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30.9.2020

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9.4.2023

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12.4.2019
Suivre la ligne sans fuir

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8.11.2021

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11.3.2011

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3.9.2025

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13.3.2010
Motards = gros cons

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28.1.2022

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21.11.2012
Deux mimis, la vingtaine, blondes à queues de cheval, le nez rose virant rouge, sont assises à la table du guest house pour le petit-déjeuner. On dirait deux s??urs, mais elles ne le sont que par leur commun engagement comme volontaires dans un hôpital du pays. L'une est allemande, va entamer des études de médecine, l'autre américaine et racontent avec force de détails leur quatre mois dans le pays. Elles en ont vu de toutes les couleurs, tout en ayant su préserver une part de leur innocence, ravies et fières d'avoir traversé des épreuves difficiles.
-Les médecins Sri Lankais sont très bien formés, ils sont compétents. Le seul problème c'est les infrastructures. Dans l'hôpital où nous travaillons il y a parfois deux patients dans le même lit. A la maternité on case au minimum six bébés sur un matelas.
Arrive le thé. La discussion, alors passionnante, s'arrête net et les deux jeunes filles considèrent leur boisson avec suspicion.
-...
-Vous ne buvez pas votre thé ?
-Non. On dirait qu'il y a du savon dans la tasse.
-C'est la gras du lait.
-Non c'est du savon.
-...
-D'ailleurs nous devons partir. It was nice talking to you !

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6.1.2013

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9.5.2021

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8.7.2013

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8.8.2024

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2.12.2018

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10.1.2018
AU PAYS DES MONTAGNES BLEUES (10)
Le matin suivant, loin d'avoir été sacrifiés à une divinité assoiffée de sang, les deux Anglais ne purent se convaincre de l'injustice de leurs soupçons. Après avoir frotté leurs pieds malades avec un certain onguent fait d'argile molle et d'herbes juteuses, les Badagas enveloppèrent les deux chasseurs dans des couvertures et les endormirent littéralement au-dessus de la vapeur tiède de la source. Réveillés le lendemain, les Anglais éprouvèrent un bien-être extraordinaire dans tout le corps et plus spécialement une grande force dans les muscles.
Dans l'après-midi, ils étaient si bas sur le versant qu'ils eurent chaud de nouveau ; les Anglai remarquèrent alors qu'ils avaient dépassés le niveau des brumes et se trouvaient déjà dans la région de Coimbatore. Juste au coucher du soleil, ils sortirent du bois et rencontrèrent bientôt les Coimbatorois des villages disséminés au pied des Montagnes Bleues. Mais les Anglais ne purent pas présenter leurs guides. Ayant aperçu de loin les paysans revenant de leur travail des champs, les Badagas disparurent instantanément, bondissant d'une roche à l'autre, telles une troupe de singes épouvantés. Les Anglais miraculeusement sauvés restèrent seuls de nouveau. Ils interrogèrent les villageois et surent que les Badagas venaient de les descendre tout près de Malabar, diamétralement opposé de Coimbatore. Toute une chaîne de montagnes les séparait de la cascade et du village qu'ils avaient quitté une dizaine de jours auparavant. Le lendemain matin, ils se procurèrent des chevaux et arrivèrent enfin vers le soir au village d'où ils étaient partis. La nouvelle du retour des Anglais blasphémateurs, revenus de la demeure des dieux se répandit dans le village et les environs avec la rapidité de l'éclair.

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8.9.2013

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20.12.2023

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10.10.2011

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11.9.2020

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25.12.2016

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5.1.2009
Vu de mon lit
Passage du sommeil à l'état de veille
Premier rêve de l'année

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27.11.2019

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26.12.2014

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5.11.2018

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29.8.2023

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26.6.2026

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9.8.2011

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19.4.2024

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20.8.2023

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19.10.2013

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25.2.2014
Quand un upjiste a le blues...

