, Karaman me demande si les ventes sont bonnes chez moi. Autant pour prendre le pouls de la vitalité commerciale de la journée que d’être rassuré par l’éternel poncif que je lui balance : « Oui Karaman, si ça va pour moi, ça va pour toi, et le contraire aussi… ».
[Francis Traunig 20090318 Vers l'image]


Genève - 17 heures 19
Le faux vrai réel fait vraiment vrai faux réel. A moins que ce soit le contraire.
[Francis Traunig 20090317 Vers l'image]


Genève - 12 heures 22
Lily.
[Francis Traunig 20090316 Vers l'image]


Choulex - 11 heures
Couple.
[Francis Traunig 20090315 Vers l'image]


Genève - 11 heures 55
Avec une effronterie d’alcoolique désinhibé, la corneille aboie ses : QUOI ? QUOI ? QUOI ?

Je réponds : Clic, Clac ! Clic, Clic, Clac !

Et s’envole sans prévenir me laissant avec la queue de l’instant décisif.
[Francis Traunig 20090314 Vers l'image]


Genève - 16 heures 18
Vu : un homme en rouge secouer un arbre déplumé et lui parler comme à un vieil ami qui aurait perdu la mémoire.
[Francis Traunig 20090313 Vers l'image]


Genève - 10 heures 59
…avec Sarclo, king de la déconnade et du politiquement incorrect.
[Francis Traunig 20090312 Vers l'image]


Genève - 21 heures 32
Vernissage, chez Cyril Kobler, des travaux d’Adèle, Sébastien et Max. Magnifiques images, belle ambiance, musique, soupe, amis retrouvés.

Elise, soudain s’affaisse sur le trottoir, dans le froid. Nous la transportons à l’intérieur, s’évanouit une seconde fois. Ses amis, attentifs, l’entourent, la recouvrent, la cajolent. Puis, comme si de rien n’était, les conversations continuent autour du bar, les gens entrent, sortent, des musiciens, dans le fond de la salle s’animent.

« Performance artistique ? »

« Non, c’est un malaise »



Je m’allonge auprès d’elle et nous faisons, joyeux, de son malaise une petite performance artistique.
[Francis Traunig 20090311 Vers l'image]


Genève - 17 heures 58
Le bizness des guides touristiques pour les flippés de la découverte. On va tranquillement vers des versions GPS intégré qui nous guideront directement vers les incontournables, qu'on aura fait raquer pour se situer en haut de page, en premier choix, technique qu'utilise avec succès Google.

Pour être référencé, allongez la monnaie.

L'impromptu et la poésie de l'approximatif en prennent un coup quand-même.
[Francis Traunig 20090310 Vers l'image]


Genève - 14 heures 13
Grisélidis, écrivain, peintre, prostituée, (c'est dans cet ordre qu'elle souhaitait qu'on se souvienne d'elle), est exhumée aux aurores, à 7 heures, du cimetière du Grand-Saconnex, pour rejoindre au Père Lachaise local, qui s’appelle cimetière des Rois, la clique des notables, politiciens et autres personnages publics qui ont donné son rayonnement à Genève. La police est mobilisée pour éviter tout débordement - certaines, certains, offusqués qu’une pute puisse reposer à vingt mètres de Jean Calvin ont manifesté leur volonté de troubler la cérémonie. Mais les hommages ont débordé les quelques acariâtres, et tout s’est bien passé.
[Francis Traunig 20090309 Vers l'image]


Marchissy - 14 heures 49
Le nombril du printemps.
[Francis Traunig 20090308 Vers l'image]


Genève - 20 heures 47
"…oui maman, je sais, les hommes sont des flans, mais pas celui-là…oui maman, il boit un peu, mais j'arriverais à le changer, je l'aime tu sais…allô, maman!"
[Francis Traunig 20090307 Vers l'image]


Milan - 14 heures 17
Ouf, enfin un vrai sourire dans le temple de la mode milanaise.

La fake wild attitude, le délabré vestimentaire porté au sommet du trend, proclamé comme canon incontournable de l’élégance me casse les….
[Francis Traunig 20090306 Vers l'image]


Milan - 14 heures 20
Rodéo sur les clichés.

Dessus, dessous, confusion, jeu de rôle, jeu de drôles…
[Francis Traunig 20090305 Vers l'image]


Milan - 23 heures 02
Princesse Maya dont le profil est taillé dans une des pyramides de Tikal.

L‘immémoriale beauté prêtée à Ana, le temps de son séjour terrestre, lui appartient-elle autant que les plumes de couleur au grand Ara ?

Qui a voulu que cet oiseau soit un arc-en-ciel volant ?
[Francis Traunig 20090304 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 13
Rien n’est moins certain que se satisfaire de peu soit diététiquement salubre pour son équilibre… mais déjà, j’engouffrais mon deuxième yoghourt à la fraise.
[Francis Traunig 20090303 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 16
Aussi peu que moi, probablement.
[Francis Traunig 20090302 Vers l'image]


Carre-d'Aval - 18 heures 33
Cavalière piétonne.
[Francis Traunig 20090301 Vers l'image]


Genève - 18 heures 54
Jean fêté!
[Francis Traunig 20090228 Vers l'image]


Genève - 18 heures 57
Alan, projeté contre un mur, rejoint ses naïades projetées au MAMCO.
[Francis Traunig 20090227 Vers l'image]


Genève - 13 heures 15
… sans sexe pas de poésie, pas de yoghourt à la fraise, pas de films de Schlöndorff, pas d’exposition au Mamco, pas de rires entre amis, qui tous, sans exception, ne sont là, parmi nous, que parce qu’un homme et une femme se sont reproduits, sinon aimés…

C’est cette pensée qui me traversait l’esprit alors que je sortais de sa housse mon appareil photo et chaussais mes lunettes… soudain dubitatif.
[Francis Traunig 20090226 Vers l'image]


Genève - 07 heures 24
…et sa bouche avait un parfum de fraise - et elle me manque, et ses baisers - si pauvrement évoqués, chaque matin depuis que nous nous sommes quittés, par la confiture de ma tartine, au café…
[Francis Traunig 20090225 Vers l'image]


Genève - 19 heures 30
Rolywholyover ou la petite cure d’expérience esthétique.

-Qu’en pensez-vous ?

-J’aime cette confrontation entre le banal et le rien, ça donne à penser.

-…ne pas convoquer la culture seulement mais donner sa place à l’émotion

-J’aime bien, mais ne comprends pas.

.-Comment prendre partie sans culture. Je n’ai rien à dire.

-Il faudrait que l’œuvre s’efface au profit de l’expérimentation.

-Mais ces photos, j’aurais pu les faire moi-même, l’artiste se fout du monde et en plus touche du fric.

-On n’a pas le droit de juger, c’est réac, c’est con.

-Je crois qu’il ne faut pas toujours chercher là où il n’y a que de l’émotion.

-Les terrains d’expérimentations esthétiques dans l’art moderne sont comme les parkings des supermarchés le samedi : saturés.


Extrait de scène magazine :

Subversion :

Ces expositions s’offrent aux regards et aux sens comme une composition florale aux parfums et couleurs très variés, elles suscitent autant d’émerveillement que d’inquiétude sur l’état de notre monde contemporain – et corollairement sur soi-même – que l’art tour à tour fustige ou célèbre. De manière générale, le propos sous-jacent de chaque monographie véhicule une forme de subversion, celle-ci pourtant se pare d’une rhétorique plastique avenante et bigarrée, ce qui permet à l’artiste de traiter son désenchantement de biais, nous évitant par la même occasion (on les en remercie au passage) les poncifs de la contestation politicienne et médiatique.

Le MAMCO ouvre un nouveau cycle d’expositions sous le titre d’ « onamatterpoetic », terme énigmatique qui est un mot-valise crée par James Joyce dans Finnegans Wake.
Le premier épisode de cette époque s’intitule « rolywholyover » (autre mot-valise de Joyce) avec cinq expositions monographiques.(…)
[Francis Traunig 20090224 Vers l'image]


Genève - 10 heure 01
…l'inconsistance rendue liquide. Totalement!
[Francis Traunig 20090223 Vers l'image]


Cologny - 16 heures 14
Bout de ciel sur le parking du Lion d'Or.
[Francis Traunig 20090222 Vers l'image]


Genève - 08 heures 01
Ca fait deux ans et demi que c'est demain.

Aujourd'hui serait le moment!

Bien que pour certains, demain c'est toujours.
[Francis Traunig 20090221 Vers l'image]


Genève - 09 heures 05
Les fish cake au chocolat de Philippe à la conquête du quartier, qui, à l’endroit où il harangue joyeusement les quelques passants engoncés dans leurs doudounes, devraient rappeler que le lac, dans sa fougueuse jeunesse, s’étalait jusqu’ici.
[Francis Traunig 20090220 Vers l'image]


Genève - 12 heures 56
Le tombeau de Pollock.
[Francis Traunig 20090219 Vers l'image]


Genève - 20 heures 33
Mafieux de la pizza et de la cravate en polyester s'autoportraiturant.
[Francis Traunig 20090218 Vers l'image]


Genève - 18 heures 44
Ariane et Ariane et Daniel.
[Francis Traunig 20090217 Vers l'image]


Genève - 15 heures 46
Didier et Holga.
[Francis Traunig 20090216 Vers l'image]


Prévondavaux - 13 heures 15
[Francis Traunig 20090215 Vers l'image]


Zermatt - 11 heures 00
[Francis Traunig 20090214 Vers l'image]


Zermatt - 13 heures 30
[Francis Traunig 20090213 Vers l'image]


Zermatt - 12 heures 17
[Francis Traunig 20090212 Vers l'image]


Zermatt - 14 heures 37
[Francis Traunig 20090211 Vers l'image]


Zermatt - 11 heures 46
[Francis Traunig 20090210 Vers l'image]


Zermatt - 22 heures 03
[Francis Traunig 20090209 Vers l'image]


Zermatt - 13 heures 37
[Francis Traunig 20090208 Vers l'image]


Zermatt - 16 heures 31
[Francis Traunig 20090207 Vers l'image]


Genève - 18 heures 25
Marie-Lou n'a pas sa langue dans la poche…
[Francis Traunig 20090206 Vers l'image]


Genève - 09 heures 31
Enfin autre chose qu'une déclaration de guerre, une revendication politique ou une apologie au nihilisme, enfin un peu de poésie, un peu de couleur, sur le trottoir de nos jours.
[Francis Traunig 20090205 Vers l'image]


Genève - 12 heures 43
A la croisée de mondes qui plus jamais ne se rencontreront(bis).
[Francis Traunig 20090204 Vers l'image]


Glattbrugg - 13 heures 13
L’arrogance de la mode qui nous fait croire qu’on est unique - nous offre d’être un héros - et cherche à nous soumettre à l’idée bien plus qu’au vêtement lui-même.
[Francis Traunig 20090203 Vers l'image]


En route vers ailleurs - 17 heures 47
A la croisée de mondes qui plus jamais ne se rencontreront.
[Francis Traunig 20090202 Vers l'image]


Choulex - 07 heures 56
[Francis Traunig 20090201 Vers l'image]


Genève - 15 heures 27
« Halte au tout fric, stop à la mondialisation sauvage, les criminels c’est pas nous, mais bien plutôt ceux qui mènent le bal à Davos, les privatisations, les restructurations, les délocalisations, sapristi, ça suffit… » sont les slogans peints sur les panneaux que brandit la foule en colère pendant que Vaneck hurle dans son gueulophone :

« Assassins…banque sont des… mort au… il faut que… luttons !

Ziegler s’y met, avec son accent suisse allemand qui lui colle à la glotte, enchaîne :

… il faut, il faut natzionaliser l’UBS !!! ».

Et paf ! Une bouteille vole, une autre, suivie d’une grêle de bouteilles. Fumigènes. Qui tire quoi ? Confusion. Une grosse clameur enfle, on se croirait à un match de hockey, et vlan, bing et paf. Les yeux brûlent. Les flics chargent. Les autres détallent. Se font coincer, pris en tenailles par un camion blindé cracheur de flotte glacée. J’ai l’impression de voir mon fils, même âge, même allure, mais me souvient qu’il est au ski, au-dessus de ce merdier, il a fait beau au-dessus de 1200, une autre réalité ! Une jeune femme, la trentaine, cogne sur une voiture : « Connard, casse-toi, fous le camp… », le conducteur, un sourire feint, opine du bonnet sans demander son reste. Un flic, au même moment, même endroit, « Monsieur, circulez, s’il vous plaît… ». La teigneuse se retourne vers le policier : « Connard, fous lui la paix… ».

Troubles sociaux en Islande, à Madagascar. Manifestations en France !

Frustrations des exclus pendant que les bling-bling-on-vous-en-fout-plein-la vue se pavanent dans les magazines, pendant que les joueurs de tennis se font des 600'000 dollars pour JOUER au tennis. Pendant que les stars du rap s’achètent des châteaux en JOUANT de la musique, pendant que des spéculateurs peu scrupuleux JOUENT à la bourse avec notre fric, et que nous on se fait chier à la plonge, qu’on se fait chier comme magasinier pour gagner un peu de thune pour pouvoir gratter nos guitares. Oui, ça serait cool d’en vivre, parce que je veux pas me faire chier dans un bureau comme mon vieux…excuse-moi, on m’appelle sur mon portable….

Explosion ! Je détale, j’en ai marre, fait froid…
[Francis Traunig 20090131 Vers l'image]


Genève - 14 heures 54
Honte ! Honte de lire Match, le choc des photos, le poids des mots. Je referme le magazine parce que cette image est insupportable. Honte de ne pas oser faire face. Honte de boire un chocolat chaud crémeux. J’ouvre le magazine encore une fois. Hoquet d’indignation mais ne sais pas si j’en veux aux Israéliens, ou aux vendeurs de scoop, aux politiciens ou aux crapules qui vendent des pétoires à ceux qui s’entredévorent. Je sors l’appareil, fais une image sans réfléchir, pour mettre à distance, me protéger, je vois la tulipe qui penche la tête, triste…
[Francis Traunig 20090130 Vers l'image]


Genève - 15 heures 18
"Do you speak english?"

"Nein!"
[Francis Traunig 20090129 Vers l'image]


Genève - 20 heures 21
Image d'une image d'une image.
[Francis Traunig 20090128 Vers l'image]


Genève - 08 heures 15
…ce qui n'est pas le cas pour la connerie.
[Francis Traunig 20090127 Vers l'image]


Genève - 09 heures 36
Tel est pris qui croyait prendre.
[Francis Traunig 20090126 Vers l'image]


Choulex - 13 heures 15
Ambiance aux 78 ans de Simone.
[Francis Traunig 20090125 Vers l'image]


Genève - 22 heures 48
Ambiance aux 18 ans d'Elodie et d'Alexandre.
[Francis Traunig 20090124 Vers l'image]


Genève - 20 heures 41
…la vie, riche, dense, éclaire l’insoupçonné de ses fusées polychromes avant que nous soyons rendus aux ténèbres, sans bruit, pour toujours.
[Francis Traunig 20090123 Vers l'image]


Genève - 17 heures 40
Les voyages d'Alan, prochainement offerts en pâtures numériques au public très averti du MAMCO.
[Francis Traunig 20090122 Vers l'image]


Genève - 14 heures 44
"Nous sommes tous des Tamouls…"
[Francis Traunig 20090121 Vers l'image]


Genève - 18 heures 34
« Omami, ommama, obami, olala ! »

Pas compris. Floue la journée, trop vite, rien vu passé.

Juste : « Rester normal ! Garder les pieds sur terre, Garder les pieeeeds sur terre ! »
[Francis Traunig 20090120 Vers l'image]


Genève - 18 heures 08
Dealer de l'émotion peut rapporter gros!
[Francis Traunig 20090119 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 19
…et pendant ce temps, il langeait la petite.
[Francis Traunig 20090118 Vers l'image]


Genève - 15 heures 28
« Nous sommes tous des Palestiniens ! » scande la foule.

Moi alors pas du tout ! Ni pro Hamas, ni pro Israélien.

Je me sens concerné, oui, dépassé par les barbares qui s'entredévorent sur le dos des innocents, dépassé par la complexité des enjeux.

Ich bin ein Berliner ! disait l’autre. Comment un américain peut-il être berlinois, l’Algérie française ? Les Suisses un peuple de banquiers, les noirs des gens qui savent danser ?

Simplifier pour régner, être d’un camp ou de l’autre pour mieux manipuler : "Si t’es contre les Palestiniens, t’es forcément pro-Israélien.

Et vlan dans ta niche, mon poulet, tu vois bien qu’avoir une opinion nuancée est intenable. Si on coupe ton jardin en deux avec un mur, j’aimerais bien te voir réagir. Un jour où l’autre il faudra bien prendre partie…"

Oui mais…
[Francis Traunig 20090117 Vers l'image]


Genève - 11 heures 07
Ca s'appelle un corbeau mon chéri…
[Francis Traunig 20090116 Vers l'image]


Genève - 10 heures 45
Son voyage, qui aura duré 54 ans, s'arrête aujourd'hui.
[Francis Traunig 20090115 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 58
Someone in Israël is… what???
[Francis Traunig 20090114 Vers l'image]


Genève - 07 heures 37
…dans le bus, (parce que mon garagiste me fournit des batteries qui tiennent une année, ce qui est la norme, du moins ça le devient, je n’en peux rien, dit-il, mais on s’arrangera), dans le bus, coincé entre des collégiens, ces semences qui seront les fleurs de demain, je surprends une conversation déroutante : « Tu entres par la porte de derrière, prends à gauche, longes les toilettes et tu tues le barman. Mais fais gaffe, il y a des vigiles l’entrée du restaurant… ». Je suis abasourdis, me colle à eux, les écoute planifier ce qui m’a tout l’air d’un meurtre, un meurtre prémédité. Je les fixe, le bus s’arrête, ils descendent. Ne me rends compte que bien plus tard qu’ils devaient parler de jeux vidéo, du moins je l’espère, et repense à ce môme, Daniel Petric qui a tué sa mère, blessé son père parce qu’ils lui avaient confisqué un jeu électronique qu’ils estimaient violent, meurtre que le jeune assassin a cherché a faire passer pour un drame passionnel impliquant son père. Mais bon, ce qui est rassurant c’est que ça s’est passé en Ohio, et que jamais, vraiment, ça n’arrivera chez nous…
[Francis Traunig 20090113 Vers l'image]


Genève - 15 heures 52
Liste numéro 1 : Fauche Tout !
[Francis Traunig 20090112 Vers l'image]


Savigny - 16 heures 05
Gâteaux aux pommes patagés avec Madeleine et Yvan et leurs amis au-dessus de la mer de brouillard.

Glisse, neige rires.
[Francis Traunig 20090111 Vers l'image]


Le Vaud - 19 heures 04
Pizzas maison patagées avec Fabienne et Eric et leurs amis au-desus de la mer de brouillard.

Nuit, neige lune.
[Francis Traunig 20090110 Vers l'image]


Genève - 16 heures 32
… lui, la cinquantaine conquérante, elle, belle comme une Caïpirinha préparée par Jésus, barman du fameux cinq étoiles Botox Inn à Jérusalem, ce couple si pleinement heureux, si follement ensemble, pour la deuxième ou troisième fois mariés, roucoulant sous l’objectif du photographe, ce couple se vautre dans son bonheur pour le plaisir à venir des lecteurs qui vont les découvrir dans l’édition dominicale, lecteurs qui vont baver, faire couiner les gonds des portes de leurs rêves, oui, masos lecteurs qui vont claquer des thunes pour se payer quelques images saupoudrées d’anecdotes à faire mousser les hormones. Banane, tout ça. C’est du flan, de la construction. Ces peoples sont payés par le journal pour s’exhiber : coup monté à plusieurs dizaines de milliers de balles pour produire de l’évènement.

Le rêve aussi, suivant comment c'est goupillé, peut être pornographique.

Je le sais, j’étais caché derrière un palmier de l'île où ça s'est passé.
[Francis Traunig 20090109 Vers l'image]


Genève - 16 heures 55
Rire ensemble pour contrer la dépression, (économique).
[Francis Traunig 20090108 Vers l'image]


Genève - 14 heures 01
Certaines banques utilisent le côté monochrome, nul, incompétent de nos hommes politiques pour voiler leurs appétits de prédateurs cyniques.
[Francis Traunig 20090107 Vers l'image]


Genève - 20 heures 22
[Francis Traunig 20090106 Vers l'image]


Genève - 15 heures 54
…partagé…
[Francis Traunig 20090105 Vers l'image]


Genève - 16 heures 12
Amour…
[Francis Traunig 20090104 Vers l'image]


Schöenried - 09 heures 57
Love au pays de la crême.
[Francis Traunig 20090103 Vers l'image]


Rougemont - 11 heures 55
Glisse sur les pentes du rire.
[Francis Traunig 20090102 Vers l'image]


Schöenried - 12 heures 20
« Oui, ce domaine skiable est le plus proche de chez nous, nous confie un belge, 750 kilomètres… ». Nous rions indécemment avec Philippe : « Nous c’est 75 kilomètres ! »
[Francis Traunig 20090101 Vers l'image]


Schöenried - 23 heures 38
Les mains de Suzy ont du cœur qu'elle met dans ses biscuits.
[Francis Traunig 20081231 Vers l'image]


Rougemont - 15 heures 02
La luge, avatar du berceau duquel, enfin, on prend les commandes ?
[Francis Traunig 20081230 Vers l'image]


Gstaad - 15 heure 25
Les vaches de Gstaad chient sur de l’herbe qui vaut entre 4500 à 20'000 francs le mètre carré. Voilà pourquoi l’entrecôte chez Pernet-traiteur vaut 105 francs le kilo.
[Francis Traunig 20081229 Vers l'image]


Schöenried - 15 heures 02
Valentin survole le filet à papillons dans lequel s’est pris un sauteur.
[Francis Traunig 20081228 Vers l'image]


Montreux - 18 heures 31
Dans un des wagons-aquarium du MOB qui traverse les Préalpes en se dandinant l’arrière train, une pie bavarde coiffée d’une toque de vison, la soixantaine bien frappée, pousse des ah, des oh et des ouf, en espagnol, ce qui en dramatise l’intensité. Elle occupe l’espace avec arrogance, se soucie aussi peu du paysage enluminé que de ses voisins de convoi.

Le lui faire savoir ?

Changer de wagon ?

Utiliser le bras armé du contrôleur ?

Rien de tout ça. Je me convaincs simplement de l’incongruité de la situation, y découvre une drôlerie absurde, ri de ce personnage décalé qui comble finalement ma soif d’exotisme.
[Francis Traunig 20081227 Vers l'image]


Genève - 12 heures 49
Comme un chien attaché à une chaîne, un sapin abandonné à la devanture d’un commerce qui aura plastronné Noël pour faire tinter la caisse, me déclenche une gueule de bois spirituelle qui plombe ma crise de foie.
[Francis Traunig 20081226 Vers l'image]


Marchissy - 17 heures 44
[Francis Traunig 20081225 Vers l'image]


Troinex - 22 heures 38
[Francis Traunig 20081224 Vers l'image]


Genève - 14 heures 59
La verve gouailleuse et incohérente de papy nous aura manqué…
[Francis Traunig 20081223 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 16
A quoi peuvent bien rêver les chimpanzés?
[Francis Traunig 20081222 Vers l'image]


Choulex - 11 heures 49
Au solstice de l'innocence.
[Francis Traunig 20081221 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 33
…le miroir-poubelle.
[Francis Traunig 20081220 Vers l'image]


Genève - 08 heures 16
John, libre comme un ado qui se fiche de mettre un anorak parce qu’il fait froid, murmure à l'oreille des fleurs : Ars longa, vita brevis…
[Francis Traunig 20081219 Vers l'image]


Genève - 12 heures 16
L'ami Michel en Quijote !
[Francis Traunig 20081218 Vers l'image]


Genève - 14 heures 46
En sandwich entre deux tranches de Pères-Noël.
[Francis Traunig 20081217 Vers l'image]


Genève - 08 heures 15
L’œil de Dieu observe, par un trou de serrure galactique, l’humanité qui se prépare à fêter la naissance de son fils.
[Francis Traunig 20081216 Vers l'image]


Genève - 07 heures 27
Un coin de la voie lactée s'est pris les cheveux dans le grand platane de la rue du Mont-Blanc.
[Francis Traunig 20081215 Vers l'image]


Genève - 15 heures 52
Le beau pull de Marius fait des envieux.
[Francis Traunig 20081214 Vers l'image]


Oberied - 20 heures 50
Le coeur des alpes au fond de l'armoire.
[Francis Traunig 20081213 Vers l'image]


Genève - 09 heures 30
Elle a compris, la démone, qu’une couleur sans l’appui d’une autre valait aussi peu qu’un clou sans marteau.
[Francis Traunig 20081212 Vers l'image]


Nyon - 18 heures 10
[Francis Traunig 20081211 Vers l'image]


Choulex - 07 heures 02
Faire vomir les ténèbres pour qu'elles retrouvent leurs couleurs.
[Francis Traunig 20081210 Vers l'image]


Genève - 19 heures 24
Quand c'est les deux, c'est emmerdant.
[Francis Traunig 20081209 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 46
Je me retranche dans le doux égoïsme de mes propres mystères: étais-je poisson un jour? et mes mains des nageoires?
[Francis Traunig 20081208 Vers l'image]


Paris - 12 heures 14
Tout passe, panache ou pas, glisse vers le néant.
[Francis Traunig 20081207 Vers l'image]


Paris - 11 heures 29


J.P. dort dans la rue parce qu’il ne sait pas où aller…

Il lui manque une jambe et passe la journée dans son sarcophage en nylon…

Son père travaillait pour médecin sans frontière…

"Merci papa" dit-il.

