| |
|
 15 mai 2008 - Max Jacot - Visite nocturne à mes fleurs, sombrement tendues vers le ciel
 16 mai 2008 - Max Jacot - Ô shiny-shiny Cars whirring softly under rainfall of Heaven's Wrath
 17 mai 2008 - Max Jacot - Je pourrais être…un paysan travaillant son champ, sous la pluie qui ruine sa récolte
 18 mai 2008 - Max Jacot - …la feuille mouranteUn sourire complice me monte aux yeux à chaque fois que je redécouvre la puissance érotique avec laquelle la nature sait intégrer la blessure, la maladie, la mort, dans une création toujours renouvelée de sens, de rire et de beauté.
"Sois simplement là, accepte ta laideur et ta faiblesse", me disait mon chat un soir d'été peu avant de mourir, " et jouis de ta décomposition, comme la feuille mourante, somptueuse en son marais, offrant ses fibres attendries par l'âge aux mille microscopiques bouches de la nature, avec leurs petites dents caressantes…"
Cultivé, mon chat, non ?
Il avait bien raison, et je comprends chaque jour mieux que cet érotisme à la vie à la mort est le plus bandant des projets et le plus riche des destins
 19 mai 2008 - Max Jacot - Mystérieuse signification érotique et spirituelle de la symétrieLes formes visuelles ne fonctionnent-elles pas comme des drogues ?
Certains prennent de la cocaïne pour avoir l'air plus brillants dans la vie, d'autres se shootent à l'héroïne pour ressentir la réalité moins durement. On peut préférer l'acide pour se projeter dans des fantaisies fantastiques, ou le crack pour arriver à être méchant, ou encore…
Et la symétrie, que déclenche-t-elle en toi ?
Sentiment d'équilibre ? Sérénité à la contemplation d'un monde bien fait ? Refus du chaos ?
Volonté de maîtrise ? Idée de la perfection ? Beauté …
Dans le fond nous choisissons subconsciemment certaines drogues afin de déclencher les effets que nous avons expérimentés et que nous savons nous aider à vivre, à accepter la réalité.
Chers amis photographes, vous shootez-vous à la symétrie ?
La symétrie est-elle une drogue à la mode ?
J'adorerais entendre vos réponses à ces troublantes questions…
(photographie prise il y a une vingtaine d'années au Cloître de Hauterive, plan selon le conseil attentionné du père supérieur qui trouvait que c'était "la plus belle vue" sur le cloître)
 20 mai 2008 - Max Jacot - Fruit bizarre enfant d'une plante austère
 21 mai 2008 - Max Jacot - Autoportrait aux fleurs rouges
 22 mai 2008 - Max Jacot - Réveille-moi ! Réveille-toi, sourire énigmatique ! Quelque chose à vendre ?Les sourires sont les mystères de la vie, aussi habiles à dissimuler qu'à révéler.
Et sublime folie du regard: tu sais et tu vois le mensonge et pourtant, un instant, tu bandes…
Aies confiance dans celui qui ne sourit pas.
 23 mai 2008 - Max Jacot - Petit déjeuner protestant en noir et blanc
 24 mai 2008 - Max Jacot - Guitare
 25 mai 2008 - Max Jacot - Lovers
 26 mai 2008 - Max Jacot - Sensuelle comme un homme fané… forte comme une femme blessée…
 27 mai 2008 - Max Jacot - Banc sans amoureux
 28 mai 2008 - Max Jacot - Un zeste de cul! Beaucoup de ballon rond! Et un tsunami de publicité!Voici ce qui nous attend pour le mois à venir, le joli mois de l'eurofoot.
A Zurich, l'UEFA fait dresser des murs de brique devant les bistrots qui se refusent à ne vendre qu'une seule marque de bière, sponsor de l'euro.
 29 mai 2008 - Max Jacot - Retour flou sur un portrait de famille
 30 mai 2008 - Max Jacot - Ballet érotique contemporain en gris et noir
 31 mai 2008 - Max Jacot - Toff japanese girl, could break your heart… but breaks your ears
 1 juin 2008 - Max Jacot - Une heure du matin… les sales têtes autrichiennes de BulBul foutent le feu à l'enfer burlesque dans la petite salle surpeuplée
 2 juin 2008 - Max Jacot - petit hommage à 3 jours de festival au Kilbi de Bad Bonn - une synthèse sublime du rock, du purin et du nain de jardin - 3 choses profondément vraies même si elles ne sont pas très à la mode - un festival qui refuse de grandir au delà des 4000 spectateurs sur 3 jours - mais oui madame Pittoud, ça existe encore !
