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En Inde, les villes sont remuantes, animées d'une circulation intarissable et chaotique de taxis, rickshaws, bicyclettes... Pourtant, au milieu de cette cacophonie, on apercevra toujours le voile léger d'un sari porté avec élégance par l'une de ces femmes imperturbablement belles et inaccessibles au tumulte ambiant.
BREAKING NEWS
Le départ en bus a été retardé à cause des manifestations qui secouent l'Inde ce samedi 10 octobre. C'est à la réception de l'hôtel qu'on m'a averti que la police bloquait certaines rues de Delhi.
Ces manifestations en Inde sont portées par le Parti du peuple des cafards, un mouvement de contestation de la jeunesse et de la Génération Z fondé en mai 26. Le nom vient d'une qualification méprisante (traitant les jeunes chômeurs de « cafards » et de « parasites.
Le mouvement dénonce le chômage massif des jeunes, les fraudes et fuites à répétition lors des examens universitaires et concours nationaux (comme les concours de médecine), ainsi que les soupçons de manipulations. Même en Inde la jeunesse à des problèmes et je pense que le mouvement est mondial car la jeunesse d'aujourd'hui, face à ces rats qui nous gouvernent, doit faire face à de multiples défis économiques, sociaux et psychologiques.
ADORATION AU SOLEIL DES ANIMAUX
L'adoration du soleil levant et du soleil couchant est un fait commun chez les oiseaux et autres animaux. Le soleil est leur Dieu. Aussi, dès que va paraître le Maître du Jour, les aigles se mettent à tournoyer dans le ciel de l'Orient ; les singes s'immobilisent, silencieux au sommet des arbres ; les écureuils eux-mêmes interrompent leur éternelle chasse aux noix et restent tout tranquille sur leur branche jusqu'à ce que la venue de la lumière soit chose accomplie. Ils observent de la même façon le coucher du soleil. Le sentiment religieux est aussi nécessaire à l'homme qu'à ses frères cadets les animaux, ces âmes privées de la parole, mais dont le silence est plus éloquent que les discours humains
Équipage mutilé des écrans trompeurs
Automates sans reflet
Cloisonnés dans les couleurs
Silence
Murmure sédatif
Répété
Quelques grammes de bouclier s'organisent
Privé de ciel
Le corps se coupe
La zone fragile
Épiée
Brise le langage
Le danseur dévie
Hors cadre de la foule
Le système tremble
Bruits de lumière
Rétine programmée
Costumes nerveux
Sous les paupières
Les décibels ondulent
Au rythme des machines
Un éclat résiste
Aux fragments du vacarme
Les visages propres
Découpés sous la chair
Dansent dans le silence
Dans la porcherie
Le vacarme de l'eau
Entame la mue
Fragments de frontières désordre
Triomphe de rêves sacrés
Peau à peau
Nerf à nerf
Digne d'une conquête sobre
Le poison fractionne
Bascule dans une refonte de surface
Sous l'asphalte vivant
Quelque chose remue encore
L'émotion du monde
Arrêt sur image
Et pourtant
Quelque part dans la machine molle
Un battement sauvage persiste
Des heures d'errance
Pour un locataire du vide
Patient de la rumeur du monde
Les poches pleines de poussière
Son corps est une antenne
Traversé du cosmos
Survivant à la dérive
Avalé par des charriots de fer
Descente sur le quai
J'ai senti le vent du métal
Sonner des mots
La bouche sèche
Le cœur antarctique
La braise éternelle
Mon corps brûle
J'attends la soif
J'entends le souffle
Le sol se vide
Tout fini derrière la porte
Le temps d'un souffle profond
L'homme penche
Le corps en surcharge
Les os tassés
Inaptes au présent du monde
Phares silencieux
Topographes sensibles
Ils captent le bas bruit
Les affreux fissurent le réel
La terre grince sous leurs pieds nus
Insaisissables
Considérant la dangerosité de vivre
Ils rodent avec le vent
///j'observe l'arabe
il se démène avec son beau sabre
il y croit vraiment
il doit se prendre pour son arrière grand-père
lignée de guerriers primitifs
joli mais pas très efficace
oublié d'évoluer avec son temps
[]
///il y a un petit fauteuil
avec mon nom dessus
c'est écris plus gros que les autres je suis la star
la petite négresse me suit partout
elle tient un grand parasol
au-dessus de ma tête
se déplace avec moi si je me lève
plein soleil la négresse
pas sous le parasol pas le droit !
l'ombre c'est pour moi
[]
///l'arabe s'exerce, il répète son rôle
est-ce qu'il pense à l'ancêtre guerrier
l'ironie coule de mon regard
pourquoi je me retiendrais ?
je suis le blanc l'occidental
simplement supérieur
l'ironie élégante méprisante
ça prépare mon rôle
le but de la scène et du film
convenu avec la CIA
une des grandes réussite promotionnelle !
[]
///le scénario
sourire moqueur sur l'arabe
il se démène avec son sabre
ça va pas être trop difficile
je tâte de mes doigts la crosse du pistolet
dans l'étui de cuir à la ceinture
je connais bien le bruit des balles à blanc
ça va faire rire les salles entières sur toute la planète
grâce à ce simple geste sans effort
je vais déguiller le pauvre arabe avec son sabre
[]