J.P. a vécu en Jamaïque, au Guatemala, au Pays-Bas et au Bénin…

On se regarde, on sourit… que dire d'autre ?

Au revoir, merci…
[Francis Traunig 20081206 Vers l'image]


Genève - 10 heures 35
Autruche écrasée par le camion du laitier.
[Francis Traunig 20081205 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 58
Dites surtout NON au droit de cuissage publicitaire!
[Francis Traunig 20081204 Vers l'image]


Genève - 15 heures 06
Les enfants, bien moins niais qu'à mon époque, ayant échappé à l’obscurantisme enneigé du Père Noël (mythe exhumé et phagocyté par Coca-Cola, d’ailleurs) savent qu’il n’est de secrets pour lui ni des catalogues Sony, ni de ceux de Nokia, qu’il connaît par cœur toutes les références des consoles Nintendo, sinon qu’il est un des meilleurs représentants du commerce de détail.
[Francis Traunig 20081203 Vers l'image]


Genève - 14 heures 00
Puissance au repos.
[Francis Traunig 20081202 Vers l'image]


Genève - 20 heures 23
La fondue au champagne du Bain des Pâquis rend joyeux.
[Francis Traunig 20081201 Vers l'image]


Lullier - 14 heures 01
Les troisièmes années du centre horticole de Lullier en fête.
[Francis Traunig 20081130 Vers l'image]


Genève - 23 heures 40
Fin de semaine fanfare…
[Francis Traunig 20081129 Vers l'image]


Genève - 21 heures 29
A la rencontre de l'Autre.

En hommage à Claude Lévi-Strauss qui a cent ans aujourd'hui.
[Francis Traunig 20081128 Vers l'image]


Genève - 09 heures 54
Le désordre, rassurant signe de vie.
[Francis Traunig 20081127 Vers l'image]


Genève -
Aimé-Raphaël vient me montrer sa nouvelle souffleuse.
[Francis Traunig 20081126 Vers l'image]


Genève -
Voit-il ce que je vois, sinon ce que j’imagine qu’il ne voit pas sachant qu’il aimerait voir ce que j’imagine voir sans qu’il le sache ?
[Francis Traunig 20081125 Vers l'image]


Genève - 16 heures 51
Regardez-moi dans les yeux, ces skis sont faits pour vous…
[Francis Traunig 20081124 Vers l'image]


Choulex - 13 heures
Cycle. Personne n'y échappe. Même en pédalant vite!
[Francis Traunig 20081123 Vers l'image]


Genève - 18 heures 59
Pour éviter de m'encastrer dans le pléonasme, j'éviterai le commentaire.
[Francis Traunig 20081122 Vers l'image]


Choulex -20 heures 11
Viande d'homme.
[Francis Traunig 20081121 Vers l'image]


En route - 18 heures 50
Entrain…
[Francis Traunig 20081120 Vers l'image]


Genève - 13 heures 08
De tout cœur, à plein gaz dans le Tiramisu, pour nous remettre des exaltantes prouesses du nouvel e-phone de Nicolas.

« Quelle époque ! Faut rester à la page, les mômes captent plus vite que nous, de Dieu, rester à la page… » et Nicolas tape : Jésus, you tube, et voilà le christ qui s’invite au dessert. Notre émerveillement sans retenue réveille le restaurant.

« J’en veux un, ça coûte cher ? »

« J’en sais rien, c’est mon cadeau d’anniversaire… »
[Francis Traunig 20081119 Vers l'image]


Genève - 19 heures 49
L’adulte, vieil enfant ridé, plastronne son innocence pour se réoxygéner.
[Francis Traunig 20081118 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 18
Hallucinations.
[Francis Traunig 20081117 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 58
Aphorisme de chez nous (bis) : Faudrait pas me prendre pour la queue d'une poire.
[Francis Traunig 20081116 Vers l'image]


Meinier - 22 heures 54
Aphorisme de chez nous : La fondue crée la bonne humeur.
[Francis Traunig 20081115 Vers l'image]


Genève - 21 heures 08
…trente trois, toute la sainte journée, trente trois me trottait dans la tête sans savoir ce que trente trois me voulait. Dès le lever, en me rasant : trente trois. Au café trente trois, au boulot trente trois, à table, en bonne compagnie : re-trente trois… L’âge du Christ ? Oui, tout le monde sait ça, mais quel rapport ? Trente trois tours ? Trente trois jours ? Alors je me suis mis a compter jusqu’à trente trois et espérer une révélation, une rencontre, une illumination. Rien. Ouvert le livre que je lisais à la page trente trois, peut-être y trouver la clef de cette numérologique obsession : « …fusaient dans une grisaille générale. ». Ah bon ? rien. Je ne vois pas, ça me concerne pas, moi je fuse dans la choucroute et carbure à la moutarde. En tous cas cette obsession a bien meublé ma journée.

Vivement la prochaine !
[Francis Traunig 20081114 Vers l'image]


Genève - 17 heures 38
Il y a autant de sardines au fond des océans qui ignorent l’existence des chanterelles que de questions sans réponses au fond de nos cervelles.
[Francis Traunig 20081113 Vers l'image]


Genève - 13 heures 42
Un des nombreux jardins secrets de Max : sa collection de camions verts.
[Francis Traunig 20081112 Vers l'image]


Genève - 07 heures 14
Je ne supporte pas les images volées, prises au détriment de l’autre - parce que photographier, pour moi, c’est produire de la relation, c’est célébrer la rencontre (a chacun son truc), rendre visible en la fixant dans l’ambre numérique, une émotion qu’on souhaiterait partagée. C’est entre doutes et certitudes que j’ai photographié cet homme affalé dans son malheur. Pour témoigner ? Il y a dix ans je l’aurais aidé à se relever. Sans faire d’images. Je l’aurais écouté. Je me suis contenté de le photographier.

Pourquoi ?

Peut-être parce que mon émotion ne supporte plus d’être titillée à tout va : par les médias, par ces jeunes harangueurs, qui sur fond de catastrophe humanitaire, sollicitent compassion, signatures et pognon. Tous ces professionnels de la taupe qui passent du Darfour, au sauvetage des bébés phoques, au scandale de l’excision.

« Mais enfin, vous ne pouvez pas être indifférents ! ».

Je ne supporte plus la violence de ces prises d’otages. Ca effrite mon engagement.

Image terrible de mon manque de courage.
[Francis Traunig 20081111 Vers l'image]


Genève - 11 heures 58
Tu le vois derrière ?

Ce jet continu de vapeur d’eau qui arrose les nuages.

Baisse la main, chérie !

Tu le vois derrière ?

Baisse la main…

Je me glisse dans la carte postale, pardon Monsieur, photographie moi aussi, sans vergogne, Madame, bébé et tout le tralalala puis pointe mon objectif vers Rousseau assis, nous contemplant, figé dans le bronze qu’un coup de vent enveloppe d’une brassée de feuilles mortes.

En déclenchant, me trompe de bouton, j’éteins l’appareil.

Oui Madame, moi je suis un touriste photographe.
[Francis Traunig 20081110 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 35
Nichée d'inattendus prêts à l'envol.
[Francis Traunig 20081109 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 02
"Convoquant nos instincts au milieu des troublements, elle me rappela que le rugissement du tigre est de la même ancestrale origine que le cri de l'homme"

Julio Valfred
[Francis Traunig 20081108 Vers l'image]


Genève - 07 heures 55
La sève qui pousse la feuille vers le ciel. Le ciel qui la nourrit. Photosynthèse. Azote, carbone, oxygène. Ce que nous devons à l’eau, à la lumière, tout ce que sans quoi notre vie ne serait pas et nous est un mystère, je le photographie sans le comprendre.
[Francis Traunig 20081107 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 25
Je souris au chat qui doute.
[Francis Traunig 20081106 Vers l'image]


Genève - 14 heures 44
En allant à la poste, je me disais : quelle image aujourd’hui pour fêter la fin de règne de la dictature du grand-guignol Bush ? Lever de soleil radieux ? Manchettes de journaux en oriflammes joyeuses célébrant le retour de la raison et des démocrates ? Noir souriant arborant sa négritude en costume du dimanche ? Bref…quand tout à coup, je réalise être l’otage, comme des millions d’autres, d’un monde, d’une culture qui cherche à faire de ses préoccupations, le centre de gravité de l’univers.

C’est ça l’impérialisme !

(Et les russes l’ont bien compris, et boudent en grognant, les réjouissances médiatiques planétaires du monde libre, parce que eux aussi le sont : impérialistes).

Empêtré dans ces digressions, je décide donc de ne pas célébrer par l’image l’avènement de ce politicien sincère, habile et métis mais de m’arrêter net, sortir l’appareil de sa housse et de faire un instantané du lieu où je me trouve : Passage clouté avec Jasmine !

Petite cure de réel qu m’aura fait du bien et remis en route vers l’autre rive du trottoir de ce jour radieux.
[Francis Traunig 20081105 Vers l'image]


Genève - 19 heures 02
[Francis Traunig 20081104 Vers l'image]


Genève - 19 heures 23
Si j’aime tant la compagnie d’Etienne c’est que sa si visible exubérance est un piège a préjugés. C’est avec une certaine élégance, après un moment partagé, qu’il vous amènera à vous dire à vous-même : « Il ne faudrait jamais trop se fier aux apparences ».
[Francis Traunig 20081103 Vers l'image]


Choulex - 15 heures 14
[Francis Traunig 20081102 Vers l'image]


Genève -
Marcel, aujourd’hui, se serait promené avec le pola d’une madeleine dans son portefeuille.

Dignité ? Seul le photographe peut avoir de la dignité - c’est une qualité humaine.

Au moment de la fusion, de l’instant clic, du moment décisif, la photographie est toujours une reproduction d’une parcelle de réel - une communion avec l’instant - et c’est figé dans un présent éternel qu’elle supplie la mort de nous épargner.

Photographier c’est la conscience de la vitesse, de l’irrémédiable.

Chaque photographie commence par : « Il était une fois… »

Marcel, sans doute, avait une vocation de photographe, mais pas l’énergie. Il préférait sa chambre noire au galop de la lumière du jour après laquelle nous courrons avec nos lassos.
[Francis Traunig 20081101 Vers l'image]


Genève - 18 heures 53
Le baiser.
[Francis Traunig 20081031 Vers l'image]


Genève - 10 heures 21
Ah de Dieu, génial, sympa de te revoir. Ca fait des années…

Tu fais toujours de la moto ?

Ouais, je viens de me crasher au Castellet. Arrêté la compétition, suis pilote d’essai pour Yam. Crashé à 300 à l’heure, si t’avais vu ça…

Ca alors, t’as pas changé, si peu…

J’ai une femme, deux mômes, petits… ma deuxième femme… elle a trente trois ans!

Ouahhh !

J’en ai 53 ans. Comme toi, non ?

Oui.

Et j’en suis à ma centième fracture, tu te rends compte ? Pile cent.

Allez, faut qu’on se voie autour d’un plat de nouilles…

Oui un de ces jours.

Super, salut ! Fais gaffe, hein…

Salut.
[Francis Traunig 20081030 Vers l'image]


Genève - 08 heures 51
…babillages au café, ficelés de rires, futilités en gerbe, pas grand-chose de plus, sinon encore une ou deux couches de mauvaises nouvelles dans la presse : l’angoisse est un marché porteur, et puis s’en vont. Dehors il fait frais et je suis distrait, alors que je me voyais déjà plus loin, par un zigue homme sandwich pas comme les autres. Je le regarde passer du coin de l’œil mais …CE N’EST PAS MA FAUTE … me fait faire un 180 degrés, je le rattrape, et le questionne.

Une heure plus tard, je ne sais toujours pas si ce sont ses douleurs lombaires qui le font souffrir ou si c’est parce que personne ne veut l’écouter… ni ses médecins qui se bornent à nier ses souffrances… ni sa femme qui repousse ses avances, ni les avocats qui réfutent ses doléances.

Il ira exhiber son panneau devant le palais de justice. Que tout le monde sache ! Il l’a fait devant l’O N U, il a trépigné devant le tribunal fédéral. Prochainement c'est à Strasbourg qu'il se rendra !

Mais d’où lui vient cette force ?
[Francis Traunig 20081029 Vers l'image]


Genève - 19 heures 56
C’est peut-être au moment de perdre son innocence que commence vraiment sa propre histoire?
[Francis Traunig 20081028 Vers l'image]


Genève - 12 heures 24
Une quadragénaire triste, belle et bien mise sort d’un immeuble d’un pas volontaire. Le trottoir n’est pas large, je me serre contre le mur, sans m’arrêter, sourire polis, déférent. Au moment de se croiser, you’r an asshole, chuinté avec un doux mépris, m’héberlue. Je m’arrête, me retourne. Elle, elle continue de glisser, de dos cette fois, vers l’automne qui amoncelle ses bataillons de flocons - il va neiger, il paraît - prétend une fumeuse qui souffle vers le ciel.

Pour donner à mon désarroi une contenance, me déculpabiliser à tout prix, vite faire une photo :

Ce que je fais !

Mais mon désarroi, à fond de train sur son escape lane, percute cette somptueuse idiotie que clame le matin bleu pour nous faire rêver un peu : se refaire les seins tout en voyant des lions !

Et je me surprends marmonner : quelle bande d’enculés! Et la boucle est bouclée.
[Francis Traunig 20081027 Vers l'image]


Sanary-sur-mer - 08 heures 35
Trois nonnes aux sourires frais comme des banettes croisées au marché de Sanary.
[Francis Traunig 20081026 Vers l'image]


Palombaggia - 12 heures 56
Trace d'animal…
[Francis Traunig 20081025 Vers l'image]


Palombaggia - 17 heures 31
Trace d'écume…
[Francis Traunig 20081024 Vers l'image]


Palombaggia - 16 heures 28
Trace d'ombre…
[Francis Traunig 20081023 Vers l'image]


Palombaggia - 12 heures 01
Faire des traces qui meurent au moment où elles naissent.
[Francis Traunig 20081022 Vers l'image]


Palombaggia - 12 heures 01
Monstre marin qui a pris peur voyant mon caleçon de bain rayé.
[Francis Traunig 20081021 Vers l'image]


Palombaggia - 13 heures 56
Bu d’une traite Lee Miller solaire.
[Francis Traunig 20081020 Vers l'image]


Palombaggia - 10 heures 17
Partagé le besoin de confiture abricot avec la guêpe.
[Francis Traunig 20081019 Vers l'image]


Palombaggia - 16 heures 56
Partagé le besoin de lumière avec le végétal.
[Francis Traunig 20081018 Vers l'image]


Savona - 19 heures 46
L’interdiction, taille-crayon de la curiosité.
[Francis Traunig 20081017 Vers l'image]


Genève - 08 heures 01
L'horizon, à mes pieds!
[Francis Traunig 20081016 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 02
Si peu sinon le grésillement du rouge qui s'effrite.
[Francis Traunig 20081015 Vers l'image]


Genève - 21 heures 42
Etonnant reflet de lumière sur ce gros caillou rond flottant autour de la terre.

-Je suis fier de savoir que l’homme y a posé le pied.

-T’as pas vu les photos ? Elles sont truquées. On dit que tout ça c’est un coup monté, une mise en scène.

-Impossible, on le saurait, tu déconnes…

-Pas du tout. En regardant bien les photos, l’ombre du drapeau, on voit que c’est du bidon…

Merde, voilà que le bonheur d’avoir fait un pas dans l’espace - par procuration, bien sûr - ne serait qu’une illusion ?

D’ailleurs, ce caillou, est-ce bien la lune ?
[Francis Traunig 20081014 Vers l'image]


Genève - 18 heures 33
Républicain ou démocrate, blanc ou noir, pour ou contre, bien ou mal, riche ou pauvre, zéro, un, le langage binaire de la machine infeste la pensée, assassine la nuance.

Subversif? le OUI MAIS…
[Francis Traunig 20081013 Vers l'image]


Genève - 17 heures 40
-Repas pantagruélique chez Isabelle et Olivier.

-Rencontre de Françoise sans mari et enfants.

-Trois joggeurs acclamés par des cris de canards.

-Rencontre de Fabienne et d’une amie sur les quais.

-Projet de starting-blog.

-Insouciance, rires et babillages sans conséquences.

-Déjà 17 heures 40
[Francis Traunig 20081012 Vers l'image]


Genève - 17 heures 57
Les cornets, vaut mieux les mettre sur le nez que de les fumer, martèle le père à sa fille, ça fait autant d’effets qu’un joint - sinon plus – c’est moins nocif et pour le moment encore autorisé par la police…
[Francis Traunig 20081011 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 56
Le Clézio, le plus grand des écrivains de langue française vivant, enfin reconnu. Aux antipodes de Houellebecq le nihiliste et BHL le DHL du prêt-à-porter philosophique.

Avec Le Clézio, l’intelligence romanesque, la sensibilité poétique, et l’humanisme sans sponsors clinquants, sont les humbles serviteurs de la langue française.

Le Clézio, Lautréamont sans les abysses, Michaux sans le charbon.

Le Clézio aussi beau, aussi simple, aussi vrai qu’un martinet qui fend l'azur…
[Francis Traunig 20081010 Vers l'image]


Choulex - 06 heures 59
[Francis Traunig 20081009 Vers l'image]


Genève - 12 heures 27
[Francis Traunig 20081008 Vers l'image]


Genève - 14 heures 03
[Francis Traunig 20081007 Vers l'image]


Genève - 10 heures 16
Aucune sympathie pour ce grand pervers qui trempait son sexe-sismographe dans la viande de ceux qu'il dévorait…
[Francis Traunig 20081006 Vers l'image]


Saint-Julien en Genevois - 15 heures 32
Adèle et Arthur font danser les images.
[Francis Traunig 20081005 Vers l'image]


Prangins - 19 heures 29
Quelques unes des soixante mille bougies du jardin des lumières au Château de Prangins.
[Francis Traunig 20081004 Vers l'image]


Genève - 16 heures 35
Laurent - peintre talentueux - rencontré hier sur un trottoir du quartier.
[Francis Traunig 20081003 Vers l'image]


Genève - 09 heures 57
L'ami Alan sur le départ pour la Grèce à scooter. Neige à mille mètres aujourd’hui sur les Alpes, à moins qu’il passe par en dessous.
[Francis Traunig 20081002 Vers l'image]


Genève - 16 heures 54
Vision du monde qu'aurait un financier suspendu à son parachute doré. (D'après un neuroscientiste qui avait placé sa fortune dans des actions Lehmann Brothers).
[Francis Traunig 20081001 Vers l'image]


Genève - 20 heures 33
Pire que : FUMER TUE inscrit en gras sur les paquets de clopes.

Pire que : PARCE QUE TU LE VAUX BIEN ahané par des marques de fringues.

Pire que : C’EST VOUS LA PERSONNE LA PLUS IMPORTANTE AU MONDE proclamé par les assureurs vie pour vendre des contrats.

Pire que : DECLENCHEZ, L’APPAREIL FERA LE RESTE, la pub de Kodak dans les années trente.

Pire que : DIEU VOUS PARDONNERA SI VOUS VOUS METTEZ A GENOUX

Pire que toutes ces fadaises : LE FACIAL-FLEX qui promet, pour 99 francs, et deux minutes de gymnastique quotidienne, un visage plus ferme…

Nous voilà de retour dans les limbes de la préhistoire de l’émancipation féminine.
[Francis Traunig 20080930 Vers l'image]


Genève - 11 heures 57
Mais où est passé le billet de 100 francs que le pigeon avait dans le bec lorsqu’il a percuté la façade vitrée de l'UBS ?
[Francis Traunig 20080929 Vers l'image]


La Capite - 12 heures 13
[Francis Traunig 20080928 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 20
Rencontre.
[Francis Traunig 20080927 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 41
J’aperçois une grosse mouche noire collée au plafond . Monte sur une chaise, m’en rapproche sans brusqueries et dégaine mon appareil photo. Elle s’envole. Se pose sur la branche d’une étoile en bois doré. Je traîne ma chaise sous l’étoile, l’escalade. Ce n’est pas une mouche, mais deux mouches en attelage, soudées. Deux mouches qui forniquent sur la branche d’une étoile dorée.

Quel éblouissement que la vie amoureuse des mouches! J'espère qu'elles s'en rendent compte…
[Francis Traunig 20080926 Vers l'image]


Genève - 12 heures 58
La constellation du petit pois, vue depuis notre galaxie.
[Francis Traunig 20080925 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 06
19 heures 06 en route vers 19 heures 07
[Francis Traunig 20080924 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 06
Mais que sais-je de l'affection du nuage pour le ciel, de l’amour de l’arbre pour l’oiseau… Que sais-je des élans des mots vers la marge, que sais-je de la faim des yeux pour les images ?
[Francis Traunig 20080923 Vers l'image]


Genève - 19 heures 47
Aujourd'hui l'automne !
[Francis Traunig 20080922 Vers l'image]


Assens - 15 heures 51
[Francis Traunig 20080921 Vers l'image]


Rho - 12 heures 19
Pathétique amalgame de clichés au phéromone.
[Francis Traunig 20080920 Vers l'image]


Roh - 12 heures 17
Cimetière à libellules.
[Francis Traunig 20080919 Vers l'image]


Vercelli - 22 heures 33
Grenade in the night !
[Francis Traunig 20080918 Vers l'image]


Genève - 12 heures 57
Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now pay later ! Buy now pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! And we will fuck you for free ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! But how much was it ? Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now pay later ! Buy now pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! And we will fuck you for free ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now, pay later ! Buy now pay later ! Buy now pay later ! Pay now…
[Francis Traunig 20080917 Vers l'image]


Genève - 19 heures 23
Avec Luc la joie rend flou!
[Francis Traunig 20080916 Vers l'image]


Genève - 20 heures 31
Voilà ce qu'a provoqué Nicolas dans sa chambre à coucher pour avoir abusé de son accélérateur à particules (prêté par le CERN) …
[Francis Traunig 20080915 Vers l'image]


Dullier - 15 heures 34
Couple.
[Francis Traunig 20080914 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 50
Détail sans importance de l'humeur d'un moment.
[Francis Traunig 20080913 Vers l'image]


Genève - 16 heures 19
La tombe numéro 707 sur laquelle est gravé J.C. n’est pas celle de Jésus Christ mais de l'un de ses plus fervents soldats, Jean Cauvin, plus communément connu sous le nom de Jean Calvin.
[Francis Traunig 20080912 Vers l'image]


Choulex - 15 heures 26
[Francis Traunig 20080911 Vers l'image]


Genève - 14 heures 14
Capteur de rêves et sa nouvelle amie, empêtrée dans le filet de ses qualités.
[Francis Traunig 20080910 Vers l'image]


Genève - 16 heures 02
[Francis Traunig 20080909 Vers l'image]


Genève - 08 heures 09
Banc de caméras de surveillance déguisées en méduses.
[Francis Traunig 20080908 Vers l'image]


Choulex - 17 heures 18
Déjà !
[Francis Traunig 20080907 Vers l'image]


Nyon - 18 heures 54
Le portrait, quel grand mystère, cette rencontre avec l’autre qui nous renvoie à soi – comme un toucher, une caresse, un menuet entre deux miroirs où le besoin de plaire, de donner et de recevoir, de séduire, d’aimer autant que d’être aimé percutent d’un clic d’index la lumière, l’ombre et l’instant.

Collision !

Rencontre !

Réconciliation !

Combat de boxe.

Témoignage, cri, engagement !

Valse, jerk, rock and roll.

Aussi. Peut-être. Parfois.


Ps : Jeanne Gerster, photographe engagée, expose à Focale une série de portraits où elle donne sa voix, son regard aux réfugiés du Haut-Karabagh qui attendent depuis 14 ans dans des wagons de marchandises une locomotive qui les ramènerait chez eux.
[Francis Traunig 20080906 Vers l'image]


Choulex .- 19 heures 43
Tentative de photographier la tranche d’une image, son épaisseur.
[Francis Traunig 20080905 Vers l'image]


Genève - 19 heures 11
Enfin, après quatre ans de gestation, accouché de son livre sur le tyran Niazov.
[Francis Traunig 20080904 Vers l'image]


Genève - 18 heures
Belles empoignades sur le sens qu’il faut donner aux images lorsque baisse l’esprit créatif.
[Francis Traunig 20080903 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 53
Le tournesol me rappelle de l'avoir trop peu regardé cette année.
[Francis Traunig 20080902 Vers l'image]


Entre Avignon et Genève - 18 heures 10
Même les mots les plus rassurants peuvent parfois gâcher un paysage.
[Francis Traunig 20080901 Vers l'image]


Arles - 15 heures 16
Aux rencontres d’Arles, il est curieux comme on sacralise certaines photographies en les exposant dans des églises qui elles sont désacralisées par ces images.