 3 juin 2008 - Max Jacot - Petite averse, lumière bleue et nuit câline pour la soirée uneparjour à Genève
 4 juin 2008 - Max Jacot - Je t'aime, petite feuille rebelle et toute jeune…Tu ne te laisses pas arrêter par les grillages… même si les canons de plastic noirs et rouge sont tout proches, promènent en cercles leurs caméras de surveillance et calculent ta mort dans leurs viseurs.
Passe au travers, passe par dessus, peut-être bien que d'autres finiront par te suivre…
 5 juin 2008 - Max Jacot - Un monsieur autoritaire donne des ordres à une dame qui vient de parquer sa voiture un peu en marge des cases décrites comme autorisées…
 6 juin 2008 - Max Jacot - Goldorak donne des ordres à un merle qui vient de se poser élégamment mais en dehors des cases
 7 juin 2008 - Max Jacot - sur les cases rouillées, avec ou sans autorisation, tu as le droit de rire…
 8 juin 2008 - Max Jacot - considérez mademoisellemes teintes rosacées
mes feuilles à peine échappées
à la nuit
et mes barbichettes blanches
et fragiles
(Gilles ?)
 9 juin 2008 - Max Jacot - ne crachez pas non plusmademoiselle
sur certains bruitages
subliminaux
qui emplissent mon oreille
comme des rosiers
griffant
mon cerveau
…
 10 juin 2008 - Max Jacot - … fragiles …mais l'émotion est plus solide qu'avec les tulipes bétonnées
 11 juin 2008 - Max Jacot - Shooting an orange…[Why shouldn't I be a star as well ?]
 12 juin 2008 - Max Jacot - Une mouche sur le tarmac
 13 juin 2008 - Max Jacot - Nous nourrissons nos enfants de symboles et d'imageries qui vont forger leurs courages et leurs impuissances.Les jolies princesses et les princes charmants, aujourd'hui actrices sexy et sportifs gonflettés, me sont toujours apparus comme les pires générateurs d'impuissance pour la vie.
 14 juin 2008 - Max Jacot - Médiatiques les ados ! Les caméras crépitent, les discours se répandent…Utiles à beaucoup de monde les ados: ils dérangent, bruyants, mal à l'aise, mais ils sont le marché de demain. Pour le commerce, pour les politiques, pour le sport … et pour la culture aussi…
Ici une exposition où ils sont représentés, et où ils ont un tout petit peu la parole aussi, à fond de cale, dans le noir…
Dans les jardins, au plein air, deux adolescentes se demandent si elles ont vraiment envie de rester: "T'as pas l'impression qu'on est tombées chez les riches ?"
Lucidité.
Merci les gamines, pour cette lueur prolétaire dans une terne soirée culturelle !
 15 juin 2008 - Max Jacot - Les blessures et les maladies sont une des épices de la vie.Je n'ai jamais bandé en rêvant d'une vie sans blessure, sans maladie, sans accident, sans incidents.
 16 juin 2008 - Max Jacot - Le marché de la peurLes technocrates du business médical ont parfaitement étudié ce qui cloche en toi, ce qui fait de toi une proie facile, à la chair tendre et suave sous leurs crocs avides…
Alors ils te renvoient sans relâche des miroirs de ta peur, enjolivée, devenue sympathique, avouable, esthétisée, culturelle, marketisée, passée au déodorant du graphisme…
 17 juin 2008 - Max Jacot - Tristesse de la défaîteJe ressens et je ne veux pas cesser d'exprimer une haîne profonde de la commercialisation du sport et de la médiatisation des stars fondamentalement malsaines et inutiles à l'humanité.
Mais toujours j'aime le public et me sens bien quand je me perds dans la foule… même si elle m'attriste de ne pas croire en elle-même plutôt que de suivre aveuglément ceux qui l'exploitent et la manoeuvrent.
 18 juin 2008 - Max Jacot - … street by night …
|
| |
 |  |  | Dès les années 80, Max Jacot, en collaboration avec Julie Sauter, constituait des images composites, montages ou mosaïques photographiques, à partir de matériaux traditionnels, négatif, papier baryte, cutter.
Aujourd'hui, impressionné par la disparition des images réelles, des décors naturels et des émotions non médiatisées, il travaille avec toutes les techniques à disposition et à partir de tous les matériaux imaginables, particulièrement ses 25 années d'archives de morceaux photographiques.
Il se pose principalement la question « à quoi servent les images ? » et travaille avec des adolescents sur leur perception intuitive de l'interaction de l'image et du vécu (atelier PhotOpera).
Max Jacot s'adonne volontiers à une réappropriation symbolique des espaces publics, monopolisés par l'image commerciale et publicitaire, en créant de fausses images d'expositions fictives. La fiction et le faux sont des outils qu'il garde toujours à portée de main.
|