18.97.14.86--0.0.0.18GE
Fragment sensible
Fragilité d'une étreinte
Qui cabossé le carnage
Le souffle à contre-courant
Balaye la pleine où rien ne résiste
Sans relief
Sans obstacle
Les herbes desséchées du vent jaune
S'embrasent et dispersent le feu c?ur
La disgrâce des mots qui pèsent
Envouté des influences
Les mots rampants
Sont des météorites invisibles
Les phacochères des utopies
Combattent les urgences
Ils déracinent la vigne
Mais le sang de la terre demeure
Essorer ses racines
C'est sentir la mémoire du sol
Ménagé dans les profondeurs d'un souvenir
Enfouie dans une trace
Un sillon qui témoigne
Des valeurs dissoutes dans l'arsenic
Géométrie variable des accusations
On guillotine sous la canopée
Les regards détournés
Les raisins de la colère
Vivaces devant l'éternel
Enivrent les coupables
Contrarié de l'arsenic des souffles
Les révoltes silencieuses s'imaginent
Les mousses se font plaisir
Acrobat de baliverne
Les couleurs ont palis
Les jardins s'invalides
Quand la température monte
Derrière les épines galvanisées
Les couvertures s'étiolent
Humilié du docteur
Les alarmes retentissent
Dans l'obscurité des rumeurs
A l'usage des racines
Solidaire des horizons sans mérite
On infuse ensemble
Dans un pugilat innocent
Qui traverse les trahisons
Le climat des émeutes
Amuse les précipitations
Sous la pression d'un retour prématuré
Les suspensions se méfient
Les hommes resteront galants
Malgré les auditions manquées
Les interprétations sont fertiles
Mais les passages à vide consistants
Les vents jaunes
Fomentent les oppressions
Dans les nuances abandonnées
La monotonie des opinions rageuses
Enlise la mécanique sans pilote
Les flottilles automates
Insignifiante à la propagande barbare
Privé de la moisson de l'hiver
Les pierres chauffées à blancs
Sous le feu des satyres profanes
On façonne le slogan de l'espoir novateur
Verrouillage de la berge aux barbares
Sur les refuges sombres
Les nuits courtes où les pierres se polissent
Façonnant le mur des morts
De la rivière à la mer
Les ambitions poreuses ont contrarié la reine
Quand émerge les sables blancs
Le fardeau qui impose les retouches
Invalide les corps hypnotisaient
La propagande immunisant les colons
Suinte les cendres des âmes dévastées
Enfoui sous les paupières
Les arrachés des souffles
Coquille de fluide instable
Engagé dans une pensée humide
L'humeur maussade réduit le souffle
Le fanatique englué dans l'option de l'étang
Cible l'océan jusqu'à la rivière
En découvrant les nuances molles
On cherche le point d'équilibre
Entre le clair et le trouble
J'inspire au feu des origines
Dans le creux de l'invisible
Je connecte le ciel
Enfoui sous les paupières
Les arrachés des souffles
Coquille de fluide instable
Engagé dans une pensée humide
L'humeur maussade réduit le souffle
Le fanatique englué dans l'option de l'étang
Cible l'océan jusqu'à la rivière
En découvrant les nuances molles
On cherche le point d'équilibre
Entre le clair et le trouble
J'inspire au feu des origines
Dans le creux de l'invisible
Je connecte le ciel
Pénétrer dans le vivant
C'est profiter de l'épaisseur de l'ennui
La sémantique où le quotidien jamais ne s'use
Les rêves se hâtent
A découvert
Dans les ruelles sans soleil
Les passions suffisent à échapper
A l'emprise déterminée
Combattant solitaire et autonome
Le lanthanide proclame la vision large
Névrose des espaces confinés
Ouvert aux possibles floraisons
La pudeur d'un orage de neige
Fige le temps au silence
Masque innocent d'un moment suspendu
Le monochrome étouffe les cris
Apaise l'agitation des souffles
Confinés sous l'enclume
Le manteau se dépouille à la chaleur clémente
Sur la terre brûlée mise à nue
L'ombre demeure
A l'instar du shogun macabre
Le pharaon faisandé
Convoqué à l'invitation calibrée
A la hauteur de la dévastation
Remisé à la raison noire
Sous le bitume immonde
Inerte et insignifiant
Enseveli sous les plaines
Impatient du germe nouveau
A genoux on patiente à l'abri des uniformes
Le courant des souffles
C'est une proposition
Une profondeur
Dans l'épaisseur d'une folie maitrisée
