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 12 juin 2007 - Max Jacot - Un sourire chaleureux pour les chaumières…Comment tient-on le coup psychologiquement quand on laisse réduire son image à des sourires laminés sur du papier glossy couché, à des petits redressements prétentieux du bassin propulsés à travers les cristaux liquides bruyants et parfaitement marketés…
 13 juin 2007 - Max Jacot - Intérieur de travail
 14 juin 2007 - Max Jacot - Art Basel, le 38ème - "Les riches se ruent sur l'art contemporain" (Le Matin)Un alignement sans fin de noms qui font vendre, et qui me rappelle vaguement les catalogues Interdiscount. C'est toujours l'occasion pour un petit directeur d'école d'art lausannoise de se pavaner à la télévision, d'apprécier avec un sourire supérieur et grivois les prix d'oeuvres autour du million, de parler investissement, inculture et moyens financiers, succès, mondanité… mais certainement pas de création et de relation au monde. A rapprocher de Pascal Couchepin qui de l'inauguration d'un festival de cinéma, ne retenait que le retour des cravates et des complets trois pièces…
 15 juin 2007 - Max Jacot - L'amour… la mort…Interlaken - Greenfield Festival
 16 juin 2007 - Max Jacot - Le rire… la fête sauvage…Interlaken - Greenfield Festival
 17 juin 2007 - Max Jacot - La fatigue … l'attente…Interlaken - Greenfield Festival
 18 juin 2007 - Max Jacot - Gris neutre
 19 juin 2007 - Max Jacot - Une et un…
 20 juin 2007 - Max Jacot - Une petite fraise…… a muri sur mon balcon. Quant à l'autre, toute verte et presque vilaine mais pleine d'espoir, elle attendra encore avant de se faire manger !
 21 juin 2007 - Max Jacot - Oh pardon ! ça s'est déchiré …
 22 juin 2007 - Max Jacot - Zapata de chez Dior
 23 juin 2007 - Max Jacot - Vie et mort d'un petit chanteur de rueAvec son duvet tout doux sous sa gorge qui ne chantera plus, son oeil qui me regarde sans ciller, et surtout son bec jaune et gouailleur de dessin animé, je lui rend un hommage silencieux, à mon petit copain…
 24 juin 2007 - Max Jacot - Quartett de Heiner Müller. Cher Bob Wilson, avons-nous besoin de perfection ?CLAP de fouet !
Espace scénique découpé en grandes tranches par la lumière, oppositions de couleurs crues, féminin-masculin, dénudé et habillé, noir ou couleur, inversions de sexes, de personnages, frontières, sèparations, abstraction par la diction fausse, la récitation répétitive de textes…
Effets lumineux. Effets sonores. Emprunts musicaux et visuels. Parodie hip-hop. Citation de la peinture.
Surtout, philosophie visuelle parodique des publicités de mode et de parfums.
CLAP de fouet !
Tout cet attirail créé une scénographie esthétique impressionnante, parfaitement prévue pour séduire le péquin de luxe.
Me remonte à la conscience, avec émotion, le premier spectacle vu de Bob Wilson, il y a plus de 30 ans, Lettre à la reine Victoria, sur une petite scène, devant un petit public. Même abstraction de gestes, géométrie de la construction, presque sans décor.
MAIS INVESTIE D'UNE VIOLENTE PRESENCE DES CORPS, D'UNE PASSION QUI SEMBLAIT SORTIE TOUT DROIT DE LA "RUE".
Aujourd'hui, les mêmes rituels scéniques ne sont plus investis que de technique, de perfection visuelle et expressive, qui me paraissent plutôt taillées au moule d'une agence de publicité, commanditées par une banque exigeante, soucieuse de retour sur investissement.
Cher (autrefois) Bob Wilson, avons-nous vraiment besoin de perfection ? Où as-tu laissé la puissance de ton regard sur la vie, ta présence sur scène, proche de l'infirmité, de la maladie, et si réelle…
Ton spectacle est effectivement beau comme une chaise design !
