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 15 mai 2008 - Francis Traunig - Berne - 08 heures 12A fond de train entre quelque part et ailleurs avec quelqu'un d'autre…
 16 mai 2008 - Francis Traunig - Choulex - 18 heures 55Dos de rose.
 17 mai 2008 - Francis Traunig - Genève - 12 heures 12Sous un pont, à l’abri de la pluie, un homme partage un morceau de pain et un bout de jambon avec Tim, son chien…
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Dans le Matin, vaisseau amiral de la presse people lémanique, Marie-Ange Brélaz, la femme d’un poids lourd de la politique locale, déclare : Pour ne pas être tentée par les chips, je les donne à manger à mon chat, et offre un sourire fendu jusqu’aux oreilles au photographe…
Moralité : Le sacrifice de soi (si c’est proprement mis en scène)vaut encore plus que le bonheur de partager .
 18 mai 2008 - Francis Traunig - Choulex - 14 heures 44Futilités en superpositions.
 19 mai 2008 - Francis Traunig - Choulex - 22 heures 41Mais que se passe-t-il dans la tête des grenouilles pour gueuler pareillement ?
 20 mai 2008 - Francis Traunig - Choulex - 21 heures 08Leibovitz, ou l'art de vendre des lunettes de soleil quand on est star…
 21 mai 2008 - Francis Traunig - Genève - 08 heures 09Shoot à l'hologramme caféiné.
 22 mai 2008 - Francis Traunig - Perle du Lac - 12 heures 30Renier ses racines serait aussi absurde que de refuser la lecture du Kama-Sutra aux Bonobos.
 23 mai 2008 - Francis Traunig - Genève - 10 heures 36Du soleil en poudre.
 24 mai 2008 - Francis Traunig - Dully - 21 heures 14Soirée courtoise qui va virer bergmanienne…
 25 mai 2008 - Francis Traunig - Thônex - 17 heures 21A la joyeuse première édition du festival métisse de Thônex.
 26 mai 2008 - Francis Traunig - Genève - 17 heures 50
 27 mai 2008 - Francis Traunig - Genève - 17 heures 50L'ami Sarclo en visite à Genève, chante au palais Mascotte…
…et profère pour se détendre des grivoiseries qui ne font rire que nous.
 28 mai 2008 - Francis Traunig - Choulex - 18 heures 52Cité dortoir pour batracien ?
Source d’inspiration pour Haikuiste ?
Miroir troublé pour Narcisse vieillissant?
Infusion jambes-lourdes pour femme au foyer harassée?
Friselis fleuri pour photographe en manque d'imagination?
 29 mai 2008 - Francis Traunig - Genève - 12 heures 11Allez, carton rouge !
Facile.
Sans commentaires. Pas d'amalgames. Se prémunir des préjugés. Non, c'est vrai, le football n’est pas encore tout à fait gangrené par le fric comme le serait le cyclisme, la voile, ou le tennis… Et puis le foot renforce le sentiment identitaire dans les banlieues. Rétrograde serait celui qui n’en comprendrait pas les enjeux. Nous devrions remercier les grands prêtres au pouvoir qui vont nous servir la messe du ballon rond de nous permettre d’exprimer nos frustrations par procuration. La ritualisation de la violence collective nous empêche de nous entretuer. Merci Sepp ! On te doit d’avoir échappé à la régression en regardant vingt trois cons courir après une vessie de porc remplie d’air.
Quelle belle victoire sur la bête !
 30 mai 2008 - Francis Traunig - Choulex - 21 heures 52Sauterelle coulée dans l’éphémère gouille d'ambre numérique.
 31 mai 2008 - Francis Traunig - Gy - 20 heures 08Pêche aux poissons plastique, en canot moteur, dans la fontaine de la place du village - c’est tordu comme idée mais tellement drôle.
 1 juin 2008 - Francis Traunig - Vandoeuvres - 12 heures 29Coulisses du mariage entre raison et passion.
 2 juin 2008 - Francis Traunig - Genève - 12 heures 07Ondée de juin.
 3 juin 2008 - Francis Traunig - Genève - 15 heures 09Rayon de soleil tombé à l'eau.
 4 juin 2008 - Francis Traunig - Genève - 16 heures 04Noyade dans l'océan argentique déchaîné.
 5 juin 2008 - Francis Traunig - Genève - 17 heures 50Les censeurs les plus radicaux se débattent souvent dans la fascination de ce qu’ils combattent.
 6 juin 2008 - Francis Traunig - Genève - 18 heures 19Le chinois n'est pas, comme on le pense trop souvent, une langue compliquée - ça fonctionne par idéogramme.
 7 juin 2008 - Francis Traunig - Choulex - 20 heures 37…alors en balade dans les hauts de Choulex, sans autre intention que de ventiler mes poumons éprouvés, j’entends venir du bas-côté d’un champ de colza, une plainte, comme le sifflement d’un cœur percé. Je découvre une limace enceinte écrasée par la chute d’un pavot obèse. De toutes ses forces, le compagnon de la limace, essaye de dégager sa femelle agonisante – mais je fuis cette scène insoutenable. Je n’ai humainement plus aucune force. Ce drame me rappelle trop celui que vient de vivre l’équipe de football Suisse face au pavot tchèque qui vient de s’affaler sur son Destin…
 8 juin 2008 - Francis Traunig - Genève - 09 heures 20Un homme lit, le Matin, le matin, commande son café, s’installe dans les news du jour, bonnes, mauvaises, question de points de vue, de frustrations, etc… Arrive sa maman, à laquelle l’homme, le fils, n’accorde qu’une molle familiarité. Entre temps la serveuse, amère, il faut que je le dise parce qu’elle en contamine tout le café, amène un café à la mère. Amère on peut le comprendre, pour être privée de la gaudriole hebdomadaire, sport favori des Suisses, le dimanche matin - du moins des agnostiques.