Une esquive à la sombre ruelle
Un courant qui s'anime dans les frontières
A la marge des consensus
Une herbe folle et robuste
Symbole du défi des complaisances
Sur un partage dévalué
Brader le McAdam sous l'autorité d'un désastre
Séquestré dans le déni
En sevrage d'un cosmique sous amphétamine
On navigue à vue
Dans le brouillard d'une intuition salie
Engloutie dans les sulfures
Au défi d'échapper à sa condition
On s'offre la vitalité d'une descendance galvaudée
Façonnée à la mesure de son ambition
Les cendres de l'incendie
On rejoint la fertilité des bâtisseurs
Contraints des alizés
On s'accommode des tourments bénins
On se contente de rejoindre la rive
Soigneux de l'équilibre
Vigilent des affinités entre ciel et terre
Sans jamais renoncer au courant des souffles
A force de trainer dans l'obscurité des trottoirs
La lune à rongée nos carcasses
S'user les narines et sacrifier le temps
A coup de bassine à vomi
Dans les gosiers jamais rassasiés
Cupidité d'estomac boulimique
Les lendemains
Assommé des obsèques de l'ivresse
Englué dans les minutes d'un cerveau indisponible
Le chevet des chemins qui s'animent de ceux qui trinquent
Victimes des orages silencieux
Les averses abreuvent les corps qui penchent
De nos carences ébouriffées
Le voyage devient fébrile
Dans la proximité des gouffres
On trouve les branleurs inutiles
Quand les abus libèrent
Quand les excès apaisent
Les représailles d'un quotidien de plomb
Se mâchurer la gueule sans prérequis
Calmer la fêlure
Paradoxe de la survie
Qui s'abandonne au petit feu du suicide
Ne pardonne les écueils d'une injustice
Défier les entraves dans la lumière
Dans les semences carnivores
Fétides de leur langage inapproprié
Démunie devant le réel prémâché
Sous le poids des lanthanides faussaires
Les usuriers sont à la hauteur des compassions digérées
Face au glissement
Le vertige oublie la couleur de la chute
On s'immunise au feu des néodymes
La marée nourrie des étincelles
Le cap veille à la panique
Renonce à l'embrasement des intuitions
Soyons légers
Soyons fervents
Gestation des turbulences
Puissamment contenu dans le presque rien
L'humanité transcende
L'amorce à la marge de la folie
Au seuil de la noirceur
Au confins des corps abimés
Les esprits assombris
Galvanisé
Les c?urs palpitent à l'unisson
Dans un sermon d'indulgence
Qui réengage la concordance des sensibilités passionnés
Ils s'alignent en écho de la timide clarté
C'est ici que jaillit le soir idéal
Accoutumé aux chemins filants
Sous les montagnes desséchées
Les visages distants
La nue allongée dans sa tranquillité
S'adresse aux maisons condamnées
Au calme de ces édifices profanés
Les inconnus clandestins de leur rêve passionné
Usagés de la poudre des idoles
Les infirmes se répartissent les tares du supplice
Défenseur des sables au couleurs des voyages
Ils s'exposent à la brisure sauvage
Enlisés dans les fêlures
D'un passé qu'ils ont abandonné
Qui échappe aux présences
Présupposés devenus encombrantes
Les sorbets du réconfort
Se déploient sur l'écume des jours qui comptent
Faire taire le bruit
C'est la règle
Complaisante
Le fer
La rigidité utile des propos tenaces
Proposer une restitution d'une seconde lecture
A la saveur plus douce
Dans la modestie d'un réel abscons
On se substitue à l'aigreur de la théorie du tigre
Dans le repli des nuances et des interlignes
L'éclairage unique est gageure
D'un phosphore militant
A l'étape d'une chronologie qu'il transgresse
Le décapage céleste s'impose
Dans la posture d'accueil du novice excité
Le savoir de l'ancien épouse le temps creux
La sagesse spontanée parfois suffisante
Utile à l'éclairage des empêchés
A présent alignés
Les astres de charbon lavés de la lune capricieuse
Se sont avisés de l'hostile langage des lanthanides
D'appétit frugal
Exigent du récit juste
Les mépris du troupeau hypnotique
A la salutation des caresses de sable brulant
Les marteaux sans maître indignent de la passerelle
Dans les marges d'une audition fragile
Usé du langage abusif
Je m'isole au non-vibrant
Au profit d'un calme réparateur