Dans la rue sur un mur de rouille, un visage redonne au plus grand que soi un peu d’altitude.
[Francis Traunig 20080831 Vers l'image]


Genève - 21 heures 54
Je trouve Véronique rayonnante pour ses cinquante ans. Le lui fait savoir. Jusqu’à ce que son mari lui amène un gâteau avec 45 marqué dessus. Quel farceur ! A moins que je me sois planté.
[Francis Traunig 20080830 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 50
Restes de ciel bleu cachés au fond d'une pêche.
[Francis Traunig 20080829 Vers l'image]


Genève - 11 heures 58
L'Evangile, c'est selon…
[Francis Traunig 20080828 Vers l'image]


Genève - 18 heures 11
Carpe-Diem,(quam minimum credula postero). Ni plus, ni moins.
[Francis Traunig 20080827 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 22
Rentrée scolaire.
[Francis Traunig 20080826 Vers l'image]


Genève - 16 heures 30
S’engazonner les neurones pour y coucher Marguerite.
[Francis Traunig 20080825 Vers l'image]


Choulex - 12 heures 43
Jeune couple partageant son Temps.
[Francis Traunig 20080824 Vers l'image]


Genève - 13 heures 16
Micha mime le refus qui lui est adressé lors d’une énième demande d’emploi et martèle : j’aime travailler ! je veux travailler ! je dois travailler…
[Francis Traunig 20080823 Vers l'image]


Monniati - 21 heures 25
Tribune de Genève du 23 août 2008 :
Genève: la météo prive le botellon d'un succès retentissant
La météo n'était pas de la partie vendredi soir pour le botellon genevois organisé au parc des Bastions. L'atmosphère humide aura certainement découragé certains fêtards. Vers 22h00, une bonne centaine de jeunes se trouvait devant le Mur des Réformateurs.
La Ville de Genève a été la seule municipalité en Suisse à tolérer ce type de rassemblement venu d'Espagne. Elle a cependant posé des conditions, notamment que l'espace soit nettoyé à la fin de la fête. La présence d'éléments de prévention a également été imposée aux organisateurs.



Au même moment, dans la campagne genevoise, au champêtre festival de Monniati, deux quinquagénaires se retrouvent derrière un paravent décoratif pour se cuiter en cachette alors que le tout jeune public boit sagement jus de fruits et autres coca zéro.

Les amateurs d’alcools qui mettent en péril l’ordre public et transgressent les conventions (se beurrer la gueule en troupeau dans un bistrot ne fait pas encore la une des journaux) vont probablement bientôt se faire sangler le goulot.

Une autre proposition, toute morale et lucrative en même temps serait de :

TAXER LES VICES POUR FAIRE FLEURIR LA VERTU !!!

Et par-là, célébrer dans la joie, mais avec retenue, le véritable et tant attendu avènement des temps modernes.

Puisque la famille et l’éducation défaillent, l’état en s’y substituant, trouverait par sa prise en charge de ceux qui branlent au manche une nouvelle source de revenus.

Quelques propositions :

-Taxer ceux qui bouffent des Hamburger et vont à court terme embouteiller le système de santé.

-Taxer ceux qui ont des piscines et empêchent Nestlé de pomper les nappes phréatiques et ainsi mettre en bouteilles leurs très profitables eaux minérales, ce qui auraient des incidences sur leurs résultats, ce qui signifierait moins d’impôts, ce qui engendrerait, à coup sûr, des coupes dans la culture et le social.

-Taxer ceux qui baisent plus d’une fois par mois, puisqu’il est reconnu que le sexe est énergétivore et peut rendre lascif au travail.

-Taxer les voitures. Le café. Les frontaliers. Les cigarettes. La circulation en ville. Le trafic sur les autoroutes. Le passage dans les tunnels. Taxer les riches. L’information sur internet. La connexion au câble. Le profit. Taxer celui qui dit : T’es qu’un gros con ! Taxer les putes - à la source. Taxer les taxis. Taxer les fumeurs de pétards. Taxer les spectacles. Taxer les poubelles. Les chiens. Taxer les terrasses de bistrots. Taxer ce qu’on importe. Taxer le produit du travail. Taxer celui qui quitte sa femme. Taxer l’église et ceux qui y croient encore. Taxer ceux qui veulent faire la fête, animer la ville. Taxer ceux qui consomment trop. Ceux qui polluent. Taxer pour aller pisser

-Taxer les fleurs parce que ça sert à rien !
[Francis Traunig 20080822 Vers l'image]


Chêne-Bougeries - 14 heures 59
[Francis Traunig 20080821 Vers l'image]


Romont - 16 heures 56
Le train vole sur ses rails, je déclenche à l’aveugle, sans voir sinon des lignes brisées hoqueter, des arbres, des pylônes, des toits défiler à toute berzingue. Je déclenche en m’abandonnant aux mouvements de l’imprévu pour échapper au paysage tout étalé dans son arrogante évidence et ne rechercher que l’effet qu’il produit…
[Francis Traunig 20080820 Vers l'image]


Genève - 12 heures 42
Adriana consacre son travail de maturité à la photographie. La fraîcheur de ses questions est décapante.

Sa candeur fait brasiller la mienne qui est revêtue d’une épaisse couche de discours, d’influences, de plagiats et pillages d’idées. Nom d’un chien comme la liberté d’être vierge d’Histoire doit être jouissif…à condition de ne pas s’en rendre compte.

Mais peut-être pas.

Renouer avec la candeur pour être créatif ? et ainsi, enfin, échapper au cynisme.

Je n'en sais rien.
[Francis Traunig 20080819 Vers l'image]


Genève - 08 heures 34
Geste subversif involontaire d’une beauté sonore et visuel incomparable : gaspiller du sucre autrement qu’au fond de sa tasse de café.

C’est moins nocif pour la santé, sinon que gaspiller, toujours, fait chuinter les haubans de la culpabilité.
[Francis Traunig 20080818 Vers l'image]


Choulex - 16 heures 11
Papillon géant butinant un nuage chou-fleur.
[Francis Traunig 20080817 Vers l'image]


Hermance - 19 heures 58
Prétexte rêvé pour se faire la peau des végétariens.
[Francis Traunig 20080816 Vers l'image]


Carcassonne - 11 heures 19
Révolte en pays Cathare.
[Francis Traunig 20080815 Vers l'image]


Castelnaudary - 21 heures 29
Photographe de mode travaillant pour Marie-Claire, flou.
[Francis Traunig 20080814 Vers l'image]


Asturies - 14 heures 31
Photo de famille.
[Francis Traunig 20080813 Vers l'image]


Larache - 17 heures 10
Zara fait travailler des dizaines d’ateliers comme celui-ci, en Galice. Nièves emploie dix neuf personnes. Elle a investi toutes ses économies dans son parc de machines qui ronronnent au jour le jour, en flux tendu avec la frénésie acheteuse des minettes du monde entier. Sans garanties. Si la demande baisse, Zara ferme un peu les robinets, et c’est à Nièves de se démerder avec ses employées, de les virer ou de leur baisser le salaire.
[Francis Traunig 20080812 Vers l'image]


Santiago - 15 heures 04
Pélerins-business.
[Francis Traunig 20080811 Vers l'image]


Batallha - 15 heures 25
Deux chevaliers se battent par armées interposées. Les forces sont inégales, les Castillans sont plus nombreux. Le destin du Portugal est en jeu. Si je gagne la bataille, j’élèverai ici un monument somptueux à la gloire de la vierge, une cathédrale, un monastère.

Il gagne.

Heureusement pour le poisson rouge - qui vit dans un luxueux bassin d’époque, arrosé de pièces de monnaies.
[Francis Traunig 20080810 Vers l'image]


Quinta do Barro - 15 heures 33
C’est l’histoire d’un roi qui veut marier sa fille et convoque les trois prétendants :

« Le prince qui me ramènera le plus de balles de ping pong pourra épouser Lucille, ma fille. »

Et les trois princes se mirent en route. Après un mois revint le premier avec dans ses sacoches 258 balles de ping pong.

« Très bien dit le roi, attendons que les deux autres princes reviennent avant que je ne prenne ma décision… »

Six mois plus tard revint le deuxième prince avec 328 balles dans ses bagages. Et juste avant l’échéance qu’avait fixée le souverain, revint le dernier prince, (héritier du royaume de Galle) tout en sueur et visiblement fourbu. Il tenait délicatement dans ses mains deux petites balles. Etonné le roi lui demanda pourquoi il lui avait fallu presque une année pour ne ramener que deux balles de ping pong.

« Ping pong ? Oh! Majesté, répliqua le prince Daniel, avec son fort accent anglo-saxon, j’avais compris : bring me back the King Kong balls.
[Francis Traunig 20080809 Vers l'image]


Lisbonne - 18 heures 16
Ouverture des Olympiades de Pékin. Les raies, requins et le poisson-lune se réjouissent.
[Francis Traunig 20080808 Vers l'image]


Carcavelos - 11 heures 46
Sévère noblesse de la commerçante Gitane.
[Francis Traunig 20080807 Vers l'image]


Entre Sintra et Cascais - 18 heures 59
Aujourd’hui, se bousculent les images. Quelle fiction pour quelle réalité ? Comment relier les bribes de l’histoire du temps qui passe pour en faire une mosaïque acceptable, mosaïque-pixel des contorsions vaines de l’éphémère ?

Belles rencontres, lesquelles choisir ?

L’une d’elle :

Dans le vaste parc de Quinta da Regaleira, un palais aux styles bâtards étourdissants, entre les statues d’Hermès, de Diane et de tout le cortège mythologique, trône un lion en bronze. Une petite fille escalade le monument, poussée aux fesses par sa mère et sa grand-mère. Elles peinent. Nous nous y mettons trois pour le bonheur de la grand-mère, qui, une fois photo faite, sort de son sac à main une brassée d’images incroyables : On y voit une jeune femme tenir dans ses bras un énorme chien renversé sur le dos auquel elle caresse vigoureusement la panse pendant qu’une lionne – la scène se passe dans l’embrassure d’une porte – se dresse et écrase avec ses pattes de devant la tête de la jeune femme qui rit aux éclats.

« Cette femme c’est moi ! En Angola, en 1939 ».

Portrait de la grand-mère et de cette tranche de vie en noir et blanc.

Plus loin, plus tard, belle image :

Plage. Cinq hommes bedonnant parfaitement répartis sur un rectangle imaginaire de 2 mètres sur trois, fixent un ballon suspendu en l’air. Jambes fléchies. Un peu sur leur gauche la mer se déchaine. Deux surfeurs attendent la vague. Un autre la chevauche. Une fillette tend le bras vers un ballon bleu blanc rouge, suspendu lui aussi face à elle. Avec une raquette, une femme court après une balle, hors cadre. Des dizaines de baigneurs en groupe, seuls, en couple se découpent sur l’écume, l’eau à mi-cuisse, fixent le large.

[Francis Traunig 20080806 Vers l'image]


Lisbonne - 20 heures 25
Visage Fado à la recherche de sa musique.
[Francis Traunig 20080805 Vers l'image]


Cascais - 14 heures 07
Courir pour échapper aux morsures du soleil

Se tartiner de crème blanche et ne pas devenir rouge

Laisser courir le regard comme un jeune chien qu’on détache

Se palper le gras des mollets en regardant planer un albatros

Perdre son temps et ne plus le retrouver
[Francis Traunig 20080804 Vers l'image]


Colares - 12 heures 44
Ils marchèrent le long des falaises qui faisaient le gros dos. Au-dessus d’eux, se tenaient en équilibre, dans le vent du large, trois goélands qui observaient distraitement le groupe se réunir contre un muret pour se faire photographier. Un des goélands vira sur la droite, intrigué par les cris et les exclamations, pensant voir jaillir du groupe de la nourriture, peut-être un poisson. Mais bien vite il retourna caler dans le bleu son fuselage de plume pour rire d’y avoir cru.

Plus bas, le groupe braillait de bonheur d’être secoué par le vent qui mangeait avec son haleine de sel les côtes des falaises, festin immémorial commencé avec la naissance du soleil et qui ne trouvera sa fin qu’avec sa mort, alors que dans le même temps, avec un doigté expert, caressant les cheveux au groupe pour le distraire, Zéphyr, souffla sur le pagne de Muriel qui s’entrouvrait.

Mais qui le vit ?
[Francis Traunig 20080803 Vers l'image]


Evora - Portugal -12 heures 37
…ceux qui aimaient plus qu’ils ne l’étaient, ceux qui l’étaient et ne s’en rendaient pas compte, les malades imaginaires, les obsédés de l’au-delà, les obsédés du repentir, les obsédés de l’argent et tout son cortège de futilités, les obsédés de Dieu et de poitrines en forme de poires, ceux qui adoraient le bruit de la brise dans les feuilles des peupliers, la vie à trois et le chocolat, les femmes de cœur, ceux qui jamais n’ont su compatir, ceux qui au contraire voulaient sauver l’humanité mais n’ont jamais pu, les mangeurs de pastèques, ceux qui ne se sentaient vivants qu’en faisant souffrir, les goulus, les beaux, les poilus, ceux qui auraient tout donné pour n’aimer qu’une seule fois, les éconduits, les saintes mamans, les saintes nitouches, les comptables et les égarés du cœur,

…tous ceux-là, ici, proclament :

Réjouis-toi de la Vie ! Car plus vite que tu ne le penses tu seras ce que nous sommes.
[Francis Traunig 20080802 Vers l'image]


Toledo - 10 heures 05
Bircher de mythes.
[Francis Traunig 20080801 Vers l'image]


Lleida - 12 heurs 28
Sur la surface d’un océan de plomb brûlé par le soleil se dresse, majestueux, un immense taureau qui semble « faire de ses couilles le siège de sa vertu ».
[Francis Traunig 20080731 Vers l'image]


Barcelone - 11 heures 31
En sus du ticket d’entrée de 10 euros, 60 minutes d’attente, 2 euros par personne, pour rejoindre par ascenseur, les cimes de la Sagrada Familia et y faire de l’accro-branche spirituel.
[Francis Traunig 20080730 Vers l'image]


Entre Grenoble et Valence - 08 heures 29
En route pour le sud : petit déjeuner sur un air de Salsa dans un endroit d’un exotisme torride.
[Francis Traunig 20080729 Vers l'image]


Choulex - 14 heures 40
L'occiput sur l'inox, enfin, je suis serein comme une cuillère à café en vacances.
[Francis Traunig 20080728 Vers l'image]


Genève - 17 heures 09
Festival de générosité dans les jardins familiaux du Lignon…
[Francis Traunig 20080727 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 34
Le lac Léman tombe du ciel.
[Francis Traunig 20080726 Vers l'image]


Genève - 18 heures 57
Mais qui donc, sous le masque, se cache au fond de cet homme ? C’est une question que je me pose parce qu’il pourrait être moi en train de se poser cette même question au sujet de lui-même imaginant être un autre qui ne sait pas qui il est…
[Francis Traunig 20080725 Vers l'image]


Zurich - 13 heures 33
Troupeau de grues se chatouillant les dessous de bras.
[Francis Traunig 20080724 Vers l'image]


Genève- 17 heures 05
Pfffttt, Papaaaa, pourquoi devant cette barrière?
[Francis Traunig 20080723 Vers l'image]


Choulex -19 heures 51
Photographié un martinet dans le ciel de ma rétine fouetter la lumière crémeuse.
[Francis Traunig 20080722 Vers l'image]


Genève - 18 heures 21
Soi-même œuvre d’art, soi-même un autre que celui qui ressemble à papa, soi-même au centre de tous les regards, soi-même carte de géographie de ses propres désirs, soi-même plus que d’autres, soi-même arc-en-ciel qui parle, soi-même sans retours, soi-même touché par plus de flèches que tous les saint Sébastien réunis, soi-même vitrail de chair, soi-même usé par l’étonnement, par l’incompréhension et le papier de verre du préjugé, soi-même vieux en couleur, soi-même plus fort que rien mais pas plus qu’un colibri…
[Francis Traunig 20080721 Vers l'image]


Genève - 11 heures 44
F. en bave depuis des années – géographe, il réalise, en fin d’étude, un mémoire sur le quartier des Pâquis – les chagrins s’enchaînent aux déceptions, il erre, se met à boire, s’auto-méprise avec acharnement. Comme si sa raison, indifférente, laissait le champ libre aux émotions lui boxer le cœur.

C’est tuméfié qu’il émerge de ses nuits de foire.

Suis un con, un con, un con… elle me disait : touche-moi, moi je voulais parler, juste parler, boire un verre, je vais au poste, les flics comprendront, je veux récupérer ce qu'on m'a fait dépenser, j’ai pas les moyens, 1780 francs, il faut que je retourne dans ce bar avec quelqu’un qu’ils respectent, avec un flic, ils verront, auront les jetons, me rendront mon pognon j’en suis sûr…
[Francis Traunig 20080720 Vers l'image]


Genève - 07 heures 49
Du verbe aux actes dans la lumière douce d'un matin plein de promesses…
[Francis Traunig 20080719 Vers l'image]


Genève - 16 heures 59
Faux palmiers, reconstitution de petites places de village en carton pâte, mamans seules en soliloque avec leur poussette, copains rentiers par groupe de trois à échafauder de vains projets d’évasion pour fuir l’ennui, vendeurs abandonnés par leurs clients, meute de nettoyeurs pourchassant le désoeuvrement avec d’immenses balais… Centre commercial triste, toc, véritable machine à raboter le désir.
[Francis Traunig 20080718 Vers l'image]


Genève - 07 heures 30
[Francis Traunig 20080717 Vers l'image]


Genève - 22 heures 13
Toucher, glisser la main, s’enfiler, accueillir, s’ouvrir : festin amoureux où roucoule le bonheur consenti.

Mon œil ne voit plus que ça, dans la queue qui ondule, et veut s’inviter sans pouvoir.

Je fais une image, pauvre communion, qui glisse, se faufile, cherche le chemin de la main.

Image volée, image honteuse, je le confesse.
[Francis Traunig 20080716 Vers l'image]


Genève - 19 heures 09
Vu :

Une glace fondre avant d’être léchée

Les alpes dérouler leurs friselis de granit sur les fesses de l’horizon

Une hôtesse de l’air enfourner Jésus dans un DC 6

Le sujet s’ébrouer hors cadre

Un bateau de plusieurs centaines de tonnes glisser sur l’eau avec la grâce d’un cygne


Vénus se poser sur la lune

Des genoux vibrer dans l’air comme des glottes de sopranos

Des tombes plus vieilles que Baudelaire et ses préoccupations

L’improbable enlacer le presque rien et en rire



Une godasse bailler comme un crocodile qui a fait un mauvais rêve

Un souvenir enjamber l’enclos

Des mouettes essayer de se concilier le vent

L’œil de Dieu collé au trou de la serrure du ciel

Se pulvériser le paysage couché dans la vitesse


S’aimer le jour et la nuit
[Francis Traunig 20080715 Vers l'image]


Genève - 11 heures 33
"Le plaisir d'avoir ne vaut pas la peine d'acquérir".

Les confessions.
[Francis Traunig 20080714 Vers l'image]


Choulex - 11 heures 34
…arrêter de laisser l’image mentir impunément, mordre le fruit, Finistère de mes désirs, l’engloutir, absorber l'énergie de son soleil, être fruit, ensuite, et, jouir d’être foudroyé par le réel…

Bref, manger une nectarine.
[Francis Traunig 20080713 Vers l'image]


Genève - 10 heures 18
Comment tu vas ?

Mal…pas bien

Kes ki y a ?

J’ai peur…peur de mourir

Mais enfin, t’es ridicule, évidemment qu’on va mourir, mais pour l’instant t’es là, bien vivant.

Pour l’instant, ouais, tu peux parler toi, on voit bien que t’es pas à ma place. T’as du bol, toi, du cul, tu te rends pas compte… c’est tout.

Pas compte de quoi.

Mais fais pas chier, tu m’emmerdes !

Calme, calme. Allez, on se met là, à l’ombre, sous la Subaru, près du pneu. Tu vas me dire ce qui va pas…

Tchocc…

C’est quoi ce bruit ?

Rien, tu t’inquiètes d’un rien. Rien, c’est juste une portière qui se ferme. Raconte, allez laisse-toi aller…

Vroummm…

Merde, tirons-nous, vite, merde…



Et le pasteur Eugène Burnié s’en alla au volant de sa Subaru Justy sans même se rendre compte qu’il venait d’écraser une créature de Dieu…
[Francis Traunig 20080712 Vers l'image]


Genève - 07 heures 27
Alors voilà, il faut dire la vérité, le matin à la terrasse du café, on considère le monde - celui qui s’offre dans l’instant, celui dont on rêve - sur des critères parfois à la lisière d'un machisme à la Wolinski. A deux, régresser semble moins grave, puis passe le bonheur que l’on touche des mots à défaut de le toucher du bout des doigts ; et on se contente de ça en riant comme des désespérés qui savent que tout est perdu, et que du naufrage dont nous sommes simultanément acteurs et spectateurs, ne resteront plus que les petites cuillères avec lesquelles nous chahutions la caféine au fond de nos tasses. Tout passe donc, accrochons-nous, oui, fort, avec nos ongles de félins sur les carrosseries en pavane. Et là, au milieu de cette overdose de lucidité, après avoir trouvé la clef pour franchir la porte du décor en carton pâte qui nous cache l’horizon, un choc immense, une proclamation de la Tribune de Genève nous pétrifie : Le curé qui bénit les animaux, renverse une chèvre à Peney.

Le bonheur futile de s’ébrouer dans l’inconsistance, à l’ombre du malheur, lui bien concret, nous détend aussi sec les cordes vocales.

Non, on ne peut pas rire de tout.

Se ressaisir, s’élever, s’arracher à ce qui nous entraîne dans les ténèbres, faire face à sa pauvreté émotionnelle, arrêter de se mentir, redresser les épaules, combattre la médiocrité - comment y arriver si même les hommes d’églises écrasent les chèvres ?
[Francis Traunig 20080711 Vers l'image]


Genève - 16 heures 35
Ki promène qui…
[Francis Traunig 20080710 Vers l'image]


Genève - 18 heures 45
Philippe barbotte dans son rêve - à cheval sur lui, plutôt - un boxer 800 BMW !
[Francis Traunig 20080709 Vers l'image]


Genève - 09 heures 36
Y a t il une esthétique des masses laborieuses ? Un profil type du besogneux ? La beauté s’érode-t-elle au contact de la javel et des produits de nettoyage ? Question dangereuse que j’aimerais poser avec pudeur, question qu’a osé poser August Sander avec ses portraits typologiques…
[Francis Traunig 20080708 Vers l'image]


Genève - 11 heures 20
"Il n'y a pas que le temps qui perde la tête, voilà qu'ils mettent la plage en ville…"
[Francis Traunig 20080707 Vers l'image]


Sisteron - 13 heures 27
Couple malgré eux.
[Francis Traunig 20080706 Vers l'image]


Pernes-les-Fontaines - 18 heures 40
…la jeune fille en fuchsia pose au mariage de sa grand-mère - le quatrième - avec un de mes amis qui fut mon caporal, caporal qui fait pleurer sa vieille maman parce qu’une épouse de 68 ans, aussi jeune d’esprit soit-elle, ne pourra plus enfanter…

Koike… avec ses ressources, sa vitalité, elle pourrait encore surprendre son monde, alors que d’autres à cet âge là, déjà, se font border en maison de retraite.
[Francis Traunig 20080705 Vers l'image]


Choulex - 17 heures 38
Du bonheur d'avoir un ballon vert.
[Francis Traunig 20080704 Vers l'image]


Genève - 12 heures 58
Un banquier peut, avec un peu de finesse, si le noeud est bien noué, transgresser les codes en vigueur en laissant parler les motifs…
[Francis Traunig 20080703 Vers l'image]


Genève - 19 heures 09
Je les ai regardé un moment mouliner des bras et des pieds et me suis demandé ce qui pouvait bien les motiver alors qu’il faisait si bon être couché dans l’herbe ? Par cette abnégation, cette maîtrise du geste parfait que conjurent-ils, vers quoi tend leur quête ? Et tout à coup - un flash vraiment - j’ai vu qu’ils se battaient contre un fantôme invisible, et la sympathie m’a mis debout, m’a fait mouliner des bras et des pieds moi aussi, appareil photo tendu vers eux, à vouloir photographier ce fantôme…
[Francis Traunig 20080702 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 32
[Francis Traunig 20080701 Vers l'image]


Entre quelque part et ailleurs - 17 heures 05
A fond de train en route vers le futur..
[Francis Traunig 20080630 Vers l'image]


Genève -
Soleil et convivialité. Audace et flagornerie. Régression joyeuse et hauts talons. Panache et pitreries maîtrisées. Plongeons et police. Gâteau au chocolat et photographie. Eté et puces de canards. Musique et sauna. Jean et Flora. Entre autres et cependant. Gentillesse et cumulo-nimbus. Espagne et Allemagne. Michel et Michel. Sono parfaite, chapeau, montre Chanel au fond de la vase, eaux gazeuse, buffet, beaux sourires, ont été quelques uns des ingrédients qui ont fait des cinquantes ans de Michel une belle fête.
[Francis Traunig 20080629 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 31
Et bardés de panneaux indicateurs portés en casquette, souvent, rêver de voyages nous suffit.

Peser le pour et le contre – larguer les amarres ? C’est le mauvais moment. Demain, oui, peut-être.

Alors attendre un peu avant de se mettre en route et rêver de départ jusqu’à en oublier la destination…
[Francis Traunig 20080628 Vers l'image]


Genève - 19 heures 04
Fêtes à ne plus savoir où donner de la tête. Les associations de tout poils organisent festivals et autres regroupements de convivialité. Les voisins se redécouvrent, les accordéons se déroulent, les fanfares exultent et les klaxons beuglent de joie.

