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Le clan des ivresses closes
Par les friches de la révolte
Emmené par l'altitude
Il décroche le vent jaune
Décolle les paupières muselées
Le corps s'isole dans le pli
Se délite dans la ferveur ruisselante
Pour ne résonner que d'avantage
?
Quand la mer tombe du ciel
En relief
Les assauts percutent
Impact des poussières
S'enliser dans un sol fermé
La traque sans racines
Rince le souffle court
Les usages du minerai
Convoitent les disciples hypnotisés
Mâchent les roches torréfiées
Les corps impatients
Emplis de terre qui chante
Géométrie des cages
Punition brève
Les artères palpitantes
Dévoré par le coursier de rêve
L'homme qui penche
S'ennuie dans les accoutumances
Chercheur d'oubli
Désabusé d'une revanche invisible
Le métabolite rebelle
Annonce la tempête
La statue usée
Déboulonnée
Ferveur de l'imposture
Gâchis d'un champ carcéral
Sanction futile
L'intuition d'un corps suspendu
Fragments d'automne contrarié
Mépris d'espace clos planifié
La jungle d'avant-garde plaisante
Les corps barbares
S'incrustent dans la rue
Propulsés dans l'enfermement
La rébellion sans frisson
Contourne le choc
Privilège du vide
Le fusain passionné
Filtre d'un potentiel
Pour saisir le monde
À l'écoute du bruit de fond
Bouffeur de sons
Les audiences organiques
L'hommage précède les chanceux
Accompagné de la révolte
Le sauveur
Vibrations bruyantes
Le pseudo anonyme
Libère la zone temporaire
Convois clandestins
Radicale sortie de cadre
Aux frontières mentales
Cri noir d'un signal coupé
Langage résistant
L'indifférence bon marché
Scorie de l'effondrement
Position précaire
La horde projective
Le corps est obsolète
Installation préoccupante
Restitution numérique
Traque de l'image floue
Mise à distance
Invisibiliser le déluge
Sublime blessure
Sur tapis de feutre
L'oiseau de proie
Parachuté dans la foudre
Falaise aux tentacules timides
La panse vide
Le vautour transparent
Défie l'air fracassé
Empile les roches
Ruisselantes dans les talus
Intouchable
Électrocuté dans le ciel
Dans l'obscurité glaciaire
Les étoiles affamées
Naviguent dans les orages
Les courants sensibles
Mutilent les murs sans ombre
Essoufflent l'édifice
Colonne de sable usé
Privé des copeaux de pierre
Le corps s'égare dans le creux
Figé dans la sueur du métal
Rivière de charbon
Les alligators débarquent
Dans les nuits requiem
Sous les réverbères tuméfiés
Marécage des eaux potables
Les hordes lourdes
Pataugent dans l'asphalte
Liquéfié
L'envergure des corps carapaces
A découvert des milices craintives
Gardiennes des ingérences
Quand le pétrole rouille
Au pied des falaises
Des insectes crayonnés
Essaiment
Le langage illuminé
La dame aux écailles granite
S'étire sur les longs chemins
Lumière chénopode
Les soleils orange trépignent
Les allumés s'enroulent dans les collines
Cosmique percutant
Le spectre sans brouillard
Plafonne
Un récital poétique résonne
Les voix creuses surplombent
Les agitations partisanes
Quand la musique des mots
S'étale sur les pupilles engagées
Les étoiles couleur asphalte
Brillent
Sur les corps
Blancs décompensés
Étoffe d'une herbe rebelle
Splendeur désertique
Les chroniques de l'abandon
Coupent les mots
L'interface prépare l'ouverture
Les corps entassés
Les ponts sont jetés
Sur les âges du désir
On dansera dans les ombres
Dealeur de récit
Du récit pour le futur
Un futur désirable
Un piège à tristesse
Le saut dans le monde
À pieds joints
Les étincelles sauvages
Électrisent l'imaginaire
Les missions sans carnage
Désossent les stratifiés
Les spectres translucides grésillent
Au chevet des récitals climatisés
Le poison neutre
Confort de retrait
Élevé dans le chaos ciment
L'énergie des impatients
Machines aguicheuses
Géométrie déplacée
Sous la ville périmée
Le corps sous emprise
Dans les bulbes égarés
La genèse des roches
Projetée au milieu des vagues
Les effets du trouble
Tournant de doctrines délavées
Les jardins saturés
Esquisse d'un collectionneur de cendres
Le coureur organise son envol
Depuis la neige maladroite
Le voilà orphelin engagé
Les routes crachent la poussière
Les cyniques suintent dans le dos
En apesanteur
Il échappe à l'exil
Visages creux
Danger d'un reflet dérobé
Les loges froides sans incidence
Annoncent les corps indifférents
Camouflés sous les flashs
Le retour imprévu
Des bouches cartonnées
Le monastère des paroles gelées
Esquisse du sculpteur de fer
Au secours de la nation lépreuse
Quatuor d'agonie
Pare-brise usé
Les pingouins trinquent
Sur les parcelles dessoudées
Les évidences variables
Le génome se décompose
Les hologrammes de sueurs
Transfusion d'un passé cellulaire
Les périmètres en survol
Falsifiés des horizons synthétiques
Les c?urs mous des passants
S'alignent aux couleurs du neutre
?