CLAP de fouet !
Soyons à la mode et parlons donc, dans les chaumières de luxe, de trous, de sexe, de mort, avec l'élégance et l'éloignement de la vie qui font les élites !
 25 juin 2007 - Max Jacot - Godzilla
 26 juin 2007 - Max Jacot - Disco flower 1
 27 juin 2007 - Max Jacot - Eléphant vert
 28 juin 2007 - Max Jacot - 19h - fatigué…
 29 juin 2007 - Max Jacot - Fenêtre sur cour
 30 juin 2007 - Max Jacot - D'où vient cette terreur …… que nous ressentons devant le moisi, qui est pourtant un mélange de la mort et de la vie…
 1 juillet 2007 - Max Jacot - Pluie
 2 juillet 2007 - Max Jacot - Michel Bruno lors d'une soirée mensuelle upj…
 3 juillet 2007 - Max Jacot - Je relis mon cahier de notes … et il pleut !
 4 juillet 2007 - Max Jacot - Paysage urbain
 5 juillet 2007 - Max Jacot - Réveil difficile d'une fleur dans la montagne
 6 juillet 2007 - Max Jacot - Simplement réel
 7 juillet 2007 - Max Jacot - The shadow of a chinese in my room
 8 juillet 2007 - Max Jacot - Paysage mouillé
 9 juillet 2007 - Max Jacot - L'oeil…… est un graphisme trouble qui parfois trahit quelque secret de l'âme.
 10 juillet 2007 - Max Jacot - Guerriers barbares dans le quartier des joaillers à Genève…(Phantaisie adolescente)
 11 juillet 2007 - Max Jacot - Trois jeunes petites feuilles…… grondées par les vieux immeubles
 12 juillet 2007 - Max Jacot - Paysage
 13 juillet 2007 - Max Jacot - Ma culture personnelle ……c'est de rassembler l'immense durée d'émotion de tout un bric à brac de choses hétéroclites: la tête du violoncelle sur lequel j'ai joué depuis mes 12 ans, quelques objets fabriqués à l'école par mes enfants et petits enfants, un masque de cérémonie religieuse cadeau à mon père d'un ami africain il y a plus de 50 ans, une vieille lampe à huile de famille, une vache égyptienne photographiée par le photographe Marc Gentinetta dans sa jeunesse, le piano de ma grand mère avec ses porte-chandeliers, une pochette des B52's…
Et de se construire une ligne de conduite avec tout ça.
 14 juillet 2007 - Max Jacot - Je pourrais être un petit cochon de lait…… riche et malchanceux, victime d'un accident sur ma Harley Davidson.
Paralysé, la nuque dans la ouate, je rêverais de vitesse, les yeux mi-clos, oubliant sans remord la jolie infirmière qui me parle…
 15 juillet 2007 - Max Jacot - L'identité se nuance à peine d'un peu de teinte… et d'âge.
 16 juillet 2007 - Max Jacot - Test de produitmon visage risque-t-il de déclencher une certaine peur à travers le plastic d'une remorque pour le transport des petits enfants ?
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 |  |  | Dès les années 80, Max Jacot, en collaboration avec Julie Sauter, constituait des images composites, montages ou mosaïques photographiques, à partir de matériaux traditionnels, négatif, papier baryte, cutter.
Aujourd'hui, impressionné par la disparition des images réelles, des décors naturels et des émotions non médiatisées, il travaille avec toutes les techniques à disposition et à partir de tous les matériaux imaginables, particulièrement ses 25 années d'archives de morceaux photographiques.
Il se pose principalement la question « à quoi servent les images ? » et travaille avec des adolescents sur leur perception intuitive de l'interaction de l'image et du vécu (atelier PhotOpera).
Max Jacot s'adonne volontiers à une réappropriation symbolique des espaces publics, monopolisés par l'image commerciale et publicitaire, en créant de fausses images d'expositions fictives. La fiction et le faux sont des outils qu'il garde toujours à portée de main.
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