Pendant ce temps, avec le plus grand sérieux, Berlusconi veut faire voter une loi lui garantissant l’immunité…

Pendant ce temps la météo nous annonce une journée sans nuage…

Pendant ce temps Poutine place son ex-premier ministre à la tête de gazprom, alors que l’ex-président de gazprom est placé par Poutine à la tête de l’état russe…

Pendant ce temps Justine marche enfin et confond toujours caca avec papa - du moins c’est ce que pense son père…

Et que Mugabe se fiche comme d’une guigne du processus démocratique…

Pendant ce temps on spécule sur la finale de l’Euro, on se prépare pour les jeux olympiques, on oublie le Tibet, le Darfour, merde et moi j’ai oublié que j’avais une soirée chez Guido alors que je voulais me rendre au festival des Cropettes…
[Francis Traunig 20080627 Vers l'image]


Genève - 20 heures 58
…mais l’âme alors, où elle niche ? Chez Micha, ce soir, elle affleure à la surface des yeux - poisson-chat qui fait vibrer l’onde - et clic !
[Francis Traunig 20080626 Vers l'image]


Genève - 14 heures 12
Le nombril, calligramme de notre première séparation.
[Francis Traunig 20080625 Vers l'image]


Genève - 12 heures 53
Une quiche dans la main gauche, je dégaine de la droite, appuie sur power on, vise au jugé, prie que le zigue soit dans le champ, appuie deux fois… et renoue avec le snapshot, activité probablement comparable, au niveau des sensations, avec la pêche à la mouche.
[Francis Traunig 20080624 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 03
Fauve à quinze ans!
[Francis Traunig 20080623 Vers l'image]


Genève - 21 heures 02
Le groupe rock « Ca va chier » clôt magistralement la fête de la musique en rappelant que sous tout habit de lumière on porte un slip.
[Francis Traunig 20080622 Vers l'image]


Genève - 22 heures 42
Tirs de missiles, soldats au pas de l’oie, villes dévastées, gerbes d’images de destructions balancées sur écran géant à la fête de la musique. Extraordinaire purge des angoisses de l’époque - comme si au doudou, au nounours, ou à la lolette se substituaient la clope, la bière et l’alcopop - catharsis où chacun dans sa solitude cherche la solitude de l’autre pour se sentir plus fort. Sardines en banc qui se rassurent pour échapper aux prédateurs.
[Francis Traunig 20080621 Vers l'image]


Genève - 21 heures 35
La rose s’élance vers le ciel, lui lèche les orteils.



X : « Je n’ai jamais payé pour l’amour, non jamais. Pour le sexe, oui. Mais pour l’amour, ah non ! Ça jamais… »

Réplique d’Y : « Moi, continuellement. Avec des fleurs, des livres, des repas au resto. Bien sûr, j’ai beaucoup dépensé pour être aimé…. »



Groupe d’ados. L'un d’eux parle aux autres, attentifs : « Tu fermes les yeux un soir, tu t’endors, c’est comme la mort, cent millions d’années passent, le matin tu te réveilles, t’as rien senti, tu te rends compte, c’est génial….qui a du feu ? Ma maman en a mais elle est pas là… » Au-dessus d’eux, une chauve-souris terrorise des moustiques.


Deux amoureux se glissent sous le feuillage dense d’un arbre au parc et gloussent. Une dame avec un chien en laisse observe, écoute.



Demain l’été.
[Francis Traunig 20080620 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 34
Elle tombe de sa chaise de rire. Dans l'agitation, je dégaine mon appareil, mets mon index qui trempait dans le taboulé sur l'objectif et comprends enfin comment Hamilton, le photographe de charme du siècle passé, produisait ses stupéfiants effets sirupeux.
[Francis Traunig 20080619 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 29
Dix sept ans, pique-nique, neuf cadeaux, bonne amie et retour du soleil…
[Francis Traunig 20080618 Vers l'image]


Genève - 08 heures 54
Le bonheur d'être père et fille.
[Francis Traunig 20080617 Vers l'image]


Genève - 18 heures 22
Elle semble révolue l’époque où les princesses penchées à la fenêtre du donjon attendaient qu’un charmant prince s’accroche à leur chevelure et viennent les délivrer.

Bien que je doute que cet atavisme dont on biberonne les marmots n’ait plus tout à fait cours dans l’inconscient de certains.

On oublie trop vite qu'il a fallu des millions d’années au trilobite pour devenir monobite…
[Francis Traunig 20080616 Vers l'image]


Le Môle - 16 heures 52
…pic nique sous la pluie, feu et thé, belle journée malgré le temps maussade. Ascension du Môle, 1863 mètres, à onze, chacun son rythme, chacun son sac et une seule idée pour tous, arriver au sommet de cette montagne pointue qui ressemble à un volcan…
[Francis Traunig 20080615 Vers l'image]


Carouge - 19 heures 31
Savoir rire de s’être fait tailler un string dans son drapeau !
[Francis Traunig 20080614 Vers l'image]


Genève - 14 heures 20
Et si tout notre univers - en dehors de toutes mesures concevables par la raison - était contenu dans le cœur d’une figue que mange un berger assis sur le bord d’un chemin. Berger qui en mâchant systèmes solaires et galaxies se dirait en regardant la voûte étoilée : Mais que peut-il bien y avoir au-delà des étoiles ?
[Francis Traunig 20080613 Vers l'image]


Genève - 12 heures 51
Mercedes en panne en plein milieu de la rue du Rhône, la rue marchande de tous les superlatifs de Genève. Un peu de cambouis et quelques taches d’huile sur ce tapis d’asphalte pour Rolls Royce et autres faire valoir à roulettes redonneront peut-être un peu de noblesse à cette rue dénaturée par le luxe.
[Francis Traunig 20080612 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 57
…et alors que se passe-t-il dans la tête, dans le cœur de l’insecte ? Que vaut mon monde au regard du sien ? Son instinct de survie vaut-il le mien ? Je le regarde médusé, comment me voit-il ? Comment dit-on chauve souris en langue d’insecte ? Qu’est ce que ça mange ? Comment ça fornique ? Les fleurs sont-elles son supermarché, le vent son tapis roulant ? La lune son Amérique ? Il reste beaucoup de questions irrésolues en dehors de celles que se pose Bergman sur le couple, et les savants du CERN sur l’origine de la matière…
[Francis Traunig 20080611 Vers l'image]


Genève - 18 heures 30
Panache, doutes et pourriture…
[Francis Traunig 20080610 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 23
Cramponné au guidon d'un vélo électrique, j'essaye de semer mon fils. Sans succès. Soit la batterie est à plat. Soit c'est moi.
[Francis Traunig 20080609 Vers l'image]


Genève - 09 heures 20
Un homme lit, le Matin, le matin, commande son café, s’installe dans les news du jour, bonnes, mauvaises, question de points de vue, de frustrations, etc… Arrive sa maman, à laquelle l’homme, le fils, n’accorde qu’une molle familiarité. Entre temps la serveuse, amère, il faut que je le dise parce qu’elle en contamine tout le café, amène un café à la mère. Amère on peut le comprendre, pour être privée de la gaudriole hebdomadaire, sport favori des Suisses, le dimanche matin - du moins des agnostiques.

Maman s’incline vers son rejeton mais il la repousse avec une tendre indifférence en se replongeant dans son journal. (Je me rends compte qu’il doit être absorbé par la tragédie de la limace écrasée par le pavot, tragédie que la presse dominicale relate avec force de détails).

La scène m’émeut. L’instinct photographique foudroie mon savoir-vivre qui n’oppose qu’une molle résistance et je dégaine mon appareil que je cache derrière les pages de mon livre. Visée au juger, en déclenchant, le flash crépite, impudique et dit : COUCOU !

J’ai l’air con. Me planque derrière mon livre comme derrière un sac de sable, laisse passer la gêne, laisse mes voisins replonger dans leurs journaux, moi derrière la feuille de vigne de la nonchalance, et recommence.

L’amour des mères, merde c’est fort, l’amour des mères c’est tenace. Quand c’est pas contre les belles-filles qu’elles bataillent, c’est contre le foot, contre toutes ces activités qui les privent de l’amour de leurs rejetons.

L’amour des mères c’est beau, mais vachement dur à photographier…
[Francis Traunig 20080608 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 37
…alors en balade dans les hauts de Choulex, sans autre intention que de ventiler mes poumons éprouvés, j’entends venir du bas-côté d’un champ de colza, une plainte, comme le sifflement d’un cœur percé. Je découvre une limace enceinte écrasée par la chute d’un pavot obèse. De toutes ses forces, le compagnon de la limace, essaye de dégager sa femelle agonisante – mais je fuis cette scène insoutenable. Je n’ai humainement plus aucune force. Ce drame me rappelle trop celui que vient de vivre l’équipe de football Suisse face au pavot tchèque qui vient de s’affaler sur son Destin…
[Francis Traunig 20080607 Vers l'image]


Genève - 18 heures 19
Le chinois n'est pas, comme on le pense trop souvent, une langue compliquée - ça fonctionne par idéogramme.
[Francis Traunig 20080606 Vers l'image]


Genève - 17 heures 50
Les censeurs les plus radicaux se débattent souvent dans la fascination de ce qu’ils combattent.
[Francis Traunig 20080605 Vers l'image]


Genève - 16 heures 04
Noyade dans l'océan argentique déchaîné.
[Francis Traunig 20080604 Vers l'image]


Genève - 15 heures 09
Rayon de soleil tombé à l'eau.
[Francis Traunig 20080603 Vers l'image]


Genève - 12 heures 07
Ondée de juin.
[Francis Traunig 20080602 Vers l'image]


Vandoeuvres - 12 heures 29
Coulisses du mariage entre raison et passion.
[Francis Traunig 20080601 Vers l'image]


Gy - 20 heures 08
Pêche aux poissons plastique, en canot moteur, dans la fontaine de la place du village - c’est tordu comme idée mais tellement drôle.
[Francis Traunig 20080531 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 52
Sauterelle coulée dans l’éphémère gouille d'ambre numérique.
[Francis Traunig 20080530 Vers l'image]


Genève - 12 heures 11
Allez, carton rouge !

Facile.

Sans commentaires. Pas d'amalgames. Se prémunir des préjugés. Non, c'est vrai, le football n’est pas encore tout à fait gangrené par le fric comme le serait le cyclisme, la voile, ou le tennis… Et puis le foot renforce le sentiment identitaire dans les banlieues. Rétrograde serait celui qui n’en comprendrait pas les enjeux. Nous devrions remercier les grands prêtres au pouvoir qui vont nous servir la messe du ballon rond de nous permettre d’exprimer nos frustrations par procuration. La ritualisation de la violence collective nous empêche de nous entretuer. Merci Sepp ! On te doit d’avoir échappé à la régression en regardant vingt trois cons courir après une vessie de porc remplie d’air.

Quelle belle victoire sur la bête !
[Francis Traunig 20080529 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 52
Cité dortoir pour batracien ?

Source d’inspiration pour Haikuiste ?

Miroir troublé pour Narcisse vieillissant?

Infusion jambes-lourdes pour femme au foyer harassée?

Friselis fleuri pour photographe en manque d'imagination?
[Francis Traunig 20080528 Vers l'image]


Genève - 17 heures 50
L'ami Sarclo en visite à Genève, chante au palais Mascotte…

…et profère pour se détendre des grivoiseries qui ne font rire que nous.
[Francis Traunig 20080527 Vers l'image]


Genève - 17 heures 50
[Francis Traunig 20080526 Vers l'image]


Thônex - 17 heures 21
A la joyeuse première édition du festival métisse de Thônex.
[Francis Traunig 20080525 Vers l'image]


Dully - 21 heures 14
Soirée courtoise qui va virer bergmanienne…
[Francis Traunig 20080524 Vers l'image]


Genève - 10 heures 36
Du soleil en poudre.
[Francis Traunig 20080523 Vers l'image]


Perle du Lac - 12 heures 30
Renier ses racines serait aussi absurde que de refuser la lecture du Kama-Sutra aux Bonobos.
[Francis Traunig 20080522 Vers l'image]


Genève - 08 heures 09
Shoot à l'hologramme caféiné.
[Francis Traunig 20080521 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 08
Leibovitz, ou l'art de vendre des lunettes de soleil quand on est star…
[Francis Traunig 20080520 Vers l'image]


Choulex - 22 heures 41
Mais que se passe-t-il dans la tête des grenouilles pour gueuler pareillement ?
[Francis Traunig 20080519 Vers l'image]


Choulex - 14 heures 44
Futilités en superpositions.
[Francis Traunig 20080518 Vers l'image]


Genève - 12 heures 12
Sous un pont, à l’abri de la pluie, un homme partage un morceau de pain et un bout de jambon avec Tim, son chien…

Dans le Matin, vaisseau amiral de la presse people lémanique, Marie-Ange Brélaz, la femme d’un poids lourd de la politique locale, déclare : Pour ne pas être tentée par les chips, je les donne à manger à mon chat, et offre un sourire fendu jusqu’aux oreilles au photographe…

Moralité : Le sacrifice de soi (si c’est proprement mis en scène)vaut encore plus que le bonheur de partager .
[Francis Traunig 20080517 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 55
Dos de rose.
[Francis Traunig 20080516 Vers l'image]


Berne - 08 heures 12
A fond de train entre quelque part et ailleurs avec quelqu'un d'autre…
[Francis Traunig 20080515 Vers l'image]


Versoix - 21 heures 42
Là-bas un marronnier allume le ciel avec ses chandelles fleuries.
[Francis Traunig 20080514 Vers l'image]


Genève - 20 heures 43
Personnage encadré envieux du tableau vivant croisant les bras de défi.
[Francis Traunig 20080513 Vers l'image]


Choulex - 15 heures 34
Gober l'instant.
[Francis Traunig 20080512 Vers l'image]


Saint-Georges - 13 heures
Pour mieux voir le ciel, il faut parfois toucher le fond.
[Francis Traunig 20080511 Vers l'image]


Genève - 13 heures 09
Memento vivere.
[Francis Traunig 20080510 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 37
Memento mori.
[Francis Traunig 20080509 Vers l'image]


Genève - 13 heures 13
Dragon.
[Francis Traunig 20080508 Vers l'image]


Choulex - 22 heures 36
Le Lilas la nuit roule ses odeurs dans l’ombre des talus - De Dieu, déjà mai!?! Salut, et merci de faire rêver mes narines…
[Francis Traunig 20080507 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 35
[Francis Traunig 20080506 Vers l'image]


Genève - 16 heures 29
AIMERSESSEINSCESTSUR!
[Francis Traunig 20080505 Vers l'image]


Choulex - 16 heures 24
[Francis Traunig 20080504 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 51
[Francis Traunig 20080503 Vers l'image]


Vandoeuvres- 23 heures 04
Pollock à moto.
[Francis Traunig 20080502 Vers l'image]


Choulex - 16 heures 27
Photographier l'odeur de sexe du champ de colza…
[Francis Traunig 20080501 Vers l'image]


Genève - 17 heures 32
[Francis Traunig 20080430 Vers l'image]


Entre Genève et Berne - 17 heures 01
Image d'une portion de voie ferrée (probablement)pour la toute première fois photographiée.
[Francis Traunig 20080429 Vers l'image]


Genève - 09 heures 25
Propre en ordre. Eviter le débordement. L'anarchie.
[Francis Traunig 20080428 Vers l'image]


Amsterdam - 17 heures 29
[Francis Traunig 20080427 Vers l'image]


Amsterdam - 11 heures 26
Répétition du discours de Jean lors de l’attribution du World Press 2008 qu’il a remporté avec son reportage sur les cabanes de migrants à Calais.
[Francis Traunig 20080426 Vers l'image]


Versoix - 21 heures 20
[Francis Traunig 20080425 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 35
Soleil se préaparant à passer sa soirée avec la lune…
[Francis Traunig 20080424 Vers l'image]


Genève - 09 heures 07
Il est clair qu'une GOLDWING vous donne un aplomb que vous n'aurez pas à bicyclette.
[Francis Traunig 20080423 Vers l'image]


Genève - 10 heures 03
Couple.
[Francis Traunig 20080422 Vers l'image]


Genève - 09 heures 25
…et ça ne va pas changer. Ils ne l'ont jamais su.
[Francis Traunig 20080421 Vers l'image]


Choulex - 15 heures 35
Noyau de cerise métallique craché par l’univers sur nos plates-bandes terrestres.
[Francis Traunig 20080420 Vers l'image]


Genève - 20 heures 42
Effet larsen ocre-bleu au fond des hormones.
[Francis Traunig 20080419 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 34
…merde, déjà?!
[Francis Traunig 20080418 Vers l'image]


Genève -08 heures 08
Préserver ses neurones, surtout, de la fatigue d’accoucher d’un slogan efficace.
[Francis Traunig 20080417 Vers l'image]


Genève - 19 heures 57
[Francis Traunig 20080416 Vers l'image]


Genève - 16 heures 27
Je n’en crois pas mes yeux. Relis deux fois la plaque, pas sûr de bien comprendre, ahuri. Centre de contrôle démocratique des forces armées. Je ne comprends toujours pas. Monter au premier, aller voir ? Pas le temps. Mais aurais-je osé sonner et poser la question ? C’est dommage de n’avoir pas su le numéro de téléphone de ces gens il y trente ans, ils m’auraient peut-être évité de faire du clou pour avoir refusé l’arme quand on a voulu faire de moi un soldat.
[Francis Traunig 20080415 Vers l'image]


Genève - 19 heures 57
Ne me rends même pas compte qu’on me regarde pisser en souriant. Mais je décide finalement de n’en pas tenir rigueur à cette intruse (à qui j’ai d’ailleurs oublié de demander le prénom).
[Francis Traunig 20080414 Vers l'image]


Choulex - 17 heures 08
Une grenouille me voit passer et se dit : tiens, les voilà qui sortent de leurs maisons, le printemps arrive…
[Francis Traunig 20080413 Vers l'image]


Genève - 08 heures
Dans certaines contrées, quand les temps sont troublés, les glabres au pouvoir prétendent qu’il faut raser les velus parce qu'ils contreviennent à la morale en vigueur. Lorsque tous sont tondus c’est les poils du cul qu’on rase. Les poils du cul des réfugiés d’abord ! Alors quand tout le monde est tondu, les glabres se font des petites moustaches de poils de cul pour voiler pudiquement leur satisfaction.
[Francis Traunig 20080412 Vers l'image]


Genève - 07 heures 47
"Il faudrait essayer d'être heureux ne serait-ce que pour donner l'exemple." Cette phrase, cueillie dans une biographie de Prévert, au café, ce matin, me met en selle.
[Francis Traunig 20080411 Vers l'image]


Genève - 14 heures 17
Photographe de presse en civil; quasi anonyme sans son barda.
[Francis Traunig 20080410 Vers l'image]


Meyrin - 20 heures 17
Portraits de lauréats au Nobel auxquels il a été demandé de dessiner leur découverte. Belle expo au Forum de Meyrin. Photographies de Volker Steger
[Francis Traunig 20080409 Vers l'image]


Yverdon - 14 heures 33
[Francis Traunig 20080408 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 50
[Francis Traunig 20080407 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 14
Il m’apparaît hautement improbable, en exhumant cette image, d’avoir vécu un jour cette scène, d’avoir promené mes vingt ans pendant des mois en Afrique. La photographie nous ramène parfois des lambeaux d’histoires enterrés au fond du jardin de la mémoire…

…et ressasser : Il était une fois, une seule fois, un point c'est tout !
[Francis Traunig 20080406 Vers l'image]


Genève - 20 heures 23
Quatre mois de travail pour mettre son réveil en lumière.
[Francis Traunig 20080405 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 17
Les Skarottes! Le groupe de Ska le plus vitaminé du moment…
[Francis Traunig 20080404 Vers l'image]


Choulex - 23 heures 51
Vouloir percer tous les mystères risque de ramollir l'élastique du désir.
[Francis Traunig 20080403 Vers l'image]


Genève - 10 heures 59
[Francis Traunig 20080402 Vers l'image]


Genève - 13 heures 10
[Francis Traunig 20080401 Vers l'image]


Vandoeuvres -18 heures 46
Poème ? Injonction ? Mise en garde ? Célébration ? Ca fait huit ans que je passe devant ces quelques mots sans les avoir jamais remarqués…
[Francis Traunig 20080331 Vers l'image]


Marchissy - 15 heures 38
[Francis Traunig 20080330 Vers l'image]


Genève - 16 heures 38
Ricardo, king of chorizo!
[Francis Traunig 20080329 Vers l'image]


Choulex - 07 heures 42
Que n'est le pain sinon de l'eau et du soleil qui se retrouvent dans l'épi?
[Francis Traunig 20080328 Vers l'image]


Genève - 16 heures 07
Le style, c’est couiner comme un trombone à coulisses lorsque l'on vous offre le choix entre : Carte de Crédits ou Cash.
[Francis Traunig 20080327 Vers l'image]


Choulex - 15 heures 46
[Francis Traunig 20080326 Vers l'image]


Choulex - 07 heures 02
Debout!
[Francis Traunig 20080325 Vers l'image]


Choulex - 16 heures 06
Porte-Nuage revenant de l'enterrement de Polaroïd tué par Numérik…
[Francis Traunig 20080324 Vers l'image]


Choulex - 09 heures 26
…le soleil fait fondre le poids du flocon qui pèse sur la tige de la Pensée…
[Francis Traunig 20080323 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 41
…s’arracher à l’écoute de soi. Prudemment. Repousser l’aiguillon de la douleur qui tagnasse la mémoire et fait mettre à genoux. Sortir de ce MOI JE qui me gonfle comme une baudruche. Se remettre en mouvement, merde !
[Francis Traunig 20080322 Vers l'image]


Choulex - 17 heures 37
[Francis Traunig 20080321 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 16
…premier pas, pas plus loin qu'un prunier dans lequel s'élancent conjointement un lierre, une glycine et Forsithya…
[Francis Traunig 20080320 Vers l'image]


Choulex - 17 heures 11
…le temps passe. Ou est-ce nous qui passons?
[Francis Traunig 20080319 Vers l'image]


Choulex - 17 heures 19
…lire Auster, enfin, que les gendarmes couchés de mes préjugés m’empêchaient de laisser approcher. Ramuz, Aline, La Route de Mac Carthy descendu en rasade, Mac Cullin, et le très beau livre de Cunéo sur Garamond… se remplir du mouvement des autres, de l’élan de leur pensée, remettre l’esprit en selle pour se distraire de soi…
[Francis Traunig 20080318 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 50
…cent cinquante hirondelles dans la volière de mon crâne, l’énergie phénoménale de la cour d’école toute proche, m’arrachent à la torpeur dans laquelle me plongent l’Apranax, la Fortecortin, et autres Dafalgan… la lecture me distrait de l’apitoiement…
[Francis Traunig 20080317 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 37
… mon corps fait descendre de selle mon esprit et s'abandonne dans un lit d’épines de ronces…
[Francis Traunig 20080316 Vers l'image]


Choulex - 22 heures 44
…et le lendemain ce fût au tour de mon dos de déclarer : Suffit! Bloqué! J'arrête, ne te supporte plus…
[Francis Traunig 20080315 Vers l'image]


Genève - 16 heures 21
…alors mon appareil photo déclara, en gras sur l'écran, avec un méprisant détachement : objectif bloqué.
[Francis Traunig 20080314 Vers l'image]


Genève - 18 heures 45
Pour avoir l'âme bien lustrée il faut d'abord se torcher avec coeur!
[Francis Traunig 20080313 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 13
Moi je … enfin se disloque.
[Francis Traunig 20080312 Vers l'image]


Genève - 13 heures 18
Moi je …
[Francis Traunig 20080311 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 51
Moi je…
[Francis Traunig 20080310 Vers l'image]


Genève - 21 heures 35
Moi je…
[Francis Traunig 20080309 Vers l'image]


Genève - 19 heures 11
[Francis Traunig 20080308 Vers l'image]


Genève - 10 heures 10
Mettre les canons en vitrine, sous clef, quelle belle initiative! A condition d'avaler la clef…
[Francis Traunig 20080307 Vers l'image]


Genève - 18 heures 38
[Francis Traunig 20080306 Vers l'image]


Genève -
Organique organisation!
[Francis Traunig 20080305 Vers l'image]


Genève - 14 heures 51
Projets!
[Francis Traunig 20080304 Vers l'image]


Genève - 11 heures 34
Lendemain de fête.
[Francis Traunig 20080303 Vers l'image]


Choulex - 15 heures 49
Fiesta !
[Francis Traunig 20080302 Vers l'image]


Genève - 19 heures 16
Fiesta!
[Francis Traunig 20080301 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 05
[Francis Traunig 20080229 Vers l'image]


Entre Milan et Aosta - 16 heures 15
[Francis Traunig 20080228 Vers l'image]


Milan - Rho - 15 heures 03
[Francis Traunig 20080227 Vers l'image]


Genève - 07 heures 57
Ce week-end passé, les citoyens genevois ont accepté de bannir la fumée des lieux publics. Catherine, cafetière, en est ravie et ses poumons semblent refleurir. Le croissant d’ailleurs a meilleur goût et, la place laissée libre par les cendriers, mis au rebut, permet enfin aux quotidiens de déployer leurs ailes de bon augure.

Pour fêter ce grand moment, je demande une clope à Francesco qui me la refuse parce que c’est interdit. Je m’impose. Transgresser une dernière fois, moi qui n’ai jamais fumé que passivement, comme Catherine, quel bonheur !

