216.73.216.230--0.0.0.216GE
Salle d'honneur de Montélimar
Le tirage des clichés, face finale pour la mise en lumière du travail photographique.
Merci Tristan.
Ce n'est pas du studio Harcourt ni " France, un portrait de famille " de Yan Arthus-Bertrand, aseptisé et lyophilisé...
Ici c'est le réel, le quotidien, les mains dans le cambouis, la poussière et la crasse !
Haïr la mer dans la jungle quadrillée
Grisaille quotidienne dans les espaces dégonflés
Le visiteur
Réveillé dans un froid brutal
Mâché dans les coutures du temps
Témoin du fiasco périmé
La mémoire pasteurisée à l'ombre des corps
L'invisible piétine le vertige
Dévoré des marges moites
Coquille en orbite dans la moelle sensible
L'inspiré hurle son sourire
Indifférent de la farce humaine
Il murmure dans la grisaille
Le fantôme des jours sans métal
Panoplie de murmures
Figurine dépolie
L'envahisseur vautré dans son manège
Fouille les ombres d'un temps brûlé
Il médite dans le brouillard sale
Laisse son empreinte en piétinant sa silhouette
Derrière le trouble incendié
L'écume sans silhouettes
Ébauche la destination féconde
Rééditions d'un sommeil buvard
L'absent fouille le germe
Dans la jungle de l'étrange
Personne ne compte
Tunnel universel
Fragments de mots négligés
Bourrasque de vapeur crue
Le captif noyé dans le rocher
Coopère sans bâillon
Pilote dans les creux de l'aube
Dans la jungle des ennemis
L'incendiaire imaginaire
Acheteur de mémoire mouillée
Refoule les balises muettes
Zone vide sans silence
Frappé dans la neige bleue
Validé d'un certificat cobalt
Le cramé fantasque d'une nuit trouée
Alligator de vinyl
Chronologie d'une aube sans odeur
Flash lumière d'une nuit en sueur
Enfermé dans un voyage nerveux
La veine incolore traque le brouillard camouflé
Planète déracinée
Le temps a fondu sur la limaille
Rumeurs froides
Saveurs de vertiges
Imperméable aux odeurs antibiotiques
Le voyageur docile
Embusqué dans les paysages climatisés
Inaudible des complications sans verdure
Écho d'un sifflement de pleine lune
Coordonner les jours
Les mangeurs anonymes
Rêvent en soutane
Les regards économes
Les syllabes express
Les prophéties excrémentielles
Comblent les marchands de panique
Dans la poussière de rouille
Le cimetière nucléaire
Donnent racine aux corps vides
Brouillard rance des nuages dilatés
Les étincelles tropicales
Sépulture d'un premier sommeil
Façade de l'ennui
Scandale dérisoire
Sevré par l'oubli
Le champ absurde rassure
Les sols blancs identitaires
Se noient dans les évidences
À sens unique dans le plomb
Le mouchard dérape sans éclairage
Rongé par l'imposture
Le temps contre-indique
Les nuages ammoniacs
Turbulences chroniques
Dans les ciels mâchurés
Les dingues oublient leur visage
Les pupilles solides
S'alignent sur les jours muets
Ciel violent
Cendres d'une fin de rêve
Estropié d'une banalité étouffante
Les ramoneurs d'étoiles
Défiant le fracas d'un imaginaire
Le corps cru
Chuchote dans les échos ruisselants
Traqueur d'insignifiants
Rêveur de cyclone englouti
Essoufflé d'un crissement d'aile
Tentative d'un sommeil vertige
Fasciné de son minable royaume
Le voyageur arrogant
Défie la maîtrise de sa filiation
Le monstre romantique
Déploie son individualité
