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À l'écoute du bruit de fond
Bouffeur de sons
Les audiences organiques
L'hommage précède les chanceux
Accompagné de la révolte
Le sauveur
Vibrations bruyantes
Le pseudo anonyme
Libère la zone temporaire
Convois clandestins
Radicale sortie de cadre
Aux frontières mentales
Cri noir d'un signal coupé
Fragments d'automne contrarié
Mépris d'espace clos planifié
La jungle d'avant-garde plaisante
Les corps barbares
S'incrustent dans la rue
Propulsés dans l'enfermement
La rébellion sans frisson
Contourne le choc
Privilège du vide
Le fusain passionné
Filtre d'un potentiel
Pour saisir le monde
Chercheur d'oubli
Désabusé d'une revanche invisible
Le métabolite rebelle
Annonce la tempête
La statue usée
Déboulonnée
Ferveur de l'imposture
Gâchis d'un champ carcéral
Sanction futile
L'intuition d'un corps suspendu
Géométrie des cages
Punition brève
Les artères palpitantes
Dévoré par le coursier de rêve
L'homme qui penche
S'ennuie dans les accoutumances
Quand la mer tombe du ciel
En relief
Les assauts percutent
Impact des poussières
S'enliser dans un sol fermé
La traque sans racines
Rince le souffle court
Les usages du minerai
Convoitent les disciples hypnotisés
Mâchent les roches torréfiées
Les corps impatients
Emplis de terre qui chante
Le clan des ivresses closes
Par les friches de la révolte
Emmené par l'altitude
Il décroche le vent jaune
Décolle les paupières muselées
Le corps s'isole dans le pli
Se délite dans la ferveur ruisselante
Pour ne résonner que d'avantage
///le coeur reprend toute la force
pour la jeter la cracher partout dans le corps
toutes les artères circulent
le ventre est un centre .. on ne sait pas pourquoi
le centre de la force
même le sexe reçoit la joie le désir
vers là-bas .. là-bas en haut .. plus loin .. toujours
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///et les jambes oui les jambes remplissent de colère
des décennies des siècles
ils nous étouffent nous effacent
chaque muscle crie avec les autres
les pieds sont joyeux
contact avec le sol ... les cailloux
l'air est brûlant
[]
///joie des cailloux joie du brûlant
on est du cuir on est brûlés comme du fer
eux ?
mercenaires !
leurs souliers fondent comme du chocolat !
fuite fuite fuite ... abandonne tes armes
le caillou n'est pas ton corps
[]
///le caillou fait naître la colère
les plantes des pieds captent ... les chevilles transportent
la colère fuse aux mollets ... les genoux articulent
ça monte dans les cuisses ... ça diffuse
tout le dos crie de rage lance les bras
[]
///même l'AK47 n'est qu'un morceau du corps
juste un muscle un fusil vivant ... notre chair
il secoue et crache
dans l'air brûlant du désert
notre chair !
[]