Je crache son tout dernier petit nuage de nicotine vers Catherine qui en tousse de rire.
[Francis Traunig 20080226 Vers l'image]


Genève - 10 heures 21
Chacun s'amuse comme il peut…
[Francis Traunig 20080225 Vers l'image]


Nyon - 18 heures 39
Qu'est-ce qu'une bonne image? Question insistante qui gave mes incertitudes…
[Francis Traunig 20080224 Vers l'image]


Genève - 19 heures 34
Photo de famille et changement de décor.
[Francis Traunig 20080223 Vers l'image]


Genève -
Les chiottes de mon pote Righetti transformées en lieu de dévotion à la dictature Syrienne.
[Francis Traunig 20080222 Vers l'image]


Choulex - 19 heures
[Francis Traunig 20080221 Vers l'image]


Genève - 14 heures 24
Max Jacot : "Pourquoi devrait-on représenter l'être humain beau, intelligent, malin, heureux …" Pour produire de la frustration, Max, et ainsi utiliser l'ambition comme rampe de lancement à couillons. Et les faire casquer pour le voyage. Les faire acheter le déguisement : la Rolex, le costard, et la bagnole qui te salue quand tu mets la clef dans le contact.
[Francis Traunig 20080220 Vers l'image]


Lausanne - 12 hweures 17
Une de nos passions communes, entre autre le papet vaudois, Jean Vautrin.
[Francis Traunig 20080219 Vers l'image]


Genève - 09 heures 58
Le lac mouille les cheveux du ciel pour lui prendre son bleu. Je comprends enfin pourquoi : E pericoloso sporgersi!
[Francis Traunig 20080218 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 11
[Francis Traunig 20080217 Vers l'image]


Zermatt - 10 heures 05
[Francis Traunig 20080216 Vers l'image]


Zermatt - 11 heures 02
[Francis Traunig 20080215 Vers l'image]


Zermatt - 14 heures 45
[Francis Traunig 20080214 Vers l'image]


Zermatt - 15 heures 47
[Francis Traunig 20080213 Vers l'image]


Zermatt - 13 heures 19
[Francis Traunig 20080212 Vers l'image]


Zermatt - 11 heures 33
[Francis Traunig 20080211 Vers l'image]


Zermatt - 13 heures 08
[Francis Traunig 20080210 Vers l'image]


Zermatt - 17 heures 14
[Francis Traunig 20080209 Vers l'image]


Carouge - 23 heures 19
Respire! Respire…
[Francis Traunig 20080208 Vers l'image]


Genève - 18 heures 30
Philippe rend visible sur la toile le grain de ses sentiments.
[Francis Traunig 20080207 Vers l'image]


Choulex - 22 heures 20
[Francis Traunig 20080206 Vers l'image]


Genève - 16 heures 20
Absolument tout ?
[Francis Traunig 20080205 Vers l'image]


Zurich - 09 heures 27
Racisme ordinaire en gare de Zurich : c'est par la peur qu'on manipule les embourbés du béret, les flippés de la différence. C’est par la peur qu’on fait cracher au bassinet les tourmentés de l’effraction, qu’on leur vend des systèmes d’alarme, des couvertures multirisques, et des spray au poivre. La peur fédère, et les partis politiques, gangrénés par leurs promesses sans lendemains, l’ont bien compris – et font de l’angoisse fond de commerce.
[Francis Traunig 20080204 Vers l'image]


Choulex - 10 heures 32
Obstination.
[Francis Traunig 20080203 Vers l'image]


Genève - 23 heures 32
Rencontre.
[Francis Traunig 20080202 Vers l'image]


Genève - 18 heures 24
[Francis Traunig 20080201 Vers l'image]


Genève - 22 heures 54
L'art du portrait : rendre visible l'invisible.
[Francis Traunig 20080131 Vers l'image]


Genève - 09 heures 46
Avec de pareils rabais, pour s'en sortir, le petit commerce va bientôt devoir être subventionné par l'état.
[Francis Traunig 20080130 Vers l'image]


Genève - 18 heures 20
Il y a le feu au lac.
[Francis Traunig 20080129 Vers l'image]


Choulex - 22 heures 25
Oui, au delà de sa fonction, une brosse à dents a sa personnalité!
[Francis Traunig 20080128 Vers l'image]


Marchissy - 15 heures 52
L'épaisseur du temps.
[Francis Traunig 20080127 Vers l'image]


Genève - 12 heures 23
Festin recyclé.
[Francis Traunig 20080126 Vers l'image]


Genève - 12 heures 04
[Francis Traunig 20080124 Vers l'image]


Genève - 20 heures 56
Pensée bouddhique, belle comme un bouquet de fleurs :

« L'impermanence est un principe d'harmonie. Quand nous ne luttons pas contre elle, nous sommes en harmonie avec la réalité ».

La photographie comme révélateur de cette impermanence ?
[Francis Traunig 20080125 Vers l'image]


Genève - 11 heures 44
Rencontre !
[Francis Traunig 20080123 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 21
[Francis Traunig 20080122 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 53
En faisant une radiographie, un scanner ou un irm, pourquoi, en allant au plus profond des entrailles, n'a-t-on pas encore trouvé traces de l’âme? Pourquoi la Science et l'Eglise ne s'associent-elles pas pour partir à sa recherche, et ainsi conquérir les territoires ténébreux qui nous connectent avec le divin ?
[Francis Traunig 20080121 Vers l'image]


Troinex - 15 heures 32
[Francis Traunig 20080120 Vers l'image]


Genève - 09 heures 32
C'est le moment! On commençait à désespérer.
[Francis Traunig 20080119 Vers l'image]


Genève - 09 heures 30
Pinceau.
[Francis Traunig 20080118 Vers l'image]


Genève - 09 heures 55
L'incontournable Charly, le facteur des Pâquis.
[Francis Traunig 20080117 Vers l'image]


Genève - 10 heures 12
Ce jeune homme veut un complet pour se rendre à l'anniversaire d'une copine. Je lui fais savoir qu'il lui faudra patienter encore une dizaine d'année avant qu'il trouve un vêtement à ses mesures, mais lui propose une cravate Mickey en pure soie. Il fouille sa poche et me tend une pièce de 50 centimes. L'affaire conclue fait exploser une gerbes de sourires radieux.
[Francis Traunig 20080116 Vers l'image]


Genève - 12 heures 35
Le dernier lieu convivial, authentique, du centre ville ferme ses portes à cause de la pression sur les loyers. Le bailleur, l’Hospice général, (propriétaire de l’immeuble), dont la vocation est de venir en aide aux démunis, décide de ne pas reconduire le bail, tout au bonheur du voisin, un bijoutier qui vend du clinquant bling-bling - et donnera au Directeur de l’Hospice la satisfaction d’augmenter le rendement des surfaces qu’il administre.
[Francis Traunig 20080115 Vers l'image]


Genève - 19 heures 07
Cascade.
[Francis Traunig 20080114 Vers l'image]


Choulex -16 heures 01
Masque.
[Francis Traunig 20080113 Vers l'image]


Genève- 22heures 03
Surprise! Manquent dans cette image deux personnes. Deux autres que je ne connais pas se sont glissées dans le cadre, et me réconcilient avec le côté magique, incertain, de ce qu’était la photographie, à l’époque du film, lorsque le doute se diluait dans le révélateur en chambre noir.
[Francis Traunig 20080112 Vers l'image]


Genève - 22 heures 43
Fiesta!
[Francis Traunig 20080111 Vers l'image]


Genève - 18 heures 50
Comme le sportif qui lace ses Nike, s’échauffe les muscles, la donzelle se fait les yeux, ramène à l’enclos les hormones qui pâturent dans les prés (qu’elle enverra plus tard éclairer la nuit du désir) et se prépare pour la soirée marathon, où peut-être, dans l’ombre tamisée et enfumée d’une boîte de nuit où d’une trattoria bruyante, son regard croisera, celui, charmant, d’un Prince, tout à la solde, lui aussi, de ses hormones - et ainsi perpétueront-ils, ahanant, cette folle farandole qui réchauffe notre nuit depuis des millions d’années.
[Francis Traunig 20080110 Vers l'image]


Genève - 16 heures 31
Elles est assise sur son sac, s’accoude sur une grosse valise, son regard flotte dans le vague… Autour d’elle, le bal des consommateurs enfiévrés par les soldes, bat son plein. Certains s’ils se jetaient à l’eau couleraient à pic tellement ils sont chargés, d’autres se collent aux vitrines et les lèchent, oui, croyant pouvoir les faire fondre, couillons, alors que c’est partout écrit SALE.

Cette dame échouée sur ses bagages rend sublimement dérisoire toute cette agitation…

Je vais l’aborder, le lui dire, mais la force me manque. Passe, repasse devant elle, la contourne et dégaine mon appareil, tremble, transpire, déclenche.

Et oblitère ma fascination avec une image point d’interrogation.
[Francis Traunig 20080109 Vers l'image]


Genève - 10 heures 10
Il me…si,si… casse les couilles.
[Francis Traunig 20080108 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 28
Lâche-moi! Tu me fatigues.
[Francis Traunig 20080107 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 21
[Francis Traunig 20080106 Vers l'image]


Servion - 13 heures 41
[Francis Traunig 20080105 Vers l'image]


Schoenried - 13 heures 02
[Francis Traunig 20080104 Vers l'image]


Launen - 12 heures 21
[Francis Traunig 20080103 Vers l'image]


Horneggli - 12 heures 25
[Francis Traunig 20080102 Vers l'image]


Gstaad - 15 heures 45
[Francis Traunig 20080101 Vers l'image]


Schoenried - 23 heures 57
[Francis Traunig 20071231 Vers l'image]


Schoenried - 15 heures 14
[Francis Traunig 20071230 Vers l'image]


Saanen - 20 heures 34
Clavicule.
[Francis Traunig 20071229 Vers l'image]


Genève - 14 heures 36
Rencontre.
[Francis Traunig 20071228 Vers l'image]


Choulex - 23 heures 29
Bhutto butée par les extrémistes, (les bourses vont chuter et moi j’étale mon dentifrice sur ma brosse à dents). Je pense à cette divine icône corrompue qui a détourné plus d’un milliard de dollars, icône adulée par la masse des pauvres, attristant paradoxe, qui montre une fois encore l’allégeance des démunis aux contes de fées et autres fadaises qui font rêver.

Atterrants décalages entre les idées que ces crapules proclament avec force et conviction et leur statut - une impudeur encore jamais atteintes - avant on se cachait pour jouir de sa soif de pouvoir, aujourd’hui l’ambition de régner est jetée en pâture aux masses.

Je me brosse les dents.

Cette pensée me mène à Blocher, le chantre de la suissitude, qui prône une restauration des valeurs patriotiques par un durcissement de la loi sur l’asile, un repli sur soi, et en même temps conquiert les marchés européens avec ses usines pharmaceutiques. Blocher l’agrarien (le parti des paysans, agriculteurs et autres électeurs qui devraient être pétris de bon sens), Blocher, capitaliste sans scrupules.

Je me brosse les dents.

Je me souviens du scandaleux Tapie alors ministre des banlieues, industriel véreux au train de vie obscène que le populisme à engraissé, se réclamant le chantre des défavorisés

Je me brosse les dents.

Sursaut d’intégrité contre le manque d’intégrité ? Sursaut de ceux qui se sentent lésés, empêtrés dans la haine que suscite l’admiration, qui mène à l’envie, à la jalousie, et finalement à la frustration, mère de tous les élans destructeurs ?

Je n’en sais rien, et m’en brosse les dents.
[Francis Traunig 20071227 Vers l'image]


Genève - 21 heures 21
Cygne-signe - que chacun reliera à sa petite mythologie personnelle.
[Francis Traunig 20071226 Vers l'image]


Marchissy - 14 heures 39
Entre-temps.
[Francis Traunig 20071225 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 27
Etoile.
[Francis Traunig 20071224 Vers l'image]


Choulex - 16 heures 56
A en perdre la tête…
[Francis Traunig 20071223 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 37
Quel terrible fardeau que la beauté, lorsque, avec tyrannie, elle occulte celle du coeur.
[Francis Traunig 20071222 Vers l'image]


Genève - 16 heures 56
Naître chien en Suisse plutôt que n’être rien en Afrique - sachant que nous, les européens, claquons en moyenne 72 francs suisses par mois en nourriture pour nos animaux domestiques, soit parfois beaucoup plus que le revenu mensuel moyen d’un travailleur africain.
[Francis Traunig 20071221 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 07
[Francis Traunig 20071220 Vers l'image]


Genève - 14 heures 44
Sarkozy déguisé en Père Noël.
[Francis Traunig 20071219 Vers l'image]


Genève - 16 heures 09
Quand l’ambition fornique avec l’ambition et que la presse en fait des choux gras ça fait bander les annonceurs qui finalement enculent les consommateurs sur une kleine Nachtmusik de conte de fées.
[Francis Traunig 20071218 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 07
Autoportrait de mon coeur flottant dans le jus de la mélancolie.
[Francis Traunig 20071217 Vers l'image]


Hermance - 12 heures 46
Pleurs.
[Francis Traunig 20071216 Vers l'image]


La Capite - 20 heures 54
Etoile au repos perchée dans un arbre.
[Francis Traunig 20071215 Vers l'image]


Genève - 13 heures 33
Igor.
[Francis Traunig 20071214 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 08
L'oeil de l'éléphant.
[Francis Traunig 20071213 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 19
C'est la fête! Le populiste Blocher est évincé du conseil fédéral. Fête qui nous fera momentanément oublier qu'un Suisse sur trois a voté pour son parti lors des dernières élections parlementaires..
[Francis Traunig 20071212 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 43
Retenir l'instant - illusion commune à tous les photographes.
[Francis Traunig 20071211 Vers l'image]


En chemin - 16 heures 38
[Francis Traunig 20071210 Vers l'image]


Choulex - 12 heures 33
[Francis Traunig 20071209 Vers l'image]


Saint Prex - 23 heures 07
[Francis Traunig 20071208 Vers l'image]


Saint-Prex - 23 heures 07
Max tente d'imiter la vibration d'un gong de 1 m 35 de diamètre qu'il a acheté en Chine. Il en a fait venir une tonne par bateau.
[Francis Traunig 20071208 Vers l'image]


Genève - 20 heures 45
Tel un dauphin en virevolte au-dessus des flots, l’âme de Bala nous éclabousse de lumière avant de replonger dans les profondeurs.
[Francis Traunig 20071207 Vers l'image]


Genève - 12 heures 16
Canon ce nouveau G9
[Francis Traunig 20071206 Vers l'image]


Genève - 12 heures 24
Ils sont deux à table. Trois sans le savoir avec moi dans la rue. On est quatre maintenant avec toi devant ton écran. Qui regarde qui regarder qui?
[Francis Traunig 20071205 Vers l'image]


Genève - 21 heures 42
Version contemporaine de l'urinoir de Duchamp.
[Francis Traunig 20071204 Vers l'image]


Genève - 20 heures 36
Sa troisième béquille c'est son moral!
[Francis Traunig 20071203 Vers l'image]


Genève - 20 heures 36
Théâtre de l’Alchimic : Touffue réflexion autour du Dasein de Heidegger. A la fin du spectacle on se précipite dans une pizzeria de banlieue où un musicien nous réconcilie avec le monde.
[Francis Traunig 20071202 Vers l'image]


Genève - 13 heures 19
Prophète, voilà un métier qui me plairait bien…
[Francis Traunig 20071201 Vers l'image]


Genève - 18 heures 44
Innocence? Régression? Liberté? Nostalgie? Ou cocktail du tout?
[Francis Traunig 20071130 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 48
[Francis Traunig 20071129 Vers l'image]


Genève - 12 heures 18
Le pléonasme en string d’une étoile en chaleur.
[Francis Traunig 20071128 Vers l'image]


Genève - 14 heures 20
Bave d'arc-en-ciel.
[Francis Traunig 20071127 Vers l'image]


Genève - 15 heures 09
Lumières, enfin!
[Francis Traunig 20071126 Vers l'image]


Choulex - 23 heures 26
[Francis Traunig 20071125 Vers l'image]


Genève - 18 heures 07
[Francis Traunig 20071124 Vers l'image]


Genève - 10 heures 19
[Francis Traunig 20071123 Vers l'image]


Genève - 21 heures 15
Il va faire sa peau à 20 kilos de persil.
[Francis Traunig 20071122 Vers l'image]


Genève - 07 heures 18
Ici à l’angle, il y a deux jours, à la même heure se tenait un homme chargé de deux sacs. Il était visiblement égaré et avait sans doute passé la nuit dans un bateau au port de la Nautique tout proche. Les phares d’une voiture, dans son dos, le font sursauter. Il est aux aguets, perdu. Son visage est mobile comme celui d’une antilope qui sent le fauve rôder.

Où est-il aujourd’hui ?
[Francis Traunig 20071121 Vers l'image]


Genève - 15 heures 48
[Francis Traunig 20071120 Vers l'image]


Genève - 16 heures 34
"Le Travailleur" - technique mixte - polyester et carbone - de l'artiste américain John Riefelberg exposé à la galerie Bobox de Genève. Prix : 65'000 dollars.
[Francis Traunig 20071119 Vers l'image]


Genève - 13 heures 02
L'artisanat, curiosité dans le royaume du ready-made.
[Francis Traunig 20071118 Vers l'image]


Genève - 13 heures 11
Faut-il être con pour confondre une poubelle avec un vase.
[Francis Traunig 20071117 Vers l'image]


Genève - 18 heures 15
Rebondissements clochemerlesques autour d’une subvention dédiée à la photographie à Genève. L’un, ami, doué d’appuis et d’une rhétorique flamboyante veut se faire attribuer le budget du centre de la photographie et lancer un projet de revue consacrée à l’image, projet probablement plus subversif, que ceux, plutôt plasticiens, du tenant des lieux.

Mais en fait, c’est plus compliqué que ça et je ne dirai pas tout ce que je sais parce que je ne suis pas sûr de tout savoir, et même si je le savais, sais que tout savoir croire ce n'est que toujours savoir que ce que l'on veut bien vouloir croire…
[Francis Traunig 20071116 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 25
Un roumain assis sur les marches de l'entrée de la poste tend un gobelet en claquant des dents : « Monsieur s’il vous plaît… ». A deux mètres de là, au sommet des marches, derrière la porte coulissante, un jeune homme en coupe vent vert me tend un dépliant de l’organisation Green Cross et m’apostrophe : « Monsieur s’il vous plaît ! ». Sur le dépliant est écrit: ENSEMBLE NOUS IRONS PLUS LOIN.

Il y a effectivement encore du chemin à faire si nous voulons dépasser les quelques marches qui nous séparent…
[Francis Traunig 20071115 Vers l'image]


Genève - 15 heures 05
La naïveté, antidote à l'aigreur.
[Francis Traunig 20071114 Vers l'image]


Gland - 16 heures 01
Je ne m'attendais pas en me levant ce matin de me retrouver, au milieu de l'après midi, à la gare de Gland où je n'avais rien à y faire. La vie, décidément, est pleine de surprises…

Vivement demain!
[Francis Traunig 20071113 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 41
Dans l'estomac des ténèbres!
[Francis Traunig 20071112 Vers l'image]


Choulex - 10 heures 13
[Francis Traunig 20071111 Vers l'image]


Choulex - 19 heures
Le temps retrouvé.
[Francis Traunig 20071110 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 15
Fauve!
[Francis Traunig 20071109 Vers l'image]


Genève - 10 heures 45
Hallucinations!
[Francis Traunig 20071108 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 25
Vertical dans les ténèbres - et mettre le feu.
[Francis Traunig 20071107 Vers l'image]


Genève - 13 heures 06
Mardi 13 heures 06 exactement.
[Francis Traunig 20071106 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 16
Résistance.
[Francis Traunig 20071105 Vers l'image]


Choulex - 11 heures 35
Le goût du ciel au fond de la tasse de café.
[Francis Traunig 20071104 Vers l'image]


Genève - 18 heures 28
[Francis Traunig 20071103 Vers l'image]


Genève - 13 heures 17
Epitaphe sur la tombe de l’architecte : Il a construit dur toute sa vie sachant que rien ne dure.
[Francis Traunig 20071102 Vers l'image]


Genève - 19 heures
J'aime la fête des morts. C'est bien aujourd'hui? Parce que pour fêter les morts il faut être bien vivant.
[Francis Traunig 20071101 Vers l'image]


Choulex - 22 heures 48
Au-delà de ce qui pourrait paraître trivial (cette photo a été interdite aux USA), me bouleverse cette poignante métaphore où l’homme cherche à rapprocher son cerveau de son berceau et ainsi réconcilier la chair et l’esprit.
[Francis Traunig 20071031 Vers l'image]


Genève - 16 heures 49
C'est déguster l'alphabet tout entier qu'il faut. Avec de la crême fraîche et des points d'exclamations.
[Francis Traunig 20071030 Vers l'image]


Genève - 20 heures 10
Cupidon peut frapper sans distinction
[Francis Traunig 20071029 Vers l'image]


La Ciotat - 09 heures 29
Et dire que certains ne croient pas à l'existence des dragons… sûr que ce sont les mêmes qui ne croient pas à l'amour.
[Francis Traunig 20071028 Vers l'image]


Palombaggia - Corse - 12 heures 40
[Francis Traunig 20071027 Vers l'image]


Santa Teresa - Sardaigne - 10 heures 22
[Francis Traunig 20071026 Vers l'image]


Genève - 19 heures 13
Grandiose vernissage des amis Lutz et Righetti au BAC. Réflexions photographiques sur le pouvoir, ses représentations, sa mise en scène.
[Francis Traunig 20071025 Vers l'image]


Genève - 13 heures 49
Rencontre.
[Francis Traunig 20071024 Vers l'image]


Genève - 18 heures 07
Les manchettes de presse, miroirs de nos préoccupations, sinon celles des vendeurs de salades dont les seules valeurs sont marchandes.
[Francis Traunig 20071023 Vers l'image]


Genève - 16 heures 25
C'est quand les attentes sont asymétriques que naît la poésie. (Entre autres…)
[Francis Traunig 20071022 Vers l'image]


Genève - 10 heures 41
[Francis Traunig 20071021 Vers l'image]


Genève - 15 heures 54
Il était une fois…
[Francis Traunig 20071020 Vers l'image]


Genève - 20 heures 17
Colorer sa vie pour la faire rire!
[Francis Traunig 20071019 Vers l'image]


Genève - 13 heures 20
Vu trois moines bouddhistes sortir de la boutique de luxe Bally pour entrer chez Ochsner sport. Le cul entre deux temples, mes repères se brouillent…
[Francis Traunig 20071018 Vers l'image]


Genève - 11 heures 10
Le diable et les anges, quand on les entend se battre dans les nuages qui tonnent et que la bagarre est serrée, font parfois pleuvoir des plumes.
[Francis Traunig 20071017 Vers l'image]


Genève - 07 heures 46
Atterrante Une de la Tribune de Genève. Cécilia Sarkozy : « Je ne suis pas venue à Genève en juillet ».

Et les journaux payants se déclarer menacés par la presse gratuite. On sait enfin qu’au niveau du contenu rien ne les distingue - sinon qu’ils nous piquent deux balles en plus pour assister à leur agonie.
[Francis Traunig 20071016 Vers l'image]


Genève - 09 heures 11
Grève des ouvriers du bâtiments.
[Francis Traunig 20071015 Vers l'image]


Nyon - 19 heures 04
[Francis Traunig 20071014 Vers l'image]


Genève - 09 heures 59
"Elle est pas belle la vie!" hurle Charly, le facteur du quartier, débordé depuis la naissance par un tyrannique enthousiasme.
[Francis Traunig 20071013 Vers l'image]


Choulex - 22 heures 32
[Francis Traunig 20071012 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 35
Comment se fait-il que le président d’une nation qui se proclame le fer de lance du monde libre, élu par le peuple, qui s’érige en défenseur des valeurs démocratiques, et utilise la bible comme porte-avion de sa foi, puisse enculer aussi impunément l’opinion publique et déclarer : « Non l’Amérique ne torture pas les gens » .

Et l’enculer si longtemps ?
[Francis Traunig 20071011 Vers l'image]


Genève - 13 heures 16
Cyril, vieux pote bédéiste, king de la transgression, pour ne pas être freiné dans ses multiples élans, s'est profilé le poil pour avoir un meilleur CX (pénétration dans l'air).
[Francis Traunig 20071010 Vers l'image]


Genève - 19 heures 36
Carnage! Dans le jeu de rôle du monde animal, mieux être homme que poulet.
[Francis Traunig 20071009 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 42
Dans un monde de chat, mieux vaut être chien que souris.

Silvio Berlusconi
[Francis Traunig 20071008 Vers l'image]


Marchissy - 18 heures 28
Trois heures passé dans une station service à purger le réservoir de la voiture pour avoir confondu la sans plomb avec le diesel…
[Francis Traunig 20071007 Vers l'image]


Genève - 19 heures 04
Veritas vendue 575 000 francs aux enchères. La vertu n'a pas de prix.
[Francis Traunig 20071006 Vers l'image]


Genève - 17 heures 47
La nuit tombe, j’embrasse mes enfants.

La nuit tombe, il embrasse les siens, sa fille pleure.

J’ouvre le journal et le parcours distraitement. Puis me dirige vers le frigo, prends un yogourt. Par la fenêtre ouverte, je regarde rosir le Mont-Blanc, écoute le vent se faufiler dans le feuillage.

L’homme ferme la porte de la chambre à coucher. Il va au salon, allume la radio et tend l’oreille vers le poste qui crépite. Des chiens, dehors, aboient. Un bruit de tonnerre se rapproche de la maison. Sa femme se précipite vers lui en criant ; elle tient leur fille qui sanglote dans les bras. L’aîné des enfants, un garçon, veut sortir, mais son père le retient. Ils crient. Ils crient parce qu’ils ne s’entendent plus, submergés par un vacarme effrayant. Ils crient parce qu’ils ont peur.

La nuit tombe, dissout le jour. Je glisse La flûte enchantée dans le lecteur CD. Je pense à mon fils, renvoyé de l’école pour avoir allumé un fumigène en classe. Papageno m’emporte loin de ces brumeuses réflexions. Je sifflote l’air de Mozart, plante ma cuillère dans le yogourt. Je pose ensuite le journal, prends un livre, le feuillette sans conviction. Le glockenspiel tintinnabule et repousse définitivement mon envie de lecture ; je m’abandonne tout entier à la douceur de ce paisible vendredi soir.