Maman s’incline vers son rejeton mais il la repousse avec une tendre indifférence en se replongeant dans son journal. (Je me rends compte qu’il doit être absorbé par la tragédie de la limace écrasée par le pavot, tragédie que la presse dominicale relate avec force de détails).
La scène m’émeut. L’instinct photographique foudroie mon savoir-vivre qui n’oppose qu’une molle résistance et je dégaine mon appareil que je cache derrière les pages de mon livre. Visée au juger, en déclenchant, le flash crépite, impudique et dit : COUCOU !
J’ai l’air con. Me planque derrière mon livre comme derrière un sac de sable, laisse passer la gêne, laisse mes voisins replonger dans leurs journaux, moi derrière la feuille de vigne de la nonchalance, et recommence.
L’amour des mères, merde c’est fort, l’amour des mères c’est tenace. Quand c’est pas contre les belles-filles qu’elles bataillent, c’est contre le foot, contre toutes ces activités qui les privent de l’amour de leurs rejetons.
L’amour des mères c’est beau, mais vachement dur à photographier…
 9 juin 2008 - Francis Traunig - Choulex - 19 heures 23Cramponné au guidon d'un vélo électrique, j'essaye de semer mon fils. Sans succès. Soit la batterie est à plat. Soit c'est moi.
 10 juin 2008 - Francis Traunig - Genève - 18 heures 30Panache, doutes et pourriture…
 11 juin 2008 - Francis Traunig - Choulex - 21 heures 57…et alors que se passe-t-il dans la tête, dans le cœur de l’insecte ? Que vaut mon monde au regard du sien ? Son instinct de survie vaut-il le mien ? Je le regarde médusé, comment me voit-il ? Comment dit-on chauve souris en langue d’insecte ? Qu’est ce que ça mange ? Comment ça fornique ? Les fleurs sont-elles son supermarché, le vent son tapis roulant ? La lune son Amérique ? Il reste beaucoup de questions irrésolues en dehors de celles que se pose Bergman sur le couple, et les savants du CERN sur l’origine de la matière…
 12 juin 2008 - Francis Traunig - Genève - 12 heures 51Mercedes en panne en plein milieu de la rue du Rhône, la rue marchande de tous les superlatifs de Genève. Un peu de cambouis et quelques taches d’huile sur ce tapis d’asphalte pour Rolls Royce et autres faire valoir à roulettes redonneront peut-être un peu de noblesse à cette rue dénaturée par le luxe.
 13 juin 2008 - Francis Traunig - Genève - 14 heures 20Et si tout notre univers - en dehors de toutes mesures concevables par la raison - était contenu dans le cœur d’une figue que mange un berger assis sur le bord d’un chemin. Berger qui en mâchant systèmes solaires et galaxies se dirait en regardant la voûte étoilée : Mais que peut-il bien y avoir au-delà des étoiles ?
 14 juin 2008 - Francis Traunig - Carouge - 19 heures 31Savoir rire de s’être fait tailler un string dans son drapeau !
 15 juin 2008 - Francis Traunig - Le Môle - 16 heures 52…pic nique sous la pluie, feu et thé, belle journée malgré le temps maussade. Ascension du Môle, 1863 mètres, à onze, chacun son rythme, chacun son sac et une seule idée pour tous, arriver au sommet de cette montagne pointue qui ressemble à un volcan…
 16 juin 2008 - Francis Traunig - Genève - 18 heures 22Elle semble révolue l’époque où les princesses penchées à la fenêtre du donjon attendaient qu’un charmant prince s’accroche à leur chevelure et viennent les délivrer.
Bien que je doute que cet atavisme dont on biberonne les marmots n’ait plus tout à fait cours dans l’inconscient de certains.
On oublie trop vite qu'il a fallu des millions d’années au trilobite pour devenir monobite…
 17 juin 2008 - Francis Traunig - Genève - 08 heures 54Le bonheur d'être père et fille.
 18 juin 2008 - Francis Traunig - Choulex - 20 heures 29Dix sept ans, pique-nique, neuf cadeaux, bonne amie et retour du soleil…
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 |  |  | Francis Traunig partage son temps entre la photographie et son magasin de confection masculine dans le quartier genevois des Pâquis.
Dans le cadre du projet d’une photographie par jour, l’actualité, la vie privée et les couleurs de l’humeur sont mis en mots, de manière éclatée et fragmentaire, parfois en rapport avec l’image du jour, parfois totalement décalés. Ce sont entremêlements de citations, de déclarations lues dans la presse et de bons mots cueillis au vol, juxtaposés avec les images qui produisent cette mosaïque d’instants anachroniques.
Avec la volonté de partager son regard avec tous ceux pour qui photographier c’est produire du lien.
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