Le chasseur de charnier
N'aura qu'à suivre le fleuve labouré
Capitaine du navire empoté
A l'itinéraire mordant de fragilités
Égaré dans l'océan des mérites invalides
La marche nocturne imposant l'effort d'un songe aveugle
La conviction dominant la pertinence des vents
S'abandonner à la complaisance des habitudes
Nous expose aux dangers de la ronce solidaire
Au carnage des croisements qui engagent
Le disciple ne présuppose que le mystique
Les ténèbres d'une ivresse ne s'offrent qu'au premier venu
Il ne s'agit que de retrouver le cap
Essaime la graine
Discrète
Timide
Le corps patiente
A l'amorce de la vertu
La foudre se manifeste sans précipitation
Épargné des bouffées d'un délire
L'éraflure indigeste ravive la brèche incandescente
Démuni de l'inattendu
On renonce à la persévérance des lieux communs
Dans le détachement des lanthanides
Le chemin des antidotes
A la récompense du pesant
Vient alléger les inattendus de la rencontre
S'achevant dans l'ivresse clandestine
A la discrétion des prédictions improbable
La bête en repart plus légère
Débarrassé de quelque bagage trop encombrant
Les reliefs s'estompent à la vue d'une récompense accessible
La déesse du temple
Danse sur le rebord du monde
Abandonnés à l'agonie des profondeurs
Cloisonnés dans des parcours
Les troupeaux dociles
Visitent les décors falsifiés
Les terriens sans couleurs
Aux corps désarticulés
Rejoignent la partie
En attendant le miracle d'un rat
D'un opéra devenu noué
Crash de la princesse superflu
La divine a perdu sa superbe
Inanimé
La grandeur lustre son prestige
La carrure à l'abandon
Sous méthadone pour éviter de souffrir
Les murmures des tubes cathodiques
En liesse dans les armures de cendre
Indifférent à l'insomnie
On sauvegarde les apparences
Attiré dans l'insouciance des rêves marchands
Artifice sur ordonnance
Qui réchauffe les errances
Malgré la robustesse des corps
Qui s'acharnent à résister
Perdus dans des dialogues impossibles
Les enfants du soleil
Éclaireurs d'un temps trop usé
Signifient un réel qui s'éteint
Qui s'efface
Les visions s'enlisent dans l'invisible
L'insignifiant propos de l'impasse
Nourrit l'étreinte des dominants qui imposent l'histoire
Ouvert d'un isolement entendu
On prétend s'assujettir à l'unisson
Les voix solides insistent au devenir
Allaitant de surprise
L'ignorance en partage
On médite sur les innocentes découvertes
Le retour des fossoyeurs de l'ennui
Trahissent la perte
On convoque l'invisible quand transcende le lâché prise
Dans les niches vagabondes
Les sauvages rieurs chavirent
Sous les accusations d'une ivresse de survie
L'embarcation divague
Irrésistible à la poussée des mots
Contenus dans les seuils
Ils s'extirpent
Dans la confrontation
Entre caresse et chaos
Ils indiffèrent le plus souvent
Défaillants sans emprise
Format d'un authentique
Empreint de la zone d'ombre
Explicite et fertile
On rafistole le grabuge
Le vent qui s'échappe
Devenu fade
Vidés de leur sève
Les corps nonchalants
Au stigmate des outrages vivants
Déploient les rivages de la récolte
Vivre sans limite
Dans l'excès des cris sublimes
Refusant les destins contraints
Coupable de sa sédation
On reprend la route de ses années solaires
Chasser le bruit
Se retrouver libre
Dans un désir plus osé
Un vibrant signifiant
Pour s'échappé d'une fatalité imposée
Soleil du silence levant
Soyons subversifs
Si la sentinelle pulvérise l'épaisseur de son air
La cité blanche désactive la vermine
Au bénéfice de sa rudesse
Les éclosions du périple des lucidités
Orchestrent le péril de la jeunesse
Au détour des embuscades
La riposte ignore la raison
Indignons-nous
De la cruelle indifférence
Faire face à la vacuité de l'agitation
Frénétique
Ne comble que le vide
Contemplatif
Le non geste de la pénombre
Révèle les passages en friche où le langage sommeille
L'abandon des mots qui comptent
Anéantis par le poison de la pudeur féroce
Les nuits de glaces figent les tentatives d'esquives
Les empêchés
Les retenus
Les abimés
Bousculent les seuils qui délivrent
Ils prolongent la mission des espoirs cannibales