La nuit est tombée. La terre tremble comme si elle allait accoucher d’une vague immense. Un cri strident passe au-dessus du toit, déchire l’air, recouvre les hurlements et les pleurs. Un orage de feu, une pluie d’acier s’abat sur la ville. La mère, le père, les deux enfants sont pétrifiés. Ils se serrent les uns contre les autres. Au loin on entend le choc sourd d’explosions…

Mes enfants dorment. Mozart s’est tu.

Un soldat défonce la porte, braque son arme sur la famille regroupée au milieu du salon. Il est suivi de trois autres. Une voix ordonne de sortir. Les lumières d’un hélicoptère balayent la maison. De la poussière est soulevée, l’air est irrespirable. Des cris partout se mêlent aux rugissements des moteurs. Le père ne veut pas bouger, il ne veut pas sortir de chez lui. Sa femme le tire par la manche. Elle lui dit quelque chose. Ses mots, inaudibles, sont immédiatement engloutis par le chaos sonore. L’aîné, en larmes, se recroqueville aux pieds de son père, lui enlace les jambes. Un des soldats l’agrippe par le pantalon pour le traîner dehors. Le père tombe. La mère hurle. Les soldats crient, menacent et sortent précipitamment. Le rugissement assourdissant d’un moteur ébranle la maison : un bulldozer entame avec sa lame un des murs du salon qui s’écroule.



Un cliquetis de clefs dans la serrure m’arrache à ma torpeur, ma femme revient de la chorale. Elle fredonne, m’embrasse dans le cou et me demande : «J’espère que tu n’as pas couché les enfants trop tard ?».
[Francis Traunig 20071005 Vers l'image]


Genève - 14 heures 53
Image volée à l'insu de cette dame - sans autorisation de sa hiérarchie…
[Francis Traunig 20071004 Vers l'image]


Genève - 11 heures 58
(Je remplace ici un texte écrit sous le coup de la colère par un Mea Culpa. Ce petit texte sans importance, réactionnaire aux yeux de certains, a été pondu, sans discernement, suite à une succession de rencontres, de frustrations qui m’ont fait trébucher émotionnellement. Je ne conserve donc ici que sa chute, chute qui n’a évidemment aucun rapport avec des personnes existantes ou ayant existé. A moins évidemment que quelqu’un, comme moi, s’y reconnaisse.)



La merde est un don du ciel - comme le reste. William Blake

Et c’est finalement ce que je produirai avec la plus grande constance durant toute ma vie : quelques tonnes de merde !
[Francis Traunig 20071003 Vers l'image]


Cimetière de Saint-Georges - 13 heures 49
Il était très diminué. Je lui massais les pieds, l’embrassais, le choyais. Nous récitions un Notre Père et à chaque fois il me remerciait, mon chéri. Très reconnaissant toujours il était. Il est mort dans son lit.

Cette confession de foi, ce sacerdoce conjugal arrache une larme à C. Georges est mort à 92 ans et avec lui un certain modèle de couple.

A travers les vitres du funérarium, les arbres se trémoussent dans la nostalgie de l’été. Un écureuil saute de branches en branches. Le soleil est bleu !
[Francis Traunig 20071002 Vers l'image]


Genève - 09 heures 47
Les révoltés n’ont plus la culture de la dérision. Un nez noir c’est stupide. C’est du rouge qu’il faut mettre sur le nez des politiciens.
[Francis Traunig 20071001 Vers l'image]


Barrage de Moiry - 13 heures 16
[Francis Traunig 20070930 Vers l'image]


Nava - 22 heures 39
Catherine nous accueille princièrement dans sa tanière sur l’alpage de Nava - Claude nous sert de généreuses raclettes, Romeo nous parle de son peuple les Cree et de cet étrange légume, la carotte polaire, qui ne pousse que dans la glace et préserve l’organisme du froid. Romeo sait-il que le chocolat suisse, à condition d’en manger un kilo par jour, remplace abondamment le prozac, et rend heureux. A chaque culture ses mystères!
[Francis Traunig 20070929 Vers l'image]


Genève - 22 heures 03
Fabien, hospitalisé à Beau Séjour, (quelle ironie), n’en a, d'après les médecins, plus que pour une année. Son courage, son appétit de vivre me rend hargneux envers les enculeurs de mouches dont je suis parfois entouré.
[Francis Traunig 20070928 Vers l'image]


Genève - 18 heures 23
L’obstination du vivant, feu d’artifice qui voile le soleil…
[Francis Traunig 20070927 Vers l'image]


Meyrin - 20 heures 19
Joli moment de théâtre sous chapiteau :

….

-Mais tu as du talent et tu n’oses pas. Moi je n’en ai pas mais je fais.



Le public alors exulte, applaudit à tout rompre.
[Francis Traunig 20070926 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 18
Le tremblement du turquoise mangé par le gris fait aboyer une corneille…
[Francis Traunig 20070925 Vers l'image]


Genève - 11 heures 06
Une photographie dit toujours plus de ce qu’elle ne montre pas que ce quoi elle proclame avec entêtement.
[Francis Traunig 20070924 Vers l'image]


Milan - 14 heures 46
L’architecture, miroir de l'époque, en plein délire narcissique.
[Francis Traunig 20070923 Vers l'image]


Como - 17 heures 45
Como :

Bal d’hydravions rugissants sur le lac.

Touristes enfiévrés par les reflets des vitrines des magasins.

Café plus boule chocolat, huit euros.

Le passé industriel en strates baroques dans l’architecture.

Le Fake wild boy, conformisme vestimentaire très en vogue chez les italiens.
[Francis Traunig 20070922 Vers l'image]


@Como - 17 heures 45
[Francis Traunig 20070922 Vers l'image]


Genève - 19 heures 26
[Francis Traunig 20070921 Vers l'image]


Genève - 20 heures 27
L'envers du décor de l'agence de presse REZO, en fête pour le lancement de son nouveau site WEB.
[Francis Traunig 20070920 Vers l'image]


Genève - 20 heures 20
Confidences :

Le ciel dévore les couleurs du soir… je vais songeur,(…), cramponné au livre de Marie Billetdoux, UN PEU DE DESIR SINON JE MEURS, et croise dans une ruelle, au bas d’une pente, Patrice sur son vélo qui m’apostrophe : Tiens, tu lis en marchant ? Patrice vient d’inaugurer LA FUREUR DE LIRE - toujours autant bûcheron de la langue de bois - en confiant au public présent qu’il n’aime pas trop voyager sinon à travers les livres lorsque sa fonction le lui permet - gêné, je dissimule Billetdoux, sans savoir trop quoi dire.

Sentiment étrange pour moi d’être Maire… me confie-t-il…

Comment tu fais pour prendre du recul, rester clair vis-à-vis de cette lourde fonction?

Comme tu vois, je rentre chez moi, simplement.

Sa réponse, épure d’orgueil, m’illumine !
[Francis Traunig 20070919 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 56
Plaque à gâteaux : voilà un métier peu enviable.
[Francis Traunig 20070918 Vers l'image]


Vandoeuvres - 19 heures 06
N'est beau que ce qui fragile, passe avec nous.
[Francis Traunig 20070917 Vers l'image]


Choulex - 17 heures 10
L'érotisme de l'au-delà que nous voile le string de l'horizon…
[Francis Traunig 20070916 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 08
Martine et Nathalie, joyeuses quadragénaires, réunissent leurs amis autour du thème de la féminité pour fêter leur anniversaire dans la salle communale du village.
[Francis Traunig 20070915 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 24
Ca pête le feu, les mômes…
[Francis Traunig 20070914 Vers l'image]


Genève - 16 heures 43
L'engin de guerre nous rappelle que ce qui nous sépare de la bête reste ténu…
[Francis Traunig 20070913 Vers l'image]


Genève - 22 heures 24
Au cirque Knie :

Ca commence avec une chorégraphie insipide où se mêlent hip hop urbain, gymnastique de fête fédérale et animation d’émission de variété télévisuelle. Les filles se trémoussent les postérieurs, les garçons font ronfler les biscotos.

C’est suivi d’un couple à la libido ondulante gainée dans du lycra scintillant. L’érotisme torride produit est nauséeux est m’empêche de me souvenir de leur prestation.

Vient ensuite - je sais plus…

Et un ventriloque génial. Enfin. Quelqu’un de vrai, hors esbroufe, qui me fait rire à en oublier les trente cinq francs payés pour le billet.

Tout ça est ponctué par trois petits vieux qui grinchent et cherchent à tout prix à nous arracher des rires en se moquant d’eux-mêmes.

Zèbres en carrousel qui sautent par-dessus des perches tendues par « les hommes de l’ombre », noirs, souvent…

Et le clown blanc avec son toujours plaintif saxophone qui retire la chaise au clown niais qui en voulant s’asseoir se casse la gueule six fois de suite.

Jaillit de nulle part un couple qu’on pourrait croire enchevêtrés dans les préliminaires - à moitié à poil - qui roucoule dans la lumière et cherche à tout prix à nous faire renier notre apostolat conjugal - pas le mien en tout cas - cette cabaretisation du cirque m’ennuie.

C’est l’époque qui veut ça ? Je regarde autour de moi. Le chapiteau est à moitié plein - ou a moitié vide, c’est selon. Les gens se lassent malgré la surenchère mal venue ? Mais un jongleur génial, ouf, m’arrache à ma mauvaise humeur.

J’oubliais - mais j’ai envie de l’oublier- cette femme (de la famille des propriétaires du cirque) qui virevolte autour d’un danseur musclé avec son étalon noir, et joue avec lui, en le dominant avec un insupportable et narcissique panache.

Merde !
[Francis Traunig 20070912 Vers l'image]


Genève - 17 heures 05
[Francis Traunig 20070911 Vers l'image]


Genève - 10 heures 44
[Francis Traunig 20070910 Vers l'image]


Arare - 17 heures 15
Au spectacle des Zinzins.
[Francis Traunig 20070909 Vers l'image]


Choulex - 23 heures 13
On émerge d’un film indien sirupeux où la beauté est déversée en camion benne sur un scénario inexistant et réactionnaire. Pour m’en remettre, je montre à Michel une photographie de la splendide Tina Modotti. Je veux le photographier avec le livre. Le lui plante de force dans les mains. L’assieds. Le surplombe, jambes écartées, et paf, Michel ne peut résister, m’envoie un amical coup de pied dans les roustons au moment où je déclenche.

Ca nous fait rire, et moi de capter ce moment ridiculement insignifiant et sans importance.
[Francis Traunig 20070908 Vers l'image]


Servion - 22 heures 30
Si les mouches savaient lire - l’épopée d’Ulysse lié au mat pour échapper au chant des sirènes - elles se méfieraient peut-être un peu plus des pièges au phéromone.

Mais elles savent lire. Qui peut prétendre le contraire ? Et s'en foutent.
[Francis Traunig 20070907 Vers l'image]


Mategnin - 16 heures 36
Concours de tartes aux pruneaux pour célébrer le jêune genevois, jour férié à Genève.
[Francis Traunig 20070906 Vers l'image]


Perpignan - 00 heures 16
Trois mille cinq cents accrédités - beaucoup d’appareils photos en bandoulières - envahissent Perpignan pour le festival international de photojournalisme. Expos, colloques, rencontres avec les iconographes des grands magazines, avec les rédacteurs photos, les chefs d’agences, etc….

L’industrie dresse ses stands. Canon vante ses dernières nouveautés, Adobe ses nouveaux programmes informatiques, etc…

Au couvent des Minimes, cœur du dispositif de ce 19ème visa pour l’image, sont suspendus aux murs, des chapelets de photographies de toutes les bassesses dont sont capables les hommes en guerre. Etrange recueillement des visiteurs devant ces instants décisifs captés par le regard affûté des photographes. Images fortes ? Images nécessaires pour dégonder la conscience engourdie du public ? Images d’horreurs qui font enfler les tirages ? Business ?

Une multitude de travaux photographiques, de recherches plus personnelles, circulent entre les tables où sont postés les rédacteurs photos des grands magazines : « Oui c’est intéressant. Votre démarche me rappelle ce magnifique travail sur les indiens. Quel est le nom de ce photographe ? Vous le connaissez ? Si vous le voyez envoyez-le moi. Au revoir. Au suivant ! »



Vu des merveilles. Peu.

Quelques belles projections sur écran géant en plein air.

Moments joyeux autour de magrets de canard, arrosés de limonades et de bières, dans un esprit corporatif qui fait valser les conversations, etc…



Un jeune photographe suit un réfugié camerounais pendant presque deux ans. Traverse le Sahara avec lui. Se coule dans son ombre. Photographie son visage tourmenté. Photographie le pas incertain au milieu des champs de mines en Mauritanie. Les passeurs. L’argent qu’on lui prend, le bateau de pêcheur qui va l’emmener, les autres migrants entassés à fond de cale, la traversée en mer, l’arraisonnement par les douaniers espagnols.

C’est comme si on y était - Ce travail est exposé au Musée d’art contemporain de Barcelone - pose le problème de la mise en scène du réel, de l’engagement du photographe pour une cause qu’il va soumettre à son profit, etc..

Un autre suit les soldats de l’Alliance du nord, se fond dans un groupe armé qui recherche des Talibans. Qui en trouve un. Le déculotte, l’humilie. Le taliban implore. Il est mis en joue. Photographié, abattu, et finalement exposé au couvent des Minimes avec une mise en garde pour le public sensible.

C’est comme si on y était - ce travail a gagné un prix.



VISA POUR L’IMAGE…est « le » rendez-vous incontournable de tous les passionnés de la vie vue à travers les photoreportages. Pendant quinze jours, cet évènement international attire à Perpignan le Gotha des reporteurs qui sillonnent le monde pour témoigner sur ses guerres, ses catastrophes, ses exploits….

Bernard Fourcade Président de la chambre de commerce et d’industrie de Perpignan et des Pyrénées-Orientales.
[Francis Traunig 20070905 Vers l'image]


Barcelone - 13 heures 15
L'Espagne, numéro un de la consommation de cocaïne en Europe.
[Francis Traunig 20070904 Vers l'image]


@Barcelone - 13 heures 15
[Francis Traunig 20070904 Vers l'image]


La Escala - Barcelone - 19 heures 26
Au grand galop en direction de l’Espagne à moto avec mon pote Nicolas qui expose au musée d’Art Contemporain de Barcelone. Sortons de l’autoroute, pour fuir un orage qui nous barre la route, (pas de vêtements de rechange), et empruntons une belle route dodelinante qui traverse un bois. En bordure de chemins carrossables qui s’enfoncent dans les fourrés, sont assises, sur des chaises en plastique, des filles qui offrent leurs services aux automobilistes de passage. « Arrête-toi, crie Nicolas en relevant la visière du casque, arrête-toi, c’est un super sujet photo…
[Francis Traunig 20070903 Vers l'image]


Genève - 18 heures 50
Overdose festive à ne plus savoir où donner du regard…
[Francis Traunig 20070902 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 12
Vertige devant l'abysse utérin de la fleur de cactus qui s'ouvre à septembre.
[Francis Traunig 20070901 Vers l'image]


@Choulex - 18 heures 39
Vertige devant l'abysse utérin de la fleur de cactus qui s'ouvre à septembre.
[Francis Traunig 20070901 Vers l'image]


Genève - 17 heures 19
[Francis Traunig 20070831 Vers l'image]


Genève - 14 heures 17
[Francis Traunig 20070830 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 43
[Francis Traunig 20070829 Vers l'image]


Genève - 18 heures 08
[Francis Traunig 20070828 Vers l'image]


Sihl city - Zurich - 17 heures 53
C'est beau? Glacial! Contemporain! C'est notre époque? Sans âme! Ca sonne creux? Prétentieux? Les matières sont lisses, métal, marbre, inox - comme une poêle au téflon - pour ne pas s'incruster. La même musique partout, les mêmes sourires désabusés, les cafés à 5 francs dans des tasses à jeter, une tristesse affectée parce qu’ici tous les désirs sont pris de vitesse, anticipés, nommés : il suffit de passer à la caisse - sous l’œil tendrement vigilant de gardes armés.
[Francis Traunig 20070827 Vers l'image]


Genthod - 14 heures 07
Je comprends qu'on puisse se lasser du foie gras quand on en mange tous les jours.
[Francis Traunig 20070826 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 59
Dans le cœur du vignoble genevois, deux oiseaux tropicaux affolés, provoquent un incendie hormonal ravageur.

Claude tout au bonheur de recevoir, de partager.

De conjurer ses 50 ans avec panache.

Tous les liquides engloutis n’auraient pas suffit pour éteindre l’incendie.

La classe et les maladresses s’emmêlent sans complexes, se tortillent sur scène.

Certains, biturés, passent d’une fête à l’autre, de semaine en semaine, traînent derrière eux une bave d’escargot fermentée.

Les enfants souvent plus dignes que leurs parents.

Belle fête…
[Francis Traunig 20070825 Vers l'image]


Choulex - 22 heures 14
Vertige devant tous ces mondes qui restent encore à découvrir. Que ceux qui disent que tout a été fait, que tout a été dit, se retirent dans l'ombre de leur manque d'appétit.
[Francis Traunig 20070824 Vers l'image]


Genève - 07 heures 25
Et si j'étais né canard, lequel serais-je? Celui avec les puces? Celui sur le rocher? Celui qui se dit "mais où est ma canne?". Celui qui se fait sucer la patte gauche par une perche? Ou celui qui rêve d'être une hirondelle?
[Francis Traunig 20070823 Vers l'image]


Genève - 17 heures 43
Le foot c'est l'esthétique de la pensée populiste.

(Je me rends compte - in etxremis - du côté populiste de mon assertion.)
[Francis Traunig 20070822 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 31
Edmond, ou l'hara-kiri d'intégrité.
[Francis Traunig 20070821 Vers l'image]


Genève - 09 heures 22
Ambiance.
[Francis Traunig 20070820 Vers l'image]


Choulex - 12 heures 11
Prise par ses taches domestiques, elle ignore tout des miennes…
[Francis Traunig 20070819 Vers l'image]


Vandoeuvres - 16 heures 45
Tournesol génétiquement modifié - appelé PERFECTOSOL - une variété qui aurait moins de prise au vent, moins de risque de faire ployer la tige à cause du poids et moins de surface à offrir aux insectes nuisibles.
[Francis Traunig 20070818 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 10
Nuage-coeur.
[Francis Traunig 20070817 Vers l'image]


Charmey - 18 heures 32
J’ai résolu, je pense, le problème du mouvement dans la peinture, obsession fatale à Bacon, puisqu’il nous aura quitté, arrêté net par la mort, en pleine réflexion, avant de trouver la réponse.

Il faut peindre sur des freez-bee !
[Francis Traunig 20070816 Vers l'image]


Paso Sole - 2376 m - 15 heures 42
Switzerland by Google earth.
[Francis Traunig 20070815 Vers l'image]


Campello - 18 heures 08
[Francis Traunig 20070814 Vers l'image]


Grimsel - 11 heures 45
[Francis Traunig 20070813 Vers l'image]


Wiler - 17 heures 51
[Francis Traunig 20070812 Vers l'image]


Genève - 21 heures 27
Fête…
[Francis Traunig 20070811 Vers l'image]


Genève - 23 heures 07
Maintenant…
[Francis Traunig 20070810 Vers l'image]


Genève -
Moineau genevois immobilisé en vol par un indien Aymara…
[Francis Traunig 20070809 Vers l'image]


Genève - 11 heures 02
Drapeau suisse qui a perdu sa croix blanche en string sur une Ferrari jaune poussin qui rêve de rouge.
[Francis Traunig 20070808 Vers l'image]


Rolle - 20 heures 53
Croix du christ qui flotte au vent…
[Francis Traunig 20070807 Vers l'image]


Genève - Pâquis - 08 heures 17
Un gardien du bain des Pâquis sauve une table de la noyade jetée à l'eau par un désespéré noyé dans la bière.
[Francis Traunig 20070806 Vers l'image]


Genève - 22 heures 10
Fatale attraction!
[Francis Traunig 20070805 Vers l'image]


Genève - 09 heures 49
Petit Haïku rose d’inconsistance !
[Francis Traunig 20070804 Vers l'image]


Genève - 18 heures 20
Une bande de clochards de l’Amour, vêtus comme des princes, se rient de textes de ruptures, tout en noyant leur joie dans la bière et l’eau minérale.
[Francis Traunig 20070803 Vers l'image]


Genève - 11 heures 09
Un éclair s’arrache au ciel, se faufile entre toits, antennes et autres protubérances et frappe le goudron de la rue de Berne - du jamais vu - baffe céleste qui ébranle les devantures des magasins et fait se tortiller mes tripes. Ancestrale angoisse que je laisse se répandre au fond de moi ; j’en jouis avec amusement.
[Francis Traunig 20070802 Vers l'image]


Choulex - 22 heures 02
Pour commémorer les sept cent quinze ans de la fondation de la Suisse, et ne jamais l’oublier, les fantômes du Grütli rôdent parmi nous, nous font faire des feux et tirer des fusées pour éclairer les ténèbres dans lesquels la mort les a enfermé.

On s’est battu pour vous !
On a souffert pour vous !
On s’est débarrassé des Habsbourgeois
Eliminé Gessler le maudit

Puis il y a eu la bataille de Morgarten où pour la première fois, nous, paysans de simple condition, battons les nobles troupes autrichiennes.

Mangez saucisses, incendiez vos pétards, promenez vos lampions, ne nous oubliez pas…
[Francis Traunig 20070801 Vers l'image]


Genève - 22 heures 46
Auracaria, communément appelé "Désespoir des singes" dressé dans la nuit, désespéré d'avoir pris racine dans un pays sans singes.
[Francis Traunig 20070731 Vers l'image]


Zurich - 14 heures 14
Textil Mode Zentrum de Zürich, tristement sinistré.
[Francis Traunig 20070730 Vers l'image]


Dietikon - 21 heures 04
[Francis Traunig 20070729 Vers l'image]


Genève - 15 heures 23
Au festival du film de Locarno, l'UBS, l'un des sponsors les plus en vue, soigne son image en parrainant un feuilleton sur la sodomie - coproduit avec la Banque Nationale Suisse. L'intrigue sera révélée cet automne, lors de la prochaine hausse des taux.
[Francis Traunig 20070728 Vers l'image]


Genève - 18 heures 32
Nous scellons, dans le partage de deux desserts glacés, un moment d’amitié. L’addition, 28 balles, nous fait roter la double crème de cette inoubliable célébration.
[Francis Traunig 20070727 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 28
J'aime parler de rien. C'est le seul domaine où j'ai de vagues connaissances.
[Francis Traunig 20070726 Vers l'image]


Choulex - 21 heures
Facétieuse jeune fille en devenir.
[Francis Traunig 20070725 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 43
[Francis Traunig 20070724 Vers l'image]


Colmar - 17 heures 05
Lorsque se rejoignent la peinture et la photographie, le passé et l'instant, le cadre et le hors cadre, la maîtrise technique et le geste spontané…
[Francis Traunig 20070723 Vers l'image]


Düsseldorf - 14 heures 35
A l’Igedo Fashion Fair de Düsseldorf du 22 au 24 juillet, les défilés se succèdent les uns aux autres. Défilés d’acheteurs, de mannequins, de jeunes gens coincés dans la fashion attitude, fashion attitude qui oscille entre convenances et transgression. Défilé de fake wild girls, de vieux beaux élégants qui ont des peaux de rhinocéros et des regards de Husky. Défilés de jeunes adolescentes qui se tortillent avec des regards de mépris pour l’innocence. Puis défilés des marques qui rivalisent d’imagination pour alpaguer les clients : Sirop - Café - Turbulence - Pure Instinct - Saint-Tropez - Tiger - Sensation - Rayure - Petit-Chou - Nice - Mer du Sud - Majestic - La Plus Belle - Meduse - Iris - Everybody - After Eden etc… mais c’est Hypernature, la marque pour schizophréniques dans le vent qui m’a le plus touché.
[Francis Traunig 20070722 Vers l'image]


Lewerkussen - 19 heures 10
[Francis Traunig 20070721 Vers l'image]


Moutier - 21 heures 25
[Francis Traunig 20070720 Vers l'image]


Genève - 20 heures 15
Catherine expose des photographies prises au cœur de la forêt amazonienne, majestueuse cathédrale de verdure, estomac primitif qui semble digérer encore la naissance du monde. On se renifle les conversations dans la glaciale galerie branchée mitterand+cramer qui, non climatisée, nous rejette sur le trottoir. Cacahouètes et verres de blanc…. Un accordéoniste avec ses deux enfants, voit de la lumière, vient nous jouer ses airs et nous met en joie. La petite qui a un sourire fendu jusqu’aux oreilles, tend un gobelet et quête quelques pièces pour la musique qui, nom d’un chien, donne alors un peu d’humanité à ces guindés menuets que sont les vernissages.