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13.1.2017

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23.7.2012

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3.10.2018

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4.7.2024

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1.12.2012

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20.8.2013
quelques douaniers détendus, un contrôleur débutant qui reçoit une bise de sa collègue, trois femmes voilées dont les yeux sombres s'inquiètent, le soleil déjà levé depuis une heure, un grand tas de gravier et des petits nuages ridiculement nets dans le ciel, bien collés à la montagne pour se rassurer
(pas envie, non ! pas envie)
un champ de tournesols qui ne se tordent même pas le cou pour voir le soleil, des pilônes dressés gris dans le ciel encore terne, des containers rouge ou jaunes très seuls dans une gare désaffectée, une ferme au bord de l'eau avec sa piscine gonflable bleue sur son lit de gazon vert
(non je ne veux pas les photographier)
encore un tas de cailloux puis un interminable fouilli de petits arbres et dans la vitre du train un visage de fille que des coups de lumière giflent quand le soleil la frappe entre les branches, et dans un trou de terrain une machine
derrière le fouillis on voit de l'eau, et puis on voit que l'eau est un fleuve
et un autre fouillis d'arbres, différent, avec des trous de lumière
(déjà vus, interrogés, pensés mille fois)
toujours des fouillis et par derrière une route, petite, un tunnel brutal et ensuite des montagnes en défilé avec de l'eau grise dans le fond, des petites constructions électriques grises enfermées et protégées par du grillage
(je te forcerai pas à les regarder)
un long-long tunnel et au sortir la vision d'une petite ville dans un trou, et toi qui reçois en pleine gueule la lumière d'un soleil qui s'emmerde déjà dans le ciel maintenant trop bleu, et au loin la ligne trop droite d'un pont moderne barrant la vue
(pourquoi les sanctifier ? les sacraliser ?)
le quai d'une gare presque morte d'où les petits vendeurs me tendaient le premier gobelet de café après la longue nuit avec parfois des femmes, et ces femmes qui m'avaient remué le ventre et je n'avais pas seize ans et j'en ai bientôt septante et le café sans goût des gares est toujours aussi bon et puis les corps des femmes qui remuent toujours les ventres
et des petites herbes pétantes de vigueur dans le soleil entre les rails rouillés qu'aucune roue de fer ne baise plus
(il n'y a vraiment rien là à photographier, seulement à vivre !)
et le train est encore aujourd'hui plus profond que le plus fort des livres... pas comme ce putain d'avion planant si rapidement dans un ciel trop bleu sans aucun nuage sans aucune réalité aussi inutile que leur paradis à la con dont je ne veux pas... mon Dieu qui es au dessus du Tout, excuse-moi si ton prospectus de vacances me fait pas bander !
(non ! excuse ! mais aujourd'hui je ne ferai aucune prière photographique, aucune prosternation tourné vers une Mecque occidentale nommée Canon ou Adobe !)
à présent le soleil s'est mis face à moi, je le sens brutal, les petits visages frappés de lumières intermittentes se sont écrasés et dorment, je les photographierai pas dans leur sommeil
(encore que cette lâcheté aurait quelque chose d'intéressant)
dans un repli de montagne l'eau échappe encore à la lumière, noire avec des tourbillons elle a encore quelques instants pour se remuer avec jouissance dans son creux d'ombre et rire de ses mauvaises pensées
(je repense aux photographies que je n'ai pas faites)
mais ça ne fait pas long qu'elle n'arrive à une ouverture du terrain, la rivière, et ne se retrouve dans un petit paradis sous le tiède soleil levant, un paradis irrésistible, indispensable, inévitable, qui fait ramper les petites mains avides en direction des petites boîtes à images toujours prêtes, un paradis qu'on reverras avec tant de bonheur et en boucle dans l'intimité bleutée d'un écran, et avec une ondulation de doux roseaux au loin c'est encore plus bandant !
(beauté ! que ton nom aille se faire sanctifier !)
et voilà ! c'est foutu pour les pensées glauques ! il faut être une rivière heureuse et frétiller avec ses petits poissons argentés et sourire en se glissant entre les pattes des hérons prétentieux qui sont en place bien sûr pour débuter leur journée de derviches ne sachant plus tourner
(je pense aux photographies que j'ai faites et qui étaient inutiles)
ça s'est mis à défiler maintenant, des tas de petites maisons dans leurs petits jardins, c'est plat comme une feuille de papier, avec de petites montagnes à l'horizon comme des assemblages de petits cartons
(je repense à ma vie et à ce qui avait un sens)
le contrôleur apprenti qui a reçu sa bise il y a bien longtemps maintenant vient contrôler les titres de transport: "ça marche !"
bien sûr que ça marche ! comme tout le reste ...
alors je me rendors ou je fais semblant, et c'est pas comme le fleuve tiré de son lit par le soleil, j'ai qu'à fermer les yeux et les mauvaises pensées remontent en deux clics à la surface de l'eau noire

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5.9.2016

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5.10.2024

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20.3.2012

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10.4.2025

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28.11.2012

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3.10.2019

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4.6.2013

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28.9.2015

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18.9.2017
Pas six

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6.12.2024

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30.8.2011

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22.9.2008
Pas de risque que le Cirque Knie fasse de l'ombre au Cirque du Soleil.