216.73.217.22--0.0.0.216GE
Les enfants du désert
Grognent au milieu de nulle part
Éparpillé dans le sable
Au défi d'un champ de mine
Le voyageur
Libéré des obstacles
Pénètre dans l'absurde
Le sol ardent
A cramé les charognes
Les rails de lumières
Ont trahi la limite
Les corps calcinés
Ont arrêté de danser
Les couleurs renversent le monde
Traversent la frontière sensible
Les bords de mer
Échappent à l'érosion
Les cœurs pétrifiés
Les âmes calcinées
Brut
Noir, terre, feu,
Sang
Je l'ai croisé dans ce mirage brûlant
Une fournaise assiégée
Terre fracturée
Morsure du ciel qui paralyse
Peuple du sable
Filant sur un désert desséché
Le sang des ténèbres
Mémoire fossile
Les torchères de l'Iran
Un vent de Perse noircit l'horizon
Ciel brun
Veillée funèbre
Errant dans le sommeil
Torsion de l'insomnie
Avarie sur le réel
La brise souffle
Sur le fil de la couleur
Les ombres découpent
Les ruines des mots fumants
Vivre d'une poignée de sable
Dans un costard de l'espace
Le corps s'évanoui
Pendule rouillé
La pluie ne tombe plus
Tu creuse la poussière
Une tache dans la tempête
Déchire le ciel
Tombe dans l'eau tiède
Pour s'égarer
Dans un langage
Errant
Enivré de son
Sourd du monde
Connectés au courant des lunes
Les jours s'écroulent
Dans l'isolement
D'une pulsation tribale
Paupières de verre
Épargné du vacarme
Au-dessus des corps
Les danseurs rêvent
Sur la canopée
Piétinent les destins poussières
Débranchés du monde
Exaltés du vibrant
Pluie d'herbe sur le quartier
Dernier rempart aux rodeurs
Soleil sur béton
Bitume liquéfié
Silences rendus
Aux illusions creuses
Des chiens aboient
Contre les heures qui passent
Les yeux rongés d'insomnies
Des secrets acides sous les paupières
Les punitions rebelles /
Menaces anonymes
Saccagent l'ordinaire
Les reptiles se suicident
A l'écart du savoir
Une brute déraille dans l'obscurité
Tu ramasses les miettes de l'enfer
Tu creuses les entrailles maigres
Pour éviter la noyade
Sur le bord de la route
Tu découpes l'espace
Tu t'agites
Tu déchires le ciel
Tombe dans la trace
Mémoire qui s'effrite
Les sardines s'électrisent
Contemplatives de la vallée
Des moutons hystériques
Sous un tapis de ciel
Froid
Géants de pierre
Visages immortels
Branchés sur monture d'acier
Carcasse volante / confort spartiate
Sur le toit du monde
Le monstre flamboyant dévore le vernis crasseux
Injecté dans le sillon
Niché hauts
Haut sur les plateaux
Spectateur synchrone du carnage
Les ombres fatiguées
Glissent
Sur les corps éphémères
Festival de la photographie. Galerie Jean-Louis AMICE : Jean REVILLARD, photographe exposé.
Festival photo de Montélimar 2026