Viva la musica qui nous relie à l’instant, et la soirée fût belle…
[Francis Traunig 20070719 Vers l'image]


Vandoeuvres - 19 heures 46
A cheval sur la lumière!
[Francis Traunig 20070718 Vers l'image]


Genève - 15 heures 55
Nous mangions sur une terrasse, lorsque, à quelques cinquante mètres, un cri nous fit relever le nez de nos assiettes et interrompre la conversation. Un homme venait de sauter, là, dans le tourbillon. Agitation, attroupement. Un badaud enlève en hâte ses chaussures, tombe sa veste, plonge, rejoint l’homme qui hurle dans l’eau en faisant la planche. Etranges hurlements mêlés d’angoisses et de joie. Joie d’avoir osé sauter alors qu’il devait se rendre au bureau, au travail, accomplir son destin de wagonnet qui descend dans la mine guidé par les rails ? Ou cri de désespoir ? Envie d’en finir ? Me reste l’image de ces deux hommes accrochés l’un à l’autre emportés en douceur par le Rhône…
[Francis Traunig 20070717 Vers l'image]


Genève - 12 heures 05
Sale! même très sale, mais plus personne ne le remarque. On s'y est fait.
[Francis Traunig 20070716 Vers l'image]


Genève - 20 heures 05
[Francis Traunig 20070715 Vers l'image]


Genève - 19 heures 39
Le charme de ces petits autels qui célèbrent le bonheur de sa propre existence - sur les murs des cuisines, sur les buffets des salons - petites stèles de papier qui accrochent le temps qui passe.
[Francis Traunig 20070714 Vers l'image]


Genève - 19 heures 08
Dans le bleu des yeux du ciel.
[Francis Traunig 20070713 Vers l'image]


Genève - 09 heures 45
Quelle foutaise de se vautrer dans la satisfaction de croire qu'une belle image fait un bon photographe.

Quelle belle satisfaction de croire qu’un bon photographe peut se vautrer dans la foutaise.

Quelle image foutaise que la belle satisfaction d’un photographe qui croit qu’il se vautre.

Bref, être simple, c’est pas simple.
[Francis Traunig 20070712 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 30
Les catholiques, via le Pape, replacent l'église au milieu du village et affirment être les seuls dépositaires du message christique.

Rire, entourés de tournesols, permet provisoirement de repousser l'intolérance - c'est prouvé! Ca marche! On l'a fait.
[Francis Traunig 20070711 Vers l'image]


Berne - 15 heures 01
Le hasard, le plus grand des artistes.
[Francis Traunig 20070710 Vers l'image]


Entre Yverdon et Avenche - 10 heures 31
Meubler les aires d'autoroutes avec des avions de chasse, si seulement ce fantasme débile pouvait se généraliser, et transformer en épouvantails ces machines à tuer…
[Francis Traunig 20070709 Vers l'image]


Sauvergny - 15 heures 48
LES LEGROUP en cerises sur le gâteau d'anniversaire de Marianne.
[Francis Traunig 20070708 Vers l'image]


Genève - 12 heures 12
Apologie des vainqueurs, goût de l’excellence et foutaises du même crû en brassées polychromes pour vendre des bières, des montres de luxe, du service bancaire pendant que les pauvres affûtent les lames…
[Francis Traunig 20070707 Vers l'image]


Genève - 19 heures 46
La beauté unique, multiple, jamais répétée des nuages…
[Francis Traunig 20070706 Vers l'image]


Genève - 08 heures 51
Aujourd’hui :

Pluies puis ciel tourmenté, repas avec Zoran, on parle de la guerre, des Kosovars, des enfants, de la nécessité de donner sans compter…

…plus tard, Yves qui va mal, que sa femme veut quitter parce qu’elle s’ennuie, des nuages qui assombrissent son regard…

…le ciel se dégage, Anne va partir à vélo avec son fils pour un tour en Suisse…

…Lutz à la librairie du musée de l’Elysée qui vernit son livre Protokoll, son humilité, sa joie de partager ses émotions, Luc, Zalmaï, les amis tout autour, les nouilles plus tard à l’agence Strate…

…les jours qui passent, et nous emportent, les mots et les images qui nous obligent à freiner, revenir en arrière, considérer, trier, choisir…

…la beauté du glaçon qui fond dans l’eau chaude…

Et Singer, juste avant de s’en aller : « Demain, comme tous les jours d’ici ou d’ailleurs, sur ce versant ou sur l’autre, est désormais mon jour de naissance. »
[Francis Traunig 20070705 Vers l'image]


Genève - 19 heures 19
Vert de rage parce que la couleur ne change pas la nature d'un mur.
[Francis Traunig 20070704 Vers l'image]


Genève - 23 heures 33
La pluie est un cadeau du ciel - proclame à chaque fois qu'il pleut, mon ami Mongol.
[Francis Traunig 20070703 Vers l'image]


Genève - 17 heures 12
Je sais si peu de choses de lui et pourtant nous nous croisons au moins une fois par mois depuis 20 ans.
[Francis Traunig 20070702 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 34
[Francis Traunig 20070701 Vers l'image]


Genève - 19 heures 10
Comment mesurer le bonheur? Plus de mille économistes et statisticiens réunis à Istanbul par l'OCDE ont planché de mercredi à samedi sur cette question et sur les moyens d'introduire la notion de bien-être au coeur des instruments d'évaluation du progrès humain.
[Francis Traunig 20070630 Vers l'image]


Choulex - 23 heures 01
L'ombre de l'intime.
[Francis Traunig 20070629 Vers l'image]


Genève - 17 heures 34
Fraîcheur du regard avant le passage du chasse-neige sur l'innocence.
[Francis Traunig 20070628 Vers l'image]


Genève - Cropettes - 19 heures 59
Il n’y a que le convivial festival de musique des Cropettes, en juin, chaque année, qui puisse rivaliser avec l’odeur de la fleur du tilleul.
[Francis Traunig 20070627 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 09
Et si le chat causait aux souris autant de terreur que le tyranosaure aux hommes ?
[Francis Traunig 20070626 Vers l'image]


Genève - 17 heures 54
Il chante des lieder de Brahms comme on se sert la main.
[Francis Traunig 20070625 Vers l'image]


Genève - 12 heures 38
Passion!
[Francis Traunig 20070624 Vers l'image]


Lac Léman - 21 heures 40
[Francis Traunig 20070623 Vers l'image]


Genève - 23 heures 42
Magnifique fête de la musique. Le groupe genevois BRICO JARDIN ébranle le mur des réformateurs avec des grivoiseries et des solos de guitares qui les auraient menés droit au bûcher en 1540.
[Francis Traunig 20070622 Vers l'image]


Genève - 12 heures 58
Voilà !

Un an ! Un an à photographier le quotidien, mon quotidien. Un an à trimballer l’appareil photo avec moi, partout.

Pourquoi ?

Pour faire des gammes ? Produire des liens ? - comme j’aime à dire - ça fait hocher du bonnet mon interlocuteur - et donne une légitimité un peu floue à une activité dans un monde pourtant saturé d’images. Les images je ne les vois plus, il y en a trop, alors a quoi ça peut bien servir d’en rajouter une couche ? Pour une bonne image il m’est parfois arrivé d’en produire cinquante, soixante - déchets numériques stockés dans des disques durs saturés.

Alors quoi ?

En fait, photographier, est bien plus important pour moi que ce que produit cette activité. Photographier c’est être obligé de s’arrêter, prendre son souffle, reculer d’un pas, considérer le monde. Le monde à travers lequel je galope, nous galopons. Photographier c’est comme une petite prière quotidienne, un petit rituel qui m’arrime au monde et qui m’oblige à le regarder droit dans les yeux. Photographier quelqu’un c’est le considérer, lui amener un peu d’attention, monter qu’il compte.

Et partager le bonheur de rencontrer.

Amen !
[Francis Traunig 20070621 Vers l'image]


Genève - 18 heures 57
Isabelle Huppert en marquise de Merteuil désabusée face au fauve Valmont, faussement civilisé par son rang, à s’envoyer des tirades étourdissantes. L’audacieuse mise en scène de Bob Wilson déroute le public. Certains se lèvent, s’en vont, d’autres désapprouvent en secouant la tête. Me reste de ce spectacle lumineux ce cri de Valmont : LA PLUS GRANDE CHUTE QU’UN HOMME FAIT DANS SA VIE, C’EST QUAND IL TOMBE DE SON INNOCENCE.
[Francis Traunig 20070620 Vers l'image]


Genève - 16 heures 01
Stylos CHE, Carnets CHE, Fourre CHE, Cahiers CHE, Classeurs, CHE, Sacoches CHE. Le portrait du bel argentin est récupéré jusqu’à la nausée. Swatch a collé son effigie au fond d’une boîte de montre, et de facto signifié la victoire du grand capital sur les décombres d’une des dernières idéologies révolutionnaires. Cocasse, quand on sait que déjà à l’époque, Monsieur Guevara portait une Rolex au poignet. C’est une des fiertés du monde horloger helvétique. Dommage que Nike ou Puma n’aient pas eu, à l’époque, un marketing un peu plus agressif. Ils auraient pu sponsoriser la virée de Bolivie et coller JUST DO IT sous une photo.
[Francis Traunig 20070619 Vers l'image]


Carre d'Aval - 21 heures 05
16 ans aujourd'hui et la vie devant soi…
[Francis Traunig 20070618 Vers l'image]


La Valserine - 12 heures 34
Avec une opiniâtreté de saumon, John nous emmène dans un lieu qu’il affectionne particulièrement, tout au fond des bois, un retour à la source, feu, thé, saucisses grillées, doux rituel qui arrime le passé au présent et nous fait croire que rien n’a changé - sinon si peu.
[Francis Traunig 20070617 Vers l'image]


Mategnin - 18 heures 02
Les enfants poussent plus vite que leurs jouets.
[Francis Traunig 20070616 Vers l'image]


Genève - 19 heures 28
Image d'une image, apologie de notre culture faux plafond!
[Francis Traunig 20070615 Vers l'image]


Genève - 17 heures 35
Libre, totalement libre du regard de l’autre, il danse sur le trottoir au son d’une radio portable parce qu’il est heureux de vivre. Simplement.
[Francis Traunig 20070614 Vers l'image]


Genève - 08 heures 09
John a soixante ans aujourd’hui. Nous baptisons un petit cygne couleur cendre qui vient de naître à son nom - en son honneur - ça nous fait beaucoup rire et nous rend joyeux.
[Francis Traunig 20070613 Vers l'image]


Genève - 19 heures 14
Qu'est devenu ce bébé joyeux photographié dans les années 1920? Un vieillard joyeux?
[Francis Traunig 20070612 Vers l'image]


Genvève - 09 heures 47
Les Suisses paient les primes d'assurances les plus élevées du monde. 6900 francs l’an, soit 5558 dollars. 3820 francs sont dépensés dans l'assurance vie. Notre pays de flippés est un eldorado pour les assureurs.
[Francis Traunig 20070611 Vers l'image]


Choulex - 16 heures 52
[Francis Traunig 20070610 Vers l'image]


Genève - 07 heures 03
Malin le coquelicot qui utilise le bourdon dans sa stratégie de pollinisation !
[Francis Traunig 20070609 Vers l'image]


Genève - 22 heures 20
Clown aux yeux rouges, voix du BEAU LAC DE BALE, qui fait onduler le clapotis de la nostalgie dans le public, principalement composé de vieux crabes : ça fait trente ans que ce groupe tient le haut du pavé de la scène rock de Calvingrad ! Avec une joyeuse énergie, toujours.
[Francis Traunig 20070608 Vers l'image]


Genève - 19 heures 33
Les dirigeants du G8 sont parvenus à un accord "fructueux" sur la lutte contre le changement climatique. Ils ont convenu d'"envisager" une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 50% d'ici 2050, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.

Les altermondialistes réunis au "sommet des pauvres" au Mali ont entamé un débat sur la dette, l'économie, l'immigration et des promesses non tenues du G8. Le sommet, ouvert lundi, se poursuit jusqu'à jeudi en parallèle à celui du G8.
[Francis Traunig 20070607 Vers l'image]


Quelque part - 19 heures
Qu’est ce qu’une belle image ?
Autant qu’il y a de nuages dans le ciel !
Qu’est ce qu’il faut attendre d’un bon photographe ?
Qu’il ose lâcher le guidon de son vélo devant un policier !
Qu’est ce que l’esthétique ?
Voir dans la forme d’une ciboire, les fesses de sa bonne amie !
La photo rend-t-elle aimable ?
Plus con comme question tu meurs !
Nikon ou Canon ?
Ricoh, c’est bien, Caran d'Ache c’est mieux !
[Francis Traunig 20070606 Vers l'image]


Nagold - Stuttgart 14 heures 40
Pissoirs de restoroute à 1 franc. Voilà une idée géniale : taxer la production urinaire ! Un joli panneau fleuri célèbre les économies d’eau du pissoir à sec qui prétend contribuer, bla, bla, bla, à la sauvegarde de la planète, bla, bla, bla. Je les suspecte plutôt de vouloir économiser les factures de flotte à la fin du mois.
[Francis Traunig 20070605 Vers l'image]


Genève - 10 heures 22
[Francis Traunig 20070604 Vers l'image]


Choulex - 12 heures 27
[Francis Traunig 20070603 Vers l'image]


Genève - 07 heures 58
Article sur Monet dans le journal Libération de ce matin, lu sur la terrasse de Cartier à la rue Voltaire, mars s’est invité en juin, dis-je au serveur qui m’amène le café, et juillet en avril me répond-t-il. On n’a pas grand-chose d’autre à se dire. Passe un père et son fils, ils se tiennent par la main, tout juste, tellement l’un est grand et l’autre petit, suivis de la mère vingt pas derrière accompagnée de sa fille qui trottine joyeusement. Elle lui parle l’anglais avec un accent américain pâteux et ne peut s’empêcher, à ma hauteur de m’adresser un sourire, toc, un sourire à la mormon, un de ces sourires bouclier à l’américaine, héritage d’importation du puritanisme batave qui dit : reste à ta place, moi je reste à la mienne (c’est Dieu qui me l’a enseigné - aime ton prochain, etc..) et les vaches seront bien gardées. Je serre les dents, agacé. Elle doit se dire : ils sont cons ces Suisses, aussi froids que leurs glaciers qui rétrécissent. Je m’en fous, replonge dans l’article sur Monet, lis : « Mon atelier, c’est ceci… » dit Monet en montrant les collines, la seine, à un journaliste qui lui demandait pourquoi il n’avait jamais eu d’atelier. Un beuglement me redresse, devant moi un jeune couple affalé l’un sur l’autre accoste un homme qui pousse un vélo. « Vous saviez que je sortais avec un enculé de sa race, vous le saviez !?!? ». Un moineau alors s’empare de mon croissant, profitant de mon inattention, tire dessus comme un forcené, il est beaucoup trop grand pour lui, beaucoup trop lourd…Tsst ! Tsst ! et s’envole dans le ciel de ce jour si vaste avec une miette dans le bec…
[Francis Traunig 20070602 Vers l'image]


Genève - 17 heures 19
[Francis Traunig 20070601 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 56
L'éducation fait son cirque au parc des Bastions le 8 9 et 10 juin. Animations, concerts, etc… Informations sur le thème d'une éducation solide, soit : savoir écouter, prendre le temps, encourager, mettre des limites, amener à l'autonomie, montrer ses sentiments, accepter le conflit, et donner beaucoup d'amour.
[Francis Traunig 20070531 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 36
Le temps des cerises, enfin!
[Francis Traunig 20070530 Vers l'image]


Porto - 16 heures 43
A la douane de l'aéroport de Porto :

Qu’est ce que c’est ?
Du miel, madame…
Les règlements aériens interdisent le transport de miel.
C’est pour faire plaisir à…
Ca m’est égal, je dois le saisir.

La fonctionnaire saisit mon pot de miel et le balance avec mépris dans un bac rejoindre un empilement de produits confisqués.

A la douane de l'aéroport de Genève :

La ligne rouge Maaadame ! Retournez derrière la ligne rouge.
Je regarde le douanier, qui tient mon passeport, faire deux choses à la fois : me contrôler, et avoir l’œil sur les suivants. Je lui souris. Lui pas. Et me dit :
Vous aussi, la prochaine fois, vous ne dépasserez pas la ligne rouge.
Allez-y !
[Francis Traunig 20070529 Vers l'image]


Porto - 20 heures 20
Au Portugal, avec le salaire minimum - smic - on peut se payer 300 litres de super par mois. C’est vrai que c’est l’essence la plus chère d’Europe, deux francs cinquante le litre, et c’est vrai aussi que sept cent cinquante francs mensuel c’est toujours mieux que les cent trente cinq francs que touche l’ouvrier Bulgare. En cherchant bien, on trouve toujours plus malheureux !
[Francis Traunig 20070528 Vers l'image]


Porto - 17 heures 53
Imaginez un bâtiment de 200 mètres de long collé contre une colline en granit dans laquelle s’engouffre un tunnel - c’est la gare en cul de sac de Porto, une des plus belles gare du monde. Emporté par la majesté du projet, l’architecte a oublié de prévoir des guichets. (C’est le bâtiment au fond à droite !)
[Francis Traunig 20070527 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 09
A poil les esprits mal tournés!
[Francis Traunig 20070526 Vers l'image]


Genève - 17 heures 27
Jamais, en me levant ce matin, je n'aurais imaginé faire la rencontre d'une jeune fille au sourire crémeux, déguisée en pot Nivea,
[Francis Traunig 20070525 Vers l'image]


Genève - 18 heures 01
Exclusion !
[Francis Traunig 20070524 Vers l'image]


Genève - 22 heures 42
Suite à la mort de son frère, Anne nous lit, aux lectures publiques, ses fragments de deuil : "Jamais n'est jamais sûr".

Dans la rampe d’accès au garage communal, nichait une hirondelle. Elle a été écrasée par une voiture.

Pizza avec 5 femmes qui racontent leur atelier d’écriture érotique.

Un homme en marcel, sur un vélomoteur, pousse un cri de victoire et disparaît.

Il a fait presque trente degrés aujourd’hui.

Et jamais, n’est jamais sûr !
[Francis Traunig 20070523 Vers l'image]


Choulex - 18 heures 59
Avaler le soleil qui a fait pousser le blé en mangeant la tranche de pain!
[Francis Traunig 20070522 Vers l'image]


Gland - 09 heures 29
Avec Harold, séduit par une bille de cèdre dans un entrepôt à Gland !
[Francis Traunig 20070521 Vers l'image]


Genève - 14 heures 45
Il y a 471 ans que la Réforme est née, soit 9 virgule 057 fois l’âge de Christine qui enlève un petit caillou de sa chaussure. Ca nous paraît si loin ; mes yeux pourtant ont vu des yeux qui ont vu des yeux le dix huitième siècle naître. Je veux dire plus clairement qu’à l’âge de six ans, j’étais sur les genoux de mon arrière grand-mère, qui elle a été sur les genoux d’une arrière grand-mère qui avait été contemporaine du règne de Louis XVI. Cette arrière grand-mère-là a probablement été sur les genoux d’une arrière grand-mère qui entendit parler des réformateurs.

L’histoire est à portée de regards, elle brille dans nos yeux. Le mouvement réformateur dont Calvin, humaniste, théologien, orateur de talent est l’un des artisans les plus acharnés, est célébré aujourd’hui devant la cathédrale dans un tourbillon de ferveur œcuménique.

Plutôt que d’encenser la mémoire de ce grand chef théocratique, il serait légitime de redonner leur place à ses détracteurs. A Sébastien Castellion en particulier. Pour des raisons de dialectique religieuse, Calvin aura fait brûler trente cinq personnes, il en aura pendu treize, et décapité dix… et ainsi rendu stérile l’essor de l’art sous toutes ses formes pendant plus de deux siècles.

Petit caillou coincé dans nos semelles.
[Francis Traunig 20070520 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 42
J’écoute la TSR, peut-être France Culture, ne m’en souviens plus, où j’apprends que le peintre Claude Monet souffrait d’un trouble de la vision qui a progressivement dégradé sa vue, (affirmation péremptoire d’un ophtalmologue américain relayée par les médias) et qui expliquerait en partie la naissance de l’impressionnisme. Un trouble de la vue aurait donné naissance à un mouvement pictural subversif !?! Je pisse de rire, et d’imaginer le prétentieux scientifique faire de la paléontologie avec l’iris empoussiéré de Monet, lui-même largement boulotté par les vers, et de ce que l’information relaye comme conneries pour faire son beurre, et en tartiner ses auditeurs. Cet échafaudage de supputations me ramène à hier soir, à la sortie du parking, où une plainte grinçante, celle d’un animal à l’agonie, me pétrifia. Je tends l’oreille, sidéré par l’obstiné va et vient de ce grincement inhumain et me rends subitement compte qu’il s’agit de quelqu’un entrain de jouir dans le petit immeuble jouxtant le parking communal. Je pense immédiatement à la voisine du deuxième, que Bernard avait vu depuis son jardin, furieusement accouplée, accrochée au cadre de sa fenêtre. Je m’arrache à mon trouble et décide, avec la discrétion du furet, d’aller me poster sous cette fenêtre qui fait fantasmer la moitié du village. J’y arrive. Elle est fermée. J’entends un rire. Le grincement cesse. C’était celui de la balançoire du terrain de jeu.

« Monet se passionne pour les métamorphoses du ciel, les moires de l’eau, tout ce qui n’a pas de forme arrêtée ».

Moi aussi !
[Francis Traunig 20070519 Vers l'image]


Genève - 07 heures 23
Lorsqu’une entreprise engage un patron, s’il n’atteint pas ses objectifs, elle le vire. Lorsqu’un politicien ne tient pas ses promesses, on devrait faire pareil. Cette proposition confirme l’infection des institutions démocratiques par l’économie de marché et de ses procédés. C’en est affligeant. Mais à la réflexion ça empêcherait tout un troupeau de séducteurs hypocrites incompétents aux egos hypertrophiés, de briguer les affaires de l’état. Et on n’aurait pas eu à supporter la misérable fin de carrière de Dédé à la mairie de Genève.
[Francis Traunig 20070518 Vers l'image]


Mategnin - 17 heures 28
Je sais des limaces si peu, sinon qu'elles aiment la pluie et les salades - et peut-être que, par manque de curiosité, je me prive de la richesse d’un monde insoupçonné ?
[Francis Traunig 20070517 Vers l'image]


Genève - 23 heures 42
40 ans ! Techno soirée avec concert de marteaux piqueur. L’énergie va jaillir, on va se remuer, se débattre, ça va donner, on va déflorer les bouteilles de champagne, faire glousser les goulots, on va se faire mousser les hormones en se reniflant, en s’enlaçant des yeux, on va noyer dans l'alcool nos vessies, à s’affoler le carrousel de la conversation, ça va faire déborder les urinoirs, sans limites, célébrer le rouge des lèvres, s’éclater la libido contre les faux plafonds. Sur la piste de danse, chacun, seul, remue comme une algue dans le ressac.L’un crie pour se convaincre : « C’est la fêêêêêête ! ».
[Francis Traunig 20070516 Vers l'image]


Genève - 18 heures 16
Valet de ferme - on ne dit plus valet ? c’est politiquement incorrect ? que faut-il écrire ? technicien agricole ? bref - ce monsieur, joyeux, malgré ce que pourrait faire penser ce portrait, parce que pour lui poser c’est solennel, on ne rigole pas - ce monsieur, après avoir travaillé dur dans les champs, harnaché comme un officier de cavalerie, (dommage, on ne voit pas ses bottes sur la photo), vient rendre visite à Marilyne avec une dévotion de pèlerin.
[Francis Traunig 20070515 Vers l'image]


A -35 - Colmar
Ciel immense, océan en furie tête en bas, qui fait couiner la station service comme un petit chien de salon apeuré.
[Francis Traunig 20070514 Vers l'image]


Choulex - 10 heures 57
Opération vide grenier dans le petit village de Choulex où les objets les plus incongrus sont en vente pour une bouchée de pain, avant de replonger dans les ténèbres d'une cave humide ou d'un grenier poussiéreux jusqu'à l’année prochaine.
[Francis Traunig 20070513 Vers l'image]


Genève - 19 heures 39
Tonino, le roi de la pizza, recevra ce soir di Laurentis, le roi des producteurs de peplum. Mon seul ami berlusconien en tire une fierté qu'il souhaiterait partager avec le monde. Voilà qui est fait! En toute modestie, bien sûr.
[Francis Traunig 20070512 Vers l'image]


Genève - 18 heures 28
La lumière enflamme la couleur, la réveille et des centaines d'insectes se jettent dans ce feu, butinent, pollinisent, disséminent la semence de la fleur, organe génital de la plante tendue vers le ciel. Nous perpétuons la vie avec moins de panache et le plus souvent dans l’ombre.
[Francis Traunig 20070511 Vers l'image]


Genève - 17 heures 19
Faire fumer la braise du désir n'est pas dangereux pour la santé.
[Francis Traunig 20070510 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 35
Des centaines d'abeilles élisent domicile en pleine ville de Genève, accrochées au cadre d'un vélo, devant un restaurant chinois.
[Francis Traunig 20070509 Vers l'image]


Genève - 09 heures 55
Bébert est de retour dans le quartier. Avec son ami Pirate, ils terrorisaient les cercles portugais et espagnols en brandissant un revolver. Un jour de bousculade, un coup part, et Pirate s'effondre. Il s'est tiré dans le ventre.
[Francis Traunig 20070508 Vers l'image]


Genève - 12 heures 18
La photographie de presse au risque de l’exposition un exemple à Gaza : Steeve Iuncker.
Peut-on faire d’un témoignage journalistique une œuvre d’art ? Où est la frontière entre voyeurisme et témoignage ? etc… superbe expo-réflexion de Steeve !
[Francis Traunig 20070507 Vers l'image]


Longirod - 16 heures 47
La vie de cet homme assis sur son vélomoteur est bien plus romanesque que tous les mots du Larousse mêlés à de la vodka dans un shaker.
[Francis Traunig 20070506 Vers l'image]


Genève 17 heures
Aspasie, une association de défense des droits des prostituées, fête ses 25 ans à la rue de Monthoux, baptisée pour l'occasion Rue Grisélidis Réal.
[Francis Traunig 20070505 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 29
Philémon adore les bananes, il mange même la peau.
[Francis Traunig 20070504 Vers l'image]