Conscience du muet
Libéré des imaginaires païens
L'impact des récits blanchis
Retrousse les mots falaises
Tissus craquelés
Ressassent les intentions sèches
Désir solaire
Centrifuge des prévisions fidèles
Résidence des étoiles précaires
L'élégance désemparée
S'exile
Ressources endommagées
Tunnel des peupliers blancs
Saturation des couleurs bitume
Illusion d'une course neutre
Les braves démolissent le sens
La tragédie d'un langage sans déchet
Calme l'enclos des cendres
Temps de brume bleue
Enraciné dans la friture de la ville
Piétine la crasse des mots humides
L'étrange victoire
Enlise le destin dans les poudres
Le pitre devient savant
Échappée aux rites des temps glorieux
La foule devient raide
Les herbes faisandées
Figé dans la rouille
L'histoire désosse les silences
Noyé dans les alizés charbon
Rictus en écho des cassures
Disqualifié des graviers secs
Les sédiments se fracturent
Dans les convois gluants
Pendule déchaîné
Trajectoire débris
Les bruits du givre
S'usent dans les viandes creuses
Les pupilles solides
S'alignent sur les jours muets
Ciel violent
Cendres d'une fin de rêve
Estropié d'une banalité étouffante
Les ramoneurs d'étoiles
Défiant le fracas d'un imaginaire
Le corps cru
Chuchote dans les échos ruisselants
Traqueur d'insignifiants
Rêveur de cyclone englouti
Essoufflé d'un crissement d'aile
Tentative d'un sommeil vertige
Fasciné de son minable royaume
Le voyageur arrogant
Défie la maîtrise de sa filiation
Le monstre romantique
Déploie son individualité
Façade de l'ennui
Scandale dérisoire
Sevré par l'oubli
Le champ absurde rassure
Les sols blancs identitaires
Se noient dans les évidences
À sens unique dans le plomb
Le mouchard dérape sans éclairage
Rongé par l'imposture
Le temps contre-indique
Les nuages ammoniacs
Turbulences chroniques
Dans les ciels mâchurés
Les dingues oublient leur visage
Coordonner les jours
Les mangeurs anonymes
Rêvent en soutane
Les regards économes
Les syllabes express
Les prophéties excrémentielles
Comblent les marchands de panique
Dans la poussière de rouille
Le cimetière nucléaire
Donnent racine aux corps vides
Brouillard rance des nuages dilatés
Les étincelles tropicales
Sépulture d'un premier sommeil
Alligator de vinyl
Chronologie d'une aube sans odeur
Flash lumière d'une nuit en sueur
Enfermé dans un voyage nerveux
La veine incolore traque le brouillard camouflé
Planète déracinée
Le temps a fondu sur la limaille
Rumeurs froides
Saveurs de vertiges
Imperméable aux odeurs antibiotiques
Le voyageur docile
Embusqué dans les paysages climatisés
Inaudible des complications sans verdure
Écho d'un sifflement de pleine lune
Fragments de mots négligés
Bourrasque de vapeur crue
Le captif noyé dans le rocher
Coopère sans bâillon
Pilote dans les creux de l'aube
Dans la jungle des ennemis
L'incendiaire imaginaire
Acheteur de mémoire mouillée
Refoule les balises muettes
Zone vide sans silence
Frappé dans la neige bleue
Validé d'un certificat cobalt
Le cramé fantasque d'une nuit trouée
Le fantôme des jours sans métal
Panoplie de murmures
Figurine dépolie
L'envahisseur vautré dans son manège
Fouille les ombres d'un temps brûlé
Il médite dans le brouillard sale
Laisse son empreinte en piétinant sa silhouette
Derrière le trouble incendié
L'écume sans silhouettes
Ébauche la destination féconde
Rééditions d'un sommeil buvard
L'absent fouille le germe
Dans la jungle de l'étrange
Personne ne compte
Tunnel universel
Haïr la mer dans la jungle quadrillée
Grisaille quotidienne dans les espaces dégonflés
Le visiteur
Réveillé dans un froid brutal
Mâché dans les coutures du temps
Témoin du fiasco périmé
La mémoire pasteurisée à l'ombre des corps
L'invisible piétine le vertige
Dévoré des marges moites
Coquille en orbite dans la moelle sensible
L'inspiré hurle son sourire
Indifférent de la farce humaine
Il murmure dans la grisaille
Sauveurs d'hypnose
Promesse de vitrines lumières
Les ondes courtes se greffent sur les visages
Dans les caves du sensible
Le chiffre est docile
Les mots sont malléables
Gagner du temps
Avec le cri qui compte
Dans la vallée maquillée
La lumière des voiles qui conjurent
Les bouches remplies de terre
Comme si l'homme était sans valeur
Chef-d'?uvre d'enfumage
Récompensé par l'absurde
Les rêves du mutant
Brûlent dans l'utopie surchauffée
Évadés dans les cendres
Les équilibres du déshonneur
S'évaporent dans la tempête
Les sables érodent les carapaces
Libèrent les âmes méfiantes
Le désert brutal dépouille
L'esprit qui résiste
Les corps fondus
Militants pour un morceau de silence
Le vent est vif