Genève - 19 heures 12
Le bio carburant, énergie d'avenir! Pas d'après Monsieur Peter Brabeck, parce que ça fera monter le prix du maïs et Nestlé ne pourra plus entuber les producteurs en leur offrant des cacachouètes pour fabriquer ses cornflakes. Mais comme Brabeck est un grand malin, il se peut qu’un jour Nestlé nous vende du carburant de cornflakes en caspule.
[Francis Traunig 20070503 Vers l'image]


Genève - 14 heures 42
[Francis Traunig 20070502 Vers l'image]


Genève - 15 heures 15
Si Jésus nous revenait, serait-il syndiqué ?
[Francis Traunig 20070501 Vers l'image]


Genève - 10 heures 19
Contenir, juguler, brider, castrer l'exubérance : une spécialité issue du calvinisme.
[Francis Traunig 20070430 Vers l'image]


Vaudoeuvres - 16 heures 17
Virage à gauche à Genève aux élections des exécutifs communaux ce week end.
[Francis Traunig 20070429 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 50
Etre insecte, se rouler dans le pollen et se faire exploser les neurones avec les parfums de l'iris !
[Francis Traunig 20070428 Vers l'image]


Genève - 10 heures 26
Il y a plus de cinquante ans, Max Muller, responsable financier d'une compagnie de génie civile en Colombie, était chargé de distribuer les salaires aux employés. Les risques liés à sa fonction lui donnaient le droit d’être armé. De cette époque aventureuse lui restent : un souvenir heureux, (jamais il ne tira autrement qu’à l’entraînement), et son pistolet à barillet. Aujourd'hui à la retraite il déclare ne plus avoir besoin de son arme et me confie vouloir me léguer sa pétoire à sa mort. Je suis touché! Mais je ne lui ai jamais avoué avoir fait de la prison pour avoir refusé de tirer à l’armée. Un psychiatre militaire m’avait demandé, supposant un corollaire direct lié à ce refus, si je me masturbais.
[Francis Traunig 20070427 Vers l'image]


Genève - 08 heures 11
Petit-déjeuner royal aux Bains des Pâquis. Bircher, tartines, café et jus d’orange. C’est le moment où le soleil se jette dans le ciel, inonde la rade, organise le bal des reflets et des ombres, allume des incendies sur les façades vitrées des immeubles. La cathédrale brûle dans la lumière. Arrive François, gouailleur, qui offre un express, emmanche, badin, la conversation au sujet du menuet Sarko-Ségo. Une escadrille de canards brasse vigoureusement l’air, nous survole, en route vers une destination connue d’eux seuls. La conversation glisse alors des élections françaises vers celles, locales, de ce prochain week-end. Arrive notre ami John, éblouit d’être vivant, sa joie nous ravit. On parle du pouvoir en croquant dans les tartines de miel qui nous coulent sur les doigts, de nos potes, de nos connaissances, nos camarades de préau avec lesquels nous jouions aux billes, et qui briguent maintenant des responsabilités à la tête de l’état. « De Dieu, jamais, jamais ma place contre la leur… » lance François. Je tire une salve d’anecdotes à leur sujet, anecdotes qui s’éparpillent avec un bruit de gravier qu’on jette dans l’eau. Arrive Jean. Nous sommes éblouis par deux canards mâles qui prennent du bon temps, je leur demande de poser pour moi. Et voilà à quoi me sert la photographie : fixer l’instant dans un présent éternel avant que chacun ne soit happé à nouveau par sa trajectoire…
[Francis Traunig 20070426 Vers l'image]


Genève - 07 heures 32
L’idée de sauver un hérisson rencontré en pleine ville à l’aube les rend euphoriques et semble donner du sens à la nuit blanche qu’ils ont passée en boîte.
[Francis Traunig 20070425 Vers l'image]


Nyon - 19 heures 23
La joie de Nathalie d’avoir remporté le prix Georges Nicole 2007 pour son premier roman Exit Adonis - Campiche éditeur - en vente dans les meilleures librairies.
[Francis Traunig 20070424 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 42
La forme stylisée de coeur que l'on dessine communément pour l'adresser à celui ou celle que l'on aime est inspirée par la feuille du tilleul.
[Francis Traunig 20070423 Vers l'image]


Amsterdam - 18 heures
I am sterdam!
[Francis Traunig 20070422 Vers l'image]


Amsterdam -
Les joyeux lurons de la petite agence Rezo à la remise du world press à Nicolas pour une série d'images prises au Turkménistan.
[Francis Traunig 20070421 Vers l'image]


Amsterdam - 23 heures 34
Dans les avions, dans les trains, bientôt on voyagera à la verticale pour gagner de la place. Aux contrôles de sécurité, pour éviter d'engorger la fluidité du trafic passager en enlevant à chaque fois vestes, chaussures et ceintures, on nous fera voyager nus. Les services de contrôles n'auront ainsi plus qu'à nous mettre un doigt dans le cul pour voir si nous ne transportons pas de substances prohibées par les réglements aériens censés garantir le confort des passagers.
[Francis Traunig 20070420 Vers l'image]


@Amsterdam - 19 heures 20
Les trois joyeux lurons de la petite agence de photo Rezo à la cérémonie du world press, que Nicolas a remporté avec des images prises au Turkménistan.
[Francis Traunig 20070422 Vers l'image]


@Amsterdam - 23 heures 34
Toujours moins d'espace dans les avions, dans les trains. Bientôt on nous fera voyager à la verticale pour gagner de la place. Toujours plus de contrôles pour notre sécurité. Il faut enlever les vestes, les ceintures et les chaussures. Bientôt on voyagera tout nu pour éviter les temps d'attentes aux contrôles. On ne nous mettra ainsi plus que le doigt dans le cul pour voir si nous ne transportons pas des substances prohibées par les réglements qui garantissent le confort des passagers.
[Francis Traunig 20070421 Vers l'image]


@Genève - 12 heures 12
L'usine à formater, appelée cycle d'orientation, où l'on ne m'a jamais appris aimer apprendre, est dissoute par la spéculation immobilière.
[Francis Traunig 20070420 Vers l'image]


Genève - 13 heures 21
"L'éducation ce n'est pas ce qu'on a fait de toi. C'est ce que tu fais de ce que tu penses qu'on a fait de toi." Anonyme
[Francis Traunig 20070419 Vers l'image]


Genève - 07 hr 41
François, fier, raconte sa navigation au Cap Horn.
[Francis Traunig 20070418 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 23
[Francis Traunig 20070417 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 42
[Francis Traunig 20070416 Vers l'image]


Baumont - Jussy - 19 heures 27
Chez Anaïs et Nicolas.
[Francis Traunig 20070415 Vers l'image]


Nernier - 19 heures 29
Chez Jean et Flora.
[Francis Traunig 20070414 Vers l'image]


Genève - 18 heures 46
Depuis quelques jours déjà, une gazelle mâle et un bulldog vivent une histoire d'amour aux portes de la ville Sainte de Jérusalem. Dans ce dépassement de l'inconciliable, les animaux montrent aux humains que rien n'est perdu si on accepte la nature de l'autre - et l'aimer sans le soumettre aux lois de son clan.
[Francis Traunig 20070413 Vers l'image]


Genève - 15 heures 48
[Francis Traunig 20070412 Vers l'image]


Genève - 19 heures 11
Pas de rencontres sans mouvement, et inversément, rendre compte du mouvement, c'est émouvant de se rendre compte que c'est le rire qui distingue le rhinocéros du motard…
[Francis Traunig 20070411 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 11
Etreinte.
[Francis Traunig 20070410 Vers l'image]


Meinier - 11 heures 31
Sur une terrasse, café, une cloche clochetonne au loin, zézaiements d’insectes, chuintements de pédaliers de vélos, une femme passe, deux, quelqu’un dit : je vais éternuer. Eternuez ! répond l’autre, c’est naturel, deux ados se courent après, poussent des cris d’hirondelles, ciel bleu, pas un nuage, un volet s’ouvre, en face, il est presque midi, j’aperçois une femme vêtue de rouge qui tire sur un rideau bleu, croissant huileux, dire au boulanger de mettre un peu plus d’amour dans sa viennoiserie, maisons de village immobiles, que se passe-t-il derrière ce que je vois, rires dans un jardin, oies en conciliabule, je lis Deleuze, du moins tente de lire, suis distrait par la vie, par l’instant, par les instants qui se télescopent sans bruits, pense à Pâques, à mon analphabétisme religieux, au fils de Dieu assassiné par les hommes, à la culpabilité qui pèse sur nos épaules, depuis 2000 ans, enchevêtrés, complices d’avoir laissé faire, 2000 ans qu’on nous bassine avec cette histoire de mise à mort, qu’on nous colle son supplice sous les yeux pour ne pas oublier, pour nous maintenir voûté sous le poids du plus jamais ça, il s’est donné pour vous, remercier le, regardez comme il souffre, allégeance à cet immense don de soi. Comment se faire pardonner par ce Père auquel les hommes ont pris son fils ? Surtout si ce Père est éternel. Si on ne s'arrache pas définitivement à cette histoire malheureuse, les intérêts cumulés de cette dette envers Dieu vont largement dépasser la dette elle-même.
[Francis Traunig 20070409 Vers l'image]


Marchissy - 12 heures 09
Zizags et bégaiements sur le sens de l'oeuf à Pâques.
[Francis Traunig 20070408 Vers l'image]


Nyon - 20 heures 57
Pour beaucoup de gens, partir en voiture vers le sud durant le week-end pascal représente une part de liberté. Mais la mobilité illimitée rend beaucoup plus dépendant que libre, estime le psychologue du trafic zurichois Amos S. Cohen.
[Francis Traunig 20070407 Vers l'image]


Genève - 18 heures 10
L'énergie vitale, un bien qui nous est attribué de manière tout à fait arbitraire par la Nature.
[Francis Traunig 20070406 Vers l'image]


Genève - 14 heures 01
Ce jeudi, stratus matinaux sur le Plateau, sous forme de bancs dans le Chablais, jusque vers 1500m, sinon temps ensoleillé à bien ensoleillé, quelques cumulus en montagne l'après-midi. 0 à 6 degrés à l'aube à basse altitude, 14 à 18 l'après-midi. 11 à 1000m et 3 à 2000m. Bise devenant faible à modérée sur le Plateau, modérée en altitude.
[Francis Traunig 20070405 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 19
[Francis Traunig 20070404 Vers l'image]


Genève - 17 heures 23
Le Duc d'Alburquerque par Holbein, prince des peintres, portraitiste de génie, ami d'Erasme…
[Francis Traunig 20070403 Vers l'image]


Genève - 23 heures 09
Forsythia au clair de lune.
[Francis Traunig 20070402 Vers l'image]


Servion - 13 heures 55
Grand mère et ses petits enfants en fête pour ses 82 ans.
[Francis Traunig 20070401 Vers l'image]


Carouge - 18 heures 03
Concert des Skarottes au BOX de Carouge.
[Francis Traunig 20070331 Vers l'image]


Genève - 15 heures 50
La nature se déchaîne. En cinq minutes la ville est recouverte d'un tapis de trois centimètres de petits grelons glacés.
[Francis Traunig 20070330 Vers l'image]


Meyrin - 18 heures 47
A la représentation de Mère Courage au Forum de Meyrin je rencontre un homme qui avait vu la pièce de Brecht en 1955 à Hannovre. "C'est Hélène Weigel, la femme de Brecht, qui interprétait Mère Courage…" Je ne peux m'empêcher de penser que les yeux de cet homme ont vu les yeux de la femme qui ont vu les yeux d'un homme qui a regardé le siècle passé droit dans les yeux.
[Francis Traunig 20070329 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 06
Galère cette photo du jour. Pas eu une seconde aujourd'hui pour laisser errer le regard. Autoportrait de l'harassement.
[Francis Traunig 20070328 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 10
Brise du soir dans les jonquilles pendant qu'au Darfour l'homme pisse sur l'homme, pendant que…
[Francis Traunig 20070327 Vers l'image]


Genève - 21 heures 06
Avant première du Film de Franz Josef Holzer, l'Ecart, suivi d'un buffet d'enfer.
[Francis Traunig 20070326 Vers l'image]


Choulex - 12 heures 54
La joie d'être père et fils.
[Francis Traunig 20070325 Vers l'image]


Genève - 14 heures 09
Maman de pierre, maman de chair, on en sort pour naître marqué pour la vie, et tous nos élans, toujours nous ramènent vers elle - ou son image.
[Francis Traunig 20070324 Vers l'image]


Genève - 16 heures 18
Un jardinier tessinois de 24 ans a été grièvement blessé par un palmier tombé du ciel ce matin à Brissago. L'arbre qui était transporté par hélicoptère, s'est détaché du câble et l'a heurté à la tête.
[Francis Traunig 20070323 Vers l'image]


Genève - 17 heures 53
[Francis Traunig 20070322 Vers l'image]


Genève - 12 heures 11
Milliards de flocons en fête pour l'arrivée du printemps.
[Francis Traunig 20070321 Vers l'image]


Genève - 19 heures 53
Irak : quatre ans de massacres, 58'800 civils tués, parce que Bush, pantin des groupes pétroliers américains, devait à tout prix empêcher la mainmise chinoise sur un des gisements pétroliers les plus vastes du monde.
[Francis Traunig 20070320 Vers l'image]


Genève - 16 heures 44
Son accordéon fait valser les flocons !
[Francis Traunig 20070319 Vers l'image]


Saint-Luc - 10 heures 03
[Francis Traunig 20070318 Vers l'image]


Milan - 11 heures 58
Gian Franco Composti nous accueille dans son espace, tapissé de milliers de livres. Il ne les vend pas mais permet à ceux qui le souhaitent de consulter ses trésors et de passer le temps qu’il faut pour faire thèses, études, et autres recherches. Il gère conjointement un espace photographique où il vient d’exposer Saudek et prochainement Witkin. Il me présente religieusement un livre de peinture, me parle de l’artiste, de la qualité d’impression… me voyant touché par l’ouvrage, il me l’offre. Il souhaite simplement que je lui fasse parvenir de Suisse un livre que j’aime.
[Francis Traunig 20070317 Vers l'image]


Milan - 17 heures 43
Milan, ville énergique, pleine de recoins secrets, que me fait découvrir mon ami Michel.
[Francis Traunig 20070316 Vers l'image]


Genève - 16 heures 05
Retrouvailles avec Zalmaï autour d'une boule de glace fruits de la passion.
[Francis Traunig 20070315 Vers l'image]


Genève - 17 heures 56
Chômeur homme sandwich vantant ses propres compétences dans une rue passante. Trois jeunes gens demandent à poser, et puis s'en vont, insouciants, sans une question, sans un mot pour ce cadre supérieur en recherche d'emploi.
[Francis Traunig 20070314 Vers l'image]


Genève - 10 heures 26
A cinquante ans, Willy monte à bicyclette à Zermatt, escalade le Cervin et redescend à Genève. A cinquante cinq ans, il apprend à piloter, traverse l’Afrique en avion. A soixante ans, il commence à voler avec une aile delta. A septante, il se met à l’ULM qu’il pilote encore. Dernièrement, il vient de labourer 40 hectares avec son tracteur. « Quand est-ce que tu vas t’arrêter et prendre un peu de bon temps ? Willy ? ». « Prendre du bon temps, mais je ne fais que ça, m’arrêter ? Arrête-toi toi-même ! » me lance facétieux mon ami Willy qui va sur ses 92 ans….
[Francis Traunig 20070313 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 21
La sève ébranle la verdure, fait renaître les couleurs, embarque la vie dans la nécessité de se reproduire. La nature rend nos élucubrations risibles, inconsistantes, vaniteuses. J’ai plus de foi dans la marguerite qui célèbre le printemps que dans les programmes politiques des politiques qui ne veulent que notre bien.
[Francis Traunig 20070312 Vers l'image]


Choulex - 15 heures 53
Mais où va l'ombre quand le soleil la mange?
[Francis Traunig 20070311 Vers l'image]


Genève - 21 heures 02
[Francis Traunig 20070310 Vers l'image]


Genève - 15 heures 35
C’est fini ! On ne pourra plus prendre son journal librement, introduire dans la fente le montant dû. La confiance que le journal faisait à son lecteur en le responsabilisant au moment du payement est morte. Cette première caissette verrouillée qui ne libère son journal qu’une fois payé m’accable de tristesse, et annonce le retour de la contrainte sur la conscience, annonce le retour des flics dans les préaux, de l’ordre, de la rigueur morale : cette semaine, un père et son fils de huit ans qui ont pissé sur une bande herbeuse se sont vus infliger une amende de 100 francs par la police municipale de Calvingrad !
[Francis Traunig 20070309 Vers l'image]


Genève - 21 heures 06
Micheline Calmy-Rey, Présidente de la Confédération Helvétique, lors d'un discours prononcé pour célébrer la journée de la femme, fait allusion à la grève du sexe comme moyen de pression sur les mâles belliqueux, (en référence aux femmes grecques qui envisagèrent ce moyen de pression sur leurs conjoints lors du conflit entre Athènes et Sparte). Comme si l’homme, esclave de ses instincts, en plus d’être celui de sa femme devait être sevré par elle pour retrouver le chemin de la raison. Le conflit des Malouines aurait-il pu être évité si le mari de Margaret Thatcher avait refusé de faire l’amour à sa femme ?
[Francis Traunig 20070308 Vers l'image]


Genève - 16 heures 45
Le temps passe, dis tu? Mais non, c'est nous qui passons.
[Francis Traunig 20070307 Vers l'image]


Genève - 17 heures 39
La nausée ce cul tendu sur la porte d’entrée d’un grand magasin, immense, exposé doublement pour être vraiment sûr d’interpeller les clients qui passent, nausée totale, une insulte aux femmes, où sont-elles d’ailleurs ? Pourquoi ne réagissent-elles plus, les femmes ? Boycotter la grande distribution putassière qui nous tend son cul ! Et finalement nous encule… Amen.
[Francis Traunig 20070306 Vers l'image]


Genève - 20 heures 55
La rencontre du modèle et de sa représentation.
[Francis Traunig 20070305 Vers l'image]


Nyon - 16 heures 49
L'armée suisse s'interdit toute mission offensive à l'étranger mais une troupe de 170 soldats armés a pourtant bel et bien franchi la frontière avec le Liechtenstein lors d'une marche de nuit, a indiqué vendredi avec embarras un responsable de l'armée suisse.
[Francis Traunig 20070304 Vers l'image]


Nyon - 17 heures 31
Manchots, communément appelés pingouins, au vernissage de la magnifique exposition ZOOREAL du photographe zurichois Livio Piatti.
[Francis Traunig 20070303 Vers l'image]


Genève - 18 heures 06
Trois jeunes Américains ont été condamnés à deux jours de prison ferme et cinq ans de mise à l'épreuve pour avoir roulé à vélo sur des sentiers réservés aux piétons du Parc national du Grand Canyon, a annoncé jeudi le parquet fédéral en Arizona.
[Francis Traunig 20070302 Vers l'image]


Genève - 14 heures 55
Lecteur égaré dans sa frustration dans la jungle de l'information gratuite.
[Francis Traunig 20070301 Vers l'image]


Genève - 18 heures 04
Les bourses chutent mais la photo reste ! Proverbe chinois.
[Francis Traunig 20070228 Vers l'image]


Ailleurs - 21 heures
Qui me croira d'avoir d'un moment ausi intense une image aussi floue…
[Francis Traunig 20070227 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 29
Vertiges à la lecture du livre de Daniel Kehlmann relatant les aventures d'Humboldt en Amazonie.
[Francis Traunig 20070226 Vers l'image]


Choulex - 12 heures 47
La sonde spatiale européenne Rosetta est passée à 250 km de la surface de Mars, au terme d'une manoeuvre cruciale dans son périple de dix ans vers la comète Churyumov-Gerasimenko. Ce passage a permis de modifier sa vitesse et sa trajectoire. Mais personnellement, je m'en fous…
[Francis Traunig 20070225 Vers l'image]


Meyrin - 20 heures 43
Concert des Skarottes à l'undertown de Meyrin
[Francis Traunig 20070224 Vers l'image]


Choulex - 22 heures 01
A voir absolument : le film du photographe William Klein : Mister Freedom.
[Francis Traunig 20070223 Vers l'image]


Nyon - 20 heures 49
Bals d’egos et télescopages d’intérêts au grandiose vernissage des 25 ans de Focale que Christian me dit vouloir évacuer en allant pisser. Il est sensible le bougre, pas dupe de tous les stratagèmes de lèche-cul qu’il faut mettre en place pour être reconnu - enfin, si peu - et se retrouver exposé. Son dilemme se résumerait par : Comment rester intègre dans un monde de prédateurs ?
[Francis Traunig 20070222 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 34
Autoportrait avec double génétique.
[Francis Traunig 20070221 Vers l'image]


Genève - 17 heures 56
Têter et être ébloui, quel passe temps royal.
[Francis Traunig 20070220 Vers l'image]


Genève - 12 heures 39
Diko donne du corps à ses rêves! On les voit passer dans ses yeux.
[Francis Traunig 20070219 Vers l'image]


Genève - 15 heures 20
"Le prix de la pomme de terre flambe en Belgique en raison de la mauvaise récolte de l'année dernière".
[Francis Traunig 20070218 Vers l'image]


Lausanne - 16 heures 42
Courgettes farcies de riz et d'agneau nappée de yogourt chez Jasmin et Alain.
[Francis Traunig 20070217 Vers l'image]


Zermatt - 13 heures 10
En fin de journée, après s'être brutalisé les ligaments du genou gauche, Christine sera évacuée sur la luge de Lily, une vigoureuse secouriste.
[Francis Traunig 20070216 Vers l'image]


Zermatt - 15 heures 51
Le ski suisse glâne deux nouvelles médailles aux championnats du monde, en Norvège.
[Francis Traunig 20070215 Vers l'image]


Zermatt - 14 heures 13
La Saint Valentin c'est une invention de fleuristes et de chocolatiers.
[Francis Traunig 20070214 Vers l'image]


Zermatt - 10 heures 40
[Francis Traunig 20070213 Vers l'image]


Zermatt - 16 heures 27
Ségolène Royal, sociale et conservatrice, dévoile ses cent propositions. Alors que Nicolas Sakozy, conservateur et social, se fait lustrer le poil par les sondages et regagne du terrain…
[Francis Traunig 20070212 Vers l'image]


Zermatt - 13 heures 43
Cent vingt kilomètres de vent à trois mille mètres.
[Francis Traunig 20070211 Vers l'image]


Zermatt - 16 heures 24
Lendemain de fête.
[Francis Traunig 20070210 Vers l'image]


Genève - 20 heures 09
Champagne ! Notre ami Nicolas à remporté le World Press Photo dans la catégorie portrait.
[Francis Traunig 20070209 Vers l'image]


Nyon - 19 heures 16
Plus de 21.000 bouteilles de vin d'Arbois, qui ont effectué un tour du monde depuis novembre dernier à bord d'un cargo pour les bonifier, feront leur retour dans le Jura le 19 février pour y être dégustées.
[Francis Traunig 20070208 Vers l'image]


Carouge - 19 heures 01
[Francis Traunig 20070207 Vers l'image]


Choulex - 19 heures 30
[Francis Traunig 20070206 Vers l'image]


Zurich - 08 heures 46
[Francis Traunig 20070205 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 17
[Francis Traunig 20070204 Vers l'image]


Genève - 16 heures 10
[Francis Traunig 20070203 Vers l'image]


Genève - 11 heures 13
[Francis Traunig 20070202 Vers l'image]


Genève - 19 heures 16
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré qu'il ne désignerait pas de "successeur" pour l'élection présidentielle de 2008. Il s'est dit prêt à assurer "un choix libre et démocratique" aux électeurs russes".
[Francis Traunig 20070201 Vers l'image]


Genève - 15 heures 19
La Chine, l'Iran, l'Arabie Saoudite et les Etats-Unis sont responsables de 90% des exécutions de condamnés à mort.
[Francis Traunig 20070131 Vers l'image]


Genève - 10 heures 19
[Francis Traunig 20070130 Vers l'image]


Choulex - 21 heures 48
Fluides sont nos jours.
[Francis Traunig 20070129 Vers l'image]


Burtigny - 17 heures 16
Bleuette et ses belles boucles d'oreilles.
[Francis Traunig 20070128 Vers l'image]


Genève - 18 heures 25
Argan, 4 kilos et demi.
[Francis Traunig 20070127 Vers l'image]


Genève - 19 heures 17
A la santé de Kapuscinski parti rejoindre Hérodote.
[Francis Traunig 20070126 Vers l'image]


Genève - 18 heures 05
Dans la pratique du portrait, comme dans celle de la danse, il faut être deux.
[Francis Traunig 20070125 Vers l'image]


Genève - 08 heures 15
La municipalité de Mayence en Allemagne a refusé mercredi qu'un homme lance 75.000 euros depuis les fenêtres de l'hôtel de ville, alors qu'il venait de remporter le jeu organisé par la station de radio privée RTR1, intitulé "Que feriez-vous pour 100.000 euros?".
[Francis Traunig 20070124 Vers l'image]


Choulex - 20 heures 19
L'abbé Pierre, quelque part derrière les flocons, a rejoint Grisélidis.
[Francis Traunig 20070123 Vers l'image]


Genève - 19 heures 20
Kodak France licencie 150 employés. De 22 millions de pellicules développées en 2002, seules 4 millions l'ont été l'an passé.
[Francis Traunig 20